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Publié par Aanil

ARTE diffuse, samedi 24 août 2013 à 22 heures 30, le documentaire réalisé par Phil Griffin "Britney - For the record".

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© 2008 Shiloh Standing


Entre Los Angeles et New York, deux mois dans l'intimité mouvementée de Britney Spears, mégastar assiégée et 'fille cool' en veine de confidences.


Quand elle laisse une équipe de tournage s'installer dans son sillage, deux mois durant, début 2008, la jeune reine de la pop mondiale revient de loin. Devenue la proie favorite des tabloïds, de démêlés conjugaux en cure de désintoxication, Britney a envie, dit-elle, de montrer "une image vraie d'elle-même" après avoir "perdu son chemin". Face caméra et sans fard, elle entend rétablir sa vérité, au fil d'un entretien au long cours dont aucune question, même celles qui fâchent, ne sera bannie ; en parallèle, elle laisse filmer un pan de son quotidien survolté de mégastar protégée, entourée, assiégée. Elle complète ainsi, de façon toujours contrôlée, entre séances de travail (remise du Prix MTV du meilleur clip féminin, tournage, répétition de danse, enregistrement, concert…) et moments d'intimité avec ses proches (son omniprésent papa, son assistante, ses gardes du corps, son chorégraphe, son manager, et en guest star, la grande sœur Madonna, hiératique et inspirée comme une gourou New Age), sa propre version de son existence d'icône de la pop.

La star et le système

Intelligente entreprise de promo ou réelle volonté de faire le point ? Peu importe. Découvrir au jour le jour cette existence en forme de grand show "à l'américaine" constitue une expérience étonnante en soi, qui se nourrit de la fascination people, mais ne se limite pas à elle. Car "Brit", qui, en dehors de sa hantise des paparazzi, semble indifférente aux outrances de la presse à scandale, insiste d'abord sur la face sombre d'une gloire dont elle est prisonnière. Sans fausse pudeur, avec un peu de naïveté, mais aussi une bonne dose de lucidité, elle analyse le star-system qui a fait d'elle un monstre de foire, en lieu et place de la "nana cool" ("cool chick") qu'elle fut. Et n'en reste pas moins star jusqu'au bout de ses ongles vernis trois fois par jour... Qu’on aime ou non le personnage et sa musique, impossible de ne pas éprouver de la sympathie pour cette fausse Lolita pour qui chaque journée passée à l'abri de sa phénoménale célébrité ressemble à une liberté provisoire.

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