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Publié par Aanil

ARTE propose, samedi 15 mars 2014 à 18 heures 35, le magazine d'information "Arte Reportage".


Une nouvelle saison pour le magazine de l'actualité internationale.
Tous les samedis à 18 heures 35, ARTE Reportage regarde le monde en face pour éclairer les grands enjeux de la planète.



Yemen : les enfants dans le couloir de la mort

de Thomas Dandois, François-Xavier Tregan et Alexandra Kogan
ARTE GEIE / Camicas Productions - France 2014

Le Yémen est un pays qui fait peur. L'ombre d'Al Qaeda plane sur les villes et les campagnes : les attentats, les kidnappings et les assassinats se multiplient. Dans les prisons d'Etat, des dizaines d'adolescents sont condamnés à mort. Des pratiques contraires au droit international.

Ils s'appellent Nadim, Haïtham,Saïf ou Abderaman, ils avaient entre 14 et 18 ans au moment des crimes dont on les accuse. Selon Human Rights Watch, quinze adolescents ont été exécutés ces cinq dernières années. En novembre 2012, une jeune fille a été fusillée… elle avait à peine 17 ans.

Depuis les révolutions arabes, le Yémen est sur la voie de la transition démocratique. Un nouveau gouvernement est en place. Une révision profonde du système judiciaire est à l'étude. Avec le Soudan, l'Arabie saoudite et l'Iran, le Yémen fait toujours partie des 4 derniers pays du monde qui exécutent des mineurs.

ARTE Reportage a eu obtenu un accès exceptionnel pour entrer dans les prisons de haute sécurité de Sanaa et de Taez. Notre équipe a pu rencontrer et filmer dans les couloirs de la mort ces adolescents condamnés à la peine capitale ou passibles de la peine de mort.


Khmers Américains : retour à l’envoyeur
De Séverine Bardon, Vincent Reynaud et Olivier Marzi
ARTE GEIE / Baozi Productions – France 2014

Leurs parents s’étaient réfugiés aux Etats-Unis pour échapper à la folie meurtrière des Khmers Rouges. Eux se considèrent comme des Américains, déportés de force au Cambodge.

Depuis 2002, les Etats-Unis expulsent vers Phnom Penh des jeunes d’origine cambodgienne qui ont commis des délits sur le sol américain. Résidents, et non pas citoyens américains, les enfants des victimes de Pol Pot, élevés aux Etats-Unis, sont du jour au lendemain renvoyés sur la terre de leurs ancêtres, dans un pays qu’ils n’ont souvent jamais connu et où ils n’ont aucune attache.

En dix ans, près de 400 Cambodgiens Américains, les Khmericans, ont été renvoyés au Cambodge. La plupart sont de jeunes hommes, anciens membres de gangs. Le rythme des retours s’est accéléré avec le durcissement de la politique migratoire américaine : près de 2000 Khmericans sont actuellement menacés d’expulsions.

Leurs pantalons baggies, leurs casquettes à l’envers et leurs tee-shirts trop larges qui masquent à peine leurs tatouages font souvent retourner les curieux. Dans les rues de Phnom Penh, la capitale cambodgienne, le look « gangster américain » ne passe pas inaperçu. Surtout lorsqu’il est arboré par des jeunes d’origine khmère.

Recherche d’un logement, d’un emploi, adaptation à la société cambodgienne, les expulsés doivent reprendre leur vie à zéro, coupés de leurs familles restées aux Etats-Unis. Shy, Sakmaknak, Mout et Kosal nous font découvrir le quotidien cambodgien de ces Khmericans déracinés.


Europortraits – Mars : L’Europe de la culture

A ces questions sur lesquelles bien des experts se sont, avant nous, cassé les dents, nous n’avons pas la prétention de répondre. Mais "notre" Europe, avant les élections prévues au printemps, ARTE Reportage a tout de même souhaité en esquisser le visage ou plutôt les visages, ceux de vingt-huit femmes et hommes issus des vingt-huit nationalités qui la composent.

Irita Tilane Pakalnina
de Yann Le Gléau et Gildas Corgnet
ARTE GEIE / What’s Up Productions – France 2014

Irita Tilane Pakalnina, une Lettone de 32 ans, s’est lancée dans la création haute-couture. Originaire, comme elle le dit elle-même « d’un des plus petits villages de Lettonie », Irita a fait ses études à l’école des Arts appliquées de Riga, la capitale. Très vite, elle crée une ligne de prêt-à-porter grand public puis, un jour, un peu par hasard, elle conçoit « un bonnet à cornes » d’inspiration chamanique. Le succès est quasi immédiat. Rita vend aujourd’hui ses créations dans toute l’Europe et même au-delà.

Johann Schmidberger
de Sébastien Mesquida et Guido Schumacher

ARTE GEIE / What’s Up Productions – France 2014

Johann Schmidberger ou l’art perdu des forgerons. Agé de 32 ans, cet Autrichien se révèle un artisan unique en Europe fait le lien entre passé et modernité. Johann Schmidberger et la forge : une histoire de famille. Depuis 300 ans, les Schmidberger travaillent avec le marteau et l’enclume, de génération en génération. Aujourd’hui Johann et son frère Georg perpétuent la tradition. Ils sont les seuls, ou presque, en Europe à savoir encore forger des armures, des épées, des heaumes avec les techniques du Moyen-Age. Une renommée telle que le Vatican vient de leur demander de refaire l’intégralité des armures de la Garde Suisse. Dix ans de travail assuré pour les frères forgerons. Johann le clame haut et fort : « Je veux surtout que cette art vive encore. La forge fait partie de la culture européenne. »

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