TV Replay

Publié par Aanil

ARTE propose, samedi 16 novembre 2013 à 18 heures 35, le magazine d'information "Arte Reportage".


Une nouvelle saison pour le magazine de l'actualité internationale.
Tous les samedis à 18 heures 35, ARTE Reportage regarde le monde en face pour éclairer les grands enjeux de la planète.



Palestine : les enfants de l’Intifada

De Olivier Pighetti, Sufian Taha, Matan Gez, Fabienne Clavier-Kaufinger
ARTE GEIE / Piments Pourpres Productions – France 2013

Le conflit entre Israël et la Palestine est le seul au monde qui mobilise autant d’adolescents.

Perpétuant le symbole de l’Intifada, les jeunes Palestiniens, dont certains n’ont pas dix ans, affrontent toutes les semaines les militaires israéliens à coups de pierres, aux cris de « Libérez la Palestine ». Cet acte de résistance est devenu une sorte de rite de passage pour tout gosse palestinien.

Indomptables, ils reproduisent l’exemple de leurs aînés au risque de représailles redoutables. Arrestations massives, traitements dégradants, procès expéditifs, peines de prison… Les autorités israéliennes expliquent cette sévérité par les risques mortels des jets de pierres. Mais il s’agit aussi d’empêcher que les affrontements ne dérapent en nouvelle Intifada qui embraserait la Palestine.

Malgré les risques, acharnés et jusqu’au-boutistes, les jeunes Palestiniens ne sont pas prêts à descendre des barricades. Et leurs aînés manient à merveille l’art de l’instrumentalisation. Dans ces conditions quel avenir pour la paix ?


Inde : la terre de feu de Jharia
de Sébastien Mesquida et Yann Le Gléau
ARTE GEIE / What’s Up Productions – France 2013

Depuis cent ans et le début de l’exploitation du charbon en Inde, la terre de Jharia se consume. Personne ne semble en mesure d’arrêter ces feux souterrains qui menacent les habitations de 500 000 Indiens.

Dans le village de Bokapahari, tout le monde vit de l’extraction illégale du charbon. Femmes, enfants et vieillards grattent le sol fumant pour extraire quelques kilos d’or noir. Mais leurs maisons s’écroulent une à une sous l’effet de la chaleur…

« Partout il n’y a que des mines et des feux, de la fumée et des poussières ». Ashok Agarwal se désespère en voyant comment vivent ces centaines de milliers d’Indiens qui gravitent autour de la plus grande mine à ciel ouvert du pays. Cet homme tranquille essaie de défendre ces familles face à la compagnie nationale des mines, la BCCL, qui veut les expulser de leur village et agrandir l’exploitation. Nous sommes dans le Nord-Est de l’Inde, dans le Jharkhand, l’un des bassins houillers les plus importants au monde.

Pour survivre, les habitants du village de Bokapahari se mêlent aux bennes et aux tractopelles pour extraire un peu de charbon. Mais ce travail, pour un ou deux euros par jour, est des plus dangereux. Le sol, par un phénomène d’oxygénation incontrôlable, brûle depuis un siècle. Les fumées qui s’en échappent provoquent cancers et troubles respiratoires. Le gouvernement Indien a lancé il y a 10 ans un vaste projet d’un milliard d’euros pour reloger près de 80 000 familles. Un peu plus de deux mille seulement ont accepté de se déplacer dans une cité dortoir à 10 km de la mine. Les autres n’ont pas le choix. Pour survivre, il faut marcher tous les matins sur le sol brûlant de Jharia. On y trouve des enfants de 5 ou 6 ans, des vieillards de 60 ans… Tous ceux qui restent à l’écart du développement à marche forcée du pays.

Commenter cet article