TV Replay

Publié par Aanil

ARTE propose, samedi 03 mai 2014 à 18 heures 35, le magazine d'information "Arte Reportage".


Une nouvelle saison pour le magazine de l'actualité internationale.
Tous les samedis à 18 heures 35, ARTE Reportage regarde le monde en face pour éclairer les grands enjeux de la planète.



Guantanamo Limbo : dans l'enfer de l'oubli


Fermer Guantanamo était une des promesses électorales de Barack Obama. Située sur une base américaine à Cuba, la prison accueille depuis 2002 les "ennemis combattants" de l'Amérique, dans la guerre lancée par George W. Bush contre le terrorisme après les attentats du 11 septembre 2001. Aujourd'hui, elle entache l'image des États-Unis.

Ouzbeks, Syriens, ou Algériens. Des personnes arrêtées sans raison valable ou sur la foi de dénonciations calomnieuses. Parmi elles, des paysans et des bergers afghans ou pakistanais, détenues par erreur. Ces hommes ont passé plusieurs années de leur vie dans la prison située sur l'île de Cuba. Pour rien. Dès 2002, les autorités américaines se rendent compte qu'une majorité de détenus n'a rien à faire là. Même sous la torture, ils n'avouent rien. Parce qu'ils n'ont rien à dire. Petit à petit, ils vont être remis en liberté, discrètement. Pas de procès, pas de justice, l'Amérique ne veut pas reconnaître officiellement ses erreurs...

Aujourd'hui, 11 ans après leur transfert, des dizaines d'innocents attendent toujours derrière les barbelés. Parias à vie, marqués à jamais du sceau de Guantanamo, ils risquent la prison ou la peine de mort s'ils retournent chez eux. Un mouvement de grève de la faim se propage à Guantanamo : plus de 60 % des détenus refusent désormais de s'alimenter pour dénoncer leur détention, sans inculpation ni procès.

Après une longue enquête, l'équipe d'ARTE Reportage a obtenu un accès exceptionnel à la prison de Guantanamo et retrouvé des témoins-clés bloqués dans les geôles américaines de Cuba.


Chroniques ukrainiennes

A Kramatorsk, dans l'Est de l'Ukraine, des activistes pro-russes se réclamant de la "République de Donetsk" ne cessent de renforcer leur emprise. Transformée en mini-forteresse, la mairie est entourée de barricades de pneus entassés… Chaque jour, quelques centaines de manifestants viennent assurer leur soutien aux insurgés.

Une grande partie de la population de cette ville industrielle de 160 000 habitants, conserve des attaches familiales russes et observe ce théâtre d'ombres avec naïveté, peur et perplexité. Tous les adultes sont nés dans un pays qui s'appelait l'URSS. Les habitants de cette ville ouvrière de 160 000 sont dépassés par les événements et subissent une guerre froide qui ne dit pas son nom. Chacun attend de savoir dans quel sens va tourner le vent, seulement habité par une certitude : celle de continuer à survivre dans une région où 39% de la population est au chômage et où l'état providence à disparu.


Europortraits - Mai - L'Europe des solidarités

Ivan Akimov, 58 ans, est musicien. Depuis plus de dix ans, ce Slovaque se dévoue corps et âme pour la défense des droits des Roms en Europe.

Ce musicien a monté une compagnie de musique Tzigane avec les enfants des bidonvilles de sa région. Ce projet fou l'a emmené, lui et sa petite troupe, sur toutes les routes d'Europe jusqu'à la scène du légendaire Zénith de Paris. Avec sa femme, Ivan a aussi ouvert une école spécialisée dans sa ville de Kezmarok. Ensemble, ils comptent bien permettre à leurs élèves d'accéder à des études supérieures et prouver qu'au-delà du manque de moyens et des idées reçues, les minorités peuvent incarner le futur de l'Europe.


Europortrait : l'Europe des solidarités ?

Kriszta Molnar Tohtne est une hongroise de 38 ans. Handicapée depuis la naissance, elle travaille au restaurant Izlelo. Une initiative de la Blue Bird Foundation qui promeut l'intégration professionnelle des personnes en situation de handicap.

Ici, l'objectif est aussi de favoriser la rencontre. Kriszta accueille les clients par leur nom, bavarde avec eux et connaît même leurs habitudes alimentaires. Faire fonctionner une cuisine avec des salariés aux capacités réduites, c'était le défi du restaurant Izlelo il y a six ans. Pari réussi, les clients sont de plus en plus nombreux, une nouvelle salle, plus vaste, a ouvert récemment.

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