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Publié par Aanil

ARTE diffuse, jeudi 22 avril 2010 à 22 heures 35, le documentaire réalisé par Marc-Aurèle Vecchione "Black music - Des chaînes de fer aux chaînes en or".

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ARTE F


Jeudi 22 avril 2010 à 22 heures 35 : Des chaînes de fer aux chaînes en or (1/2)


Comment la musique noire a rythmé le combat pour l'émancipation des Afro-Américains sur près de deux siècles. Un maelström de sons et d'images.

Résumer plus d'un siècle et demi d'histoire des Noirs américains et de leur production musicale en moins de deux heures relève de la gageure. C'est pourtant le pari gagné par les réalisateurs, qui plongent le spectateur dans un ébouriffant maelström de rythmes et d'images. Les racines de toutes les musiques nées aux États-Unis, du blues au hip-hop, se trouvent en Afrique. Tout comme les spirituals et les work songs ont accompagné et soutenu l'espoir des esclaves enchaînés dans le Sud profond, chaque avancée, chaque combat des Noirs américains a été annoncé, célébré ou amplifié par le rythme, le chant, la danse.


La pulsation de l'histoire

Au son de mélodies et de paroles qui ont conquis le monde entier, les grandes étapes de l'histoire défilent. L'abolition de l'esclavage, le maintien de la ségrégation dans le Sud, la lutte pour les droits civiques, les grandes émeutes urbaines, mais aussi les Années folles, les Trente Glorieuses, le capitalisme triomphant de la période Reagan ou le matérialisme arrogant de l'ère Bush Junior : à chaque événement, chaque époque, correspond un style musical. On se noie dans le swing et la trompette de Louis Armstrong pour oublier la Grande Dépression, on s'étourdit au son du disco pendant la crise économique des seventies. Les chansons les plus célèbres prennent valeur de manifestes politiques : le terrible "Strange fruit" de Billie Holiday ou l'acerbe "Mississippi Goddam" de Nina Simone et plus tard les explosifs "I'm black and I'm proud" de James Brown ou "Fight the power" de Public Enemy...


Jeudi 29 avril 2010 à 22 heures 25 : Des chaînes de fer aux chaînes en or (2/2)


Du discours de Martin Luther King à l'émergence du hip-hop, la musique noire américaine scande les années d'émancipation.

28 août 1963. Martin Luther King prononce l'un des plus grands discours de l'histoire américaine : "I have a dream..." qui s'achève sur les paroles de "Free at last !", un ancien negro spiritual. Ce rêve, c'est celui de l'émancipation du peuple noir américain... La soul music ("musique de l'âme") porte en elle cette révolution. Son histoire est politique. Ses icônes se nomment Martin Luther King, Malcolm X et Mohammed Ali. Elle a pour décor les quartiers de Watts à Los Angeles, capitale enflammée de la colère noire, ou du Bronx multiethnique et misérable du New York des années 1970. C'est dans ce contexte que naîtront le funk et le mouvement hip-hop, anarchique, protéiforme et identitaire, à l'aune des années 1980, qui porteront aux sommets (artistiques et financiers) James Brown, Michael Jackson, Jay Z, Kanye West, 50 Cent, Beyoncé...

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