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Publié par Aanil

ARTE propose, samedi 30 novembre 2013 à 18 heures 35, le magazine d'information "Arte Reportage".


Une nouvelle saison pour le magazine de l'actualité internationale.
Tous les samedis à 18 heures 35, ARTE Reportage regarde le monde en face pour éclairer les grands enjeux de la planète.



Canada : le marchand de sables


Demandez à un Américain d'où vient son pétrole, il répondra sans hésitation : "du Middle East" ! Mais ce sont en fait les sables bitumineux du Canada qui fournissent aux Etats-Unis la majeure partie de son pétrole brut.

Plus de 2 millions de barils passent la frontière chaque jour. La manne est immense et les conséquences environnementales désastreuses : le Canada a même dû claquer la porte du protocole de Kyoto pour vendre son sable pétrolifère.

La région de l'Alberta ne vit plus que pour son sous-sol. Du pétrole suintant de marécages bruns. Fort McMurray, la petite ville qui trône sur cette montagne d'or noir est saturée d'habitants. Les maisons arrivent par la route, en préfabriqué, pour héberger ouvriers et entrepreneurs qui se ruent sur la ville. Avec la montée des cours, le pétrole d'Alberta est devenu économiquement rentable et le Canada en regorge : 169 milliards de barils, la deuxième réserve prouvée après l'Arabie Saoudite.

Mais le coût écologique de l'extraction est si exorbitant que les opposants font bloc. La production d'un baril de brut d'Alberta est dix fois plus énergivore que celle d'un baril conventionnel. Il faut consommer huit volumes d'eau pour en extraire une de brut ! Une eau qui devient extrêmement toxique et qui doit ensuite être stockée dans d'immenses bassins de décontamination.

Le Canada a fait un choix. Le pays a quitté le protocole de Kyoto car l'extraction des sables faisait exploser son quota de gazs à effet de serre. Une honte nationale pour beaucoup de Canadiens. Plus grave, les populations indiennes qui résident dans la zone d'exploitation sont en danger. Un taux de cancer de 20 à 30% supérieur à la moyenne. Mais la pression de l'opinion et l'image écornée du pays n'y font rien, le Canada est devenu l'un des plus grands marchands de pétrole de la planète.


Madagascar : des restaurants pour bébés

Sur l'île de Madagascar, un enfant sur deux souffre de malnutrition. En liaison avec l'Institut de recherche pour le Développement de Montpellier et l'université d'Antananarivo, le GRET, une ONG française de développement durable, a mis au point un complément alimentaire destiné aux enfants de six mois à deux ans.

La Koba Aina est une bouillie fortifiée composée de céréales, de calcium, de vitamines et de fer. Des produits locaux, un assemblage réalisé sur place, par une entreprise malgache et vendu par un réseau social, Nutri'zaza, à un prix défiant toute concurrence : 5 centimes d'euros la portion. Soit sous forme de sachet, soit directement dans des restaurants pour bébés, les Hotelin-jazakely.

Depuis l'ouverture du premier Hotely, en 2000, 15 millions de repas ont été distribués dans les quartiers défavorisés. L'objectif est de multiplier ce chiffre par trois dans les cinq années à venir. Et de prouver que l'entreprise sociale Nutri'zaza est viable économiquement.


Singapour : une ferme dans la ville

Cinq millions d'habitants pour 700 kilomètres carrés : si à Singapour, les terres cultivables sont rares, l'imagination atteint des sommets.

La première exploitation agricole verticale de la mégapole, imaginée et élaborée par la société Sky Greens, a ouvert ses portes à Singapour. Cette nouvelle façon de cultiver les légumes se veut totalement écologique et pourrait bien s'étendre au-delà des frontières de la cité-Etat.

Composé de 120 tours en aluminium, cette ferme verticale s'étend sur 3,6 hectares. Le rendement est dix fois supérieur à celui des cultures horizontales. Salades, choux, carottes, tomates et même du riz y sont cultivés : le tout en label bio.

Vendus plus chers que les légumes importés, les légumes estampillés Sky Greens connaissent un franc succès. On les trouve déjà dans 230 supermarchés de la ville.

Singapour ne produit pour l'heure que 10% de ses légumes consommés, le reste provenant en grande partie d'Indonésie, de Malaisie et du Vietnam. Mais, fort de ce nouveau concept de culture, le pays vise une plus grande autonomie.

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