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Publié par Aanil

Au sommaire du magazine présenté par Thomas Sotto, "Capital", diffusé dimanche 03 novembre 2013 à 20 heures 50 sur M6 :

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© Pierre Olivier / M6


Fortunes et misère : Marseille, la ville des extrêmes

Un document Capital réalisé par Pierrick Morel, Caroline Gauthier, Élisa Hélain et Thibaut Formery

Marseille, la ville des paradoxes. C'est en même temps la deuxième ville de France mais aussi la grande cité la plus pauvre de notre pays. Alors qu'elle est sous les feux médiatiques pour des règlements de comptes à répétitions, elle est en train de changer de visage comme jamais. Capital a enquêté sur l'économie de cette ville qui fascine et inquiète. Des quartiers Nord rongés par la misère aux magnifiques villas du bord de la Corniche, de quoi vivent les Marseillais ? La cité phocéenne est-elle minée dans son développement par le travail au noir et le clientélisme ? Les succès d'entreprises locales et le boom du tourisme annoncent-ils un avenir plus prometteur ?


Quartiers Nord : l'économie parallèle de ma cité

Ces barres d'habitations souvent délabrées qui couvrent une bonne partie de la ville sont régulièrement le lieu de trafics de cannabis et de règlements de compte. Elles abritent aussi une part non négligeable des 26% de Marseillais qui vivent sous le seuil de pauvreté. Si l'argent de la drogue irrigue une partie de la population, les habitants en grande majorité au chômage, subsistent aussi grâce à l'économie parallèle : trafic de nourriture, travail au noir… Dans ce contexte très difficile, des petits commerçants refusent d'abandonner le terrain. Radiographie d'une économie de survie.


Les éboueurs dictent leur loi

Dans ces quartiers Nord et même en centre-ville, ce qui frappe les visiteurs et met en colère les Marseillais ce sont ces rues, souvent sales. Il faut dire que les éboueurs travaillent selon une coutume du « fini-parti ». Certains leur reprochent de bâcler ainsi leur travail pour rentrer plus vite chez eux et parfois exercer un deuxième emploi non déclaré. Mais les éboueurs sont massivement soutenus par le syndicat FO, un état dans l'état à Marseille. Enquête sur un dysfonctionnement symptomatique.


Le Beverly Hills marseillais

En quelques centaines de mètres dans cette cité phocéenne, on passe de quartiers au bord de la paupérisation à des zones résidentielles de grand luxe comme le Roucas Blanc. Perché sur une colline, c'est un repère de somptueuses maisons avec piscine et vue imprenable sur le large. Tout ce que Marseille compte de vieilles familles fortunées ou de réussites récentes veut vivre ici. Le mètre carré frôle les 6 000 euros et certaines villas trouvent preneur à 5 millions. Bagarre à coups de millions à 500 mètres du Vieux Port.


Surprise : le boom du tourisme

Qui aurait imaginé que cette ville à la mauvaise réputation puisse devenir une destination vedette pour les touristes ? Leur nombre s'est multiplié par deux en quelques années pour atteindre environ 6 millions cette année. Ils ont été attirés par la capitale européenne de la culture mais sont aussi descendus en masse des paquebots de croisière de plus en plus nombreux à faire escale à Marseille. Beaucoup d'habitants en profitent et le Panier, un quartier autrefois malfamé, est en train de se transformer en Montmartre provençal.

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