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Publié par Aanil

ARTE propose, samedi 04 janvier 2014 à 18 heures 35, le magazine d'information "Arte Reportage".


Une nouvelle saison pour le magazine de l'actualité internationale.
Tous les samedis à 18 heures 35, ARTE Reportage regarde le monde en face pour éclairer les grands enjeux de la planète.



Nord-Mali : l'espoir au féminin


Elle n'y est pas retournée depuis avril 2012, à Goundam, sa ville, celle dont elle est maire depuis 9 ans. Oumou Sall Seck a fui juste avant l'arrivée des islamistes. C'était une question de vie ou de mort.

Goundam, près Tombouctou, a été occupée par plusieurs groupes, qui ont imposé la charia, fait régner la terreur et pillé tous les bâtiments publics. L'intervention militaire française du printemps a fait reculer les islamistes mais le Nord Mali est toujours instable. Difficile dans ces conditions d'organiser l'élection présidentielle prévue le 28 juillet.

Depuis début mai, Goundam est sous la protection d'un contingent militaire burkinabé de la force africaine et de gendarmes maliens. Oumou Sall Seck a donc décidé de retourner dans sa ville, plus d'un an après son départ. L'équipe d'Arte Reportage l'a suivie, 8 ans après un premier tournage à Goundam. A l'époque, son élection à la Mairie avait créé la surprise : une femme maire dans cette région conservatrice du Nord-Mali, une exception. En 2009, elle avait décroché un second mandat et fait de sa commune un exemple dans la région : éducation, santé, développement économique, éclairage public, droit des femmes, formation, reconversion des exciseuses… Oumou Sall Seck s'est battue pour trouver des partenaires et faire financer de nombreux projets. Elle parlait de " dynamique de développement ". Mais les islamistes ont tout détruit, tout pillé. " Tout est à refaire " dit-elle. Pendant son exil forcé, elle a multiplié les prises de parole contre les occupants, contre leur idéologie et plaidé pour une intervention militaire.

Notre équipe l'a accompagnée, tout au long de son périple, par la route, de Bamako à Goundam, en passant par Tombouctou. Après 14 mois après d'absence, Madame le Maire a été accueillie sous les vivats de la population. Pendant deux jours, elle a fait le tour de la ville pour rencontrer ses administrés, constater les dégâts causés par les pillages, relancer les activités de la mairie, établir la liste des priorités. Une visite émouvante et porteuse d'espoir pour toute cette région du Nord-Mali.


Gaza : le parkour au jour le jour

Une dizaine de silhouettes détalent à toute allure au milieu des ruines, sautent par dessus les murs criblés d'impacts de balles, rebondissent sur les toits percés de tirs d'obus, plongent, tête en avant, entre les rambardes d'escalier et terminent leur course par un saut périlleux, tout juste amorti par un tas de sable. Bienvenue au Gaza Parkour.

Agés de 12 à 25 ans, Moussa, Ahmed et les autres vivent dans des camps de réfugiés, à Gaza. Selon les Nations-Unies, 70% de la population est âgée de moins de 30 ans. Des jeunes sans emploi, sans avenir. Et Gaza, minée par la guerre, se révèle un terrain d'entraînement idéal pour cette pratique… Pas besoin d'équipement. On peut sauter n'importe où.

Ces enchaînements de figures étranges portent un nom : le parkour. Né dans les banlieues de Paris, ce sport urbain ou "Free Running", qui demande un entraînement soutenu et du temps, permet d'évacuer la tension en poussant les limites du corps à l'extrême. Refuser de céder au désespoir ambiant, dépasser les obstacles, se sentir libre. Enseignée par les aînés aux plus jeunes, la pratique du parkour continue de faire des émules…


Mexique : l'amour à la retraite

La casa Xochiquetzal est un endroit extraordinaire : cette bâtisse d'un des quartiers mal famés de Mexico sert de maison de retraite à une vingtaine de vieilles prostituées.

Sans ce lieu, mis gracieusement à disposition d'une association par la Mairie de Mexico, la vingtaine de travailleuses du sexe de plus de 60 ans qui y ont trouvé refuge, auraient été condamnées à la rue, et bien évidemment a une disparition rapide, faute de revenus. Mais là, depuis dix ans, elles ont retrouvé un toit, une dignité et quelques ressources, en vendant leur cuisine et un peu d'artisanat dans un lieu qui permet aux travailleurs du sexe du quartier de s'organiser, de se soigner et éventuellement de se reposer. Il ne s'agit évidemment pas d'une maison close, bien au contraire : sa directrice l'a ouverte sur la vie et la ville... Sonia, ancienne prostituée, a retrouvé là un peu de paix et de bonheur et rêve que son expérience inspire d'autres retraitées de l'amour...

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