TV Replay

Publié par Aanil

ARTE propose, samedi 29 mars 2014 à 18 heures 35, le magazine d'information "Arte Reportage".


Une nouvelle saison pour le magazine de l'actualité internationale.
Tous les samedis à 18 heures 35, ARTE Reportage regarde le monde en face pour éclairer les grands enjeux de la planète.



Canada : le marchand de sables


Demandez à un Américain d'où vient son pétrole, il répondra sans hésitation : "du Middle East" ! Mais ce sont en fait les sables bitumineux du Canada qui fournissent aux Etats-Unis la majeure partie de son pétrole brut.

Plus de 2 millions de barils passent la frontière chaque jour. La manne est immense et les conséquences environnementales désastreuses : le Canada a même dû claquer la porte du protocole de Kyoto pour vendre son sable pétrolifère.

La région de l'Alberta ne vit plus que pour son sous-sol. Du pétrole suintant de marécages bruns. Fort McMurray, la petite ville qui trône sur cette montagne d'or noir est saturée d'habitants. Les maisons arrivent par la route, en préfabriqué, pour héberger ouvriers et entrepreneurs qui se ruent sur la ville. Avec la montée des cours, le pétrole d'Alberta est devenu économiquement rentable et le Canada en regorge : 169 milliards de barils, la deuxième réserve prouvée après l'Arabie Saoudite.

Mais le coût écologique de l'extraction est si exorbitant que les opposants font bloc. La production d'un baril de brut d'Alberta est dix fois plus énergivore que celle d'un baril conventionnel. Il faut consommer huit volumes d'eau pour en extraire une de brut ! Une eau qui devient extrêmement toxique et qui doit ensuite être stockée dans d'immenses bassins de décontamination.

Le Canada a fait un choix. Le pays a quitté le protocole de Kyoto car l'extraction des sables faisait exploser son quota de gaz à effet de serre. Une honte nationale pour beaucoup de Canadiens. Plus grave, les populations indiennes qui résident dans la zone d'exploitation sont en danger. Un taux de cancer de 20 à 30% supérieur à la moyenne. Mais la pression de l'opinion et l'image écornée du pays n'y font rien, le Canada est devenu l'un des plus grands marchands de pétrole de la planète.


Bulgarie : le long chemin des réfugiés syriens

Depuis le début du conflit syrien, la Bulgarie a enregistré un afflux massif de réfugiés. Plus de 10.000 personnes. C'est à Elhovo, dans le sud du pays que la plupart des immigrants clandestins pénètrent sur le territoire bulgare.

Pays le plus pauvre de l'Union Européenne, la Bulgarie peine à prendre en charge les 10 000 réfugiés qu'elle a déjà accueillis, souvent à contre coeur. Faute de logements spécialisés et de moyens financiers, le pays a pris des mesures très strictes contre l'immigration clandestine. 1.100 policiers ont ainsi été déployé à la frontière bulgaro-turque, longue de 274 km.

Ils ont tout abandonné en Syrie. Logés dans des camps ou des écoles, sans aucune commodité, les réfugiés sont autorisés à quitter l'enclave seulement pour acheter de la nourriture. Mais, sans ressources financières, comment se procurer de quoi manger ?

Abandonnés par l'Etat, repoussés par une population hostile, les réfugiés sont dans l'impasse, mais forts d'une certitude : c'est hors de la Bulgarie qu'il leur faudra vivre. Tous attendent la régularisation de leur demande : l'obtention du droit d'asile en Europe.


Europortraits - L'Europe de la Culture

Bert Kruismans, humoriste belge de 48 ans. Un Flamand qui essaye d'unir les deux communautés linguistiques par l'humour.

L'humour, pas la guerre. Alors que la Belgique est toujours déchirée entre les communautés flamandes et wallonnes, Bert Kruismans veut faire le lien entre les deux. Il y a 6 ou 7 ans, il a commencé à monter des spectacles en français. Reconnaissable à sa longue moustache, Bert Kruismans sillonne le pays pour propager son humour " sans frontière " linguistique. Une position unique sur la scène belge qui l'amène à collaborer avec les télés et radios aussi bien en flamand qu'en français. La Belgique : " un laboratoire pour l'Europe " estime Bert Kruismans. " Ici on doit faire cohabiter différentes cultures, différentes langues, le tout dans un seul espace ! ".


Europortraits - L'Europe de la culture

Charitini Kyriacou, une chypriote de 34 ans, parcoure l'île avec son groupe de musiciens. Compositrice, elle est aussi poète et peintre.

Charitini Kyriacou a étudié les arts plastiques et la musique à Londres puis Athènes. De retour à Chypre, elle a égrené les petits boulots avant de devenir une artiste reconnue. Touchée par une crise bancaire en 2013 puis désormais par une crise politique, l'île la plus orientale de l'Union Européenne est au bord de la faillite.

Commenter cet article