TV Replay

Publié par Aanil

ARTE propose, samedi 31 août 2013 à 18 heures 35, le magazine d'information "Arte Reportage".


Une nouvelle saison pour le magazine de l'actualité internationale.
Tous les samedis à 18 heures 35, ARTE Reportage regarde le monde en face pour éclairer les grands enjeux de la planète.



Tunisie : la tentation du Jihad


Depuis la révolution, le mouvement salafiste-jihadiste séduit de plus en plus en Tunisie.

Plusieurs dizaines de milliers de jeunes se revendiquent aujourd'hui d'Ansar al Charia (les partisans de la Charia), une organisation ouvertement favorable au Jihad, fondée 3 mois après la chute de Ben Ali par d'anciens combattants d'Afghanistan proches d'Al Qaeda, tout juste libérés de prison.

Pendant près de 8 mois, nos reporters ont pu suivre les cadres d'Ansar al Charia, qui mènent au quotidien, partout où l'État tunisien est absent, des opérations de charité dans l'unique objectif d'instaurer le Califat, un État islamique appliquant strictement la Charia. Le mouvement n'appelle pas encore au Jihad dans son pays, mais des centaines de ses partisans combattent actuellement au nom de l'Islam au Mali et en Syrie. Sur le sol tunisien, des armes circulent aussi et les affrontements meurtriers entre police et salafistes se multiplient. Les nouvelles autorités sont dépassées et craignent que la guerre sainte ne finisse par s'implanter en Tunisie.


Bahreïn : le pays interdit

Depuis un an, une insurrection démocratique remplit chaque jour les rues d'un pays où personne ne va, le Bahreïn, le pays oublié du printemps arabe. Cette île, petite monarchie du Golfe Persique de 600 000 habitants, est fermée aux journalistes.

Pour réaliser ce tournage, Stéphanie Lamorré est restée dans la clandestinité, aux côtés du ceux qui se battent pour la démocratie, face à une répression quotidienne, violente, implacable.

Pour le reste du monde, le Bahreïn est un pays riche, moderne, en plein essor. En réalité, la monarchie sunnite du roi Al Khalifa est une dictature pratiquant la torture, les arrestations arbitraires, la discrimination à l'égard d'une population chiite à plus de 75%. L'élite est sunnite. Le Bahreïn est avant tout un satellite de l'Arabie Saoudite et un allié occidental. Au printemps 2011, lors du début du soulèvement, l'armée saoudienne a envoyé ses chars au Bahreïn pour rétablir l'ordre.

Depuis maintenant un an, chaque jour, des femmes et des hommes de toutes les générations défient le pouvoir de Manama pour demander plus de démocratie. Une population opprimée dans l'indifférence.


Palestinian Airlines : la compagnie fantôme

Depuis mai dernier, Palestinian Airlines a renoué avec les tarmacs. Mais avec l'interdiction de circuler entre la Cisjordanie et la bande de Gaza et l'interdiction d'atterrir dans son pays… Israël s'oppose à la construction d'un aéroport sur le territoire palestinien.

Fondée en 1995, inaugurée en 1998 lors du processus de paix, Palestinian Airlines avait débuté ses vols d'Al-Arich, en Egypte, dans le Nord Sinaï, avant d'utiliser l'aéroport de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza. En 2001, lors de la Seconde Intifada, l'armée israélienne pilonne la piste de l'aéroport.

Hébergée à Aman, en Jordanie, la compagnie aérienne, constituée d'une flotte de deux avions et d'un équipage réduit au strict minimum, est régulièrement au bord de la faillite. L'interdiction de survoler Israël fait perdre du temps et de l'argent. Et se rendre de Cisjordanie à Gaza relève de la gageure. Les voyageurs palestiniens - aucun étranger n'est admis à bord de l'avion - font d'abord escale en Jordanie, avant d'embarquer pour l'aéroport de Al Arish, en Egypte et de là, s'apprêtent à faire 45 minutes de trajet jusqu'à Gaza. Soit plus de deux heures de voyage pour relier 100 kilomètres…

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