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Publié par Aanil

ARTE diffuse, jeudi 13 février 2014 à partir de 22 heures 20, les trois volets du téléfilm réalisé par Olivier Assayas "Carlos".

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© Film en Stock/Canal +/Carole Bethuel


De 1973 à 1994, l'itinéraire de Carlos, terroriste médiatique et tueur froid passé du militantisme au mercenariat cynique. Signé Olivier Assayas, le portrait sans concession d'une icône trouble des années de plomb, incarnée par Edgar Ramírez.

Avec : Édgar Ramírez (Ilich Ramírez Sánchez "Carlos"), Christoph Bach (Angie), Ahmad Kaabour (Wadie Haddad), Fadi Abi Samra (Michel Moukharbal "André"), Alexander Scheer (Johannes Weinrich), Nora von Waldstätten (Magdalena Kopp), Rodney El-Haddad (Khalid), Julia Hummer (Nada), Talal El-Jurdi (Ali), Badih Abou Chakra (Cheikh Yamani), Katharina Schüttler (Brigitte Kuhlmann), Leslie Clack (Joseph-Edward Sieff), Aljoscha Stadelmann (Wilfried Böse "Boni")


A 22 heure 20

Carlos n'a que 24 ans lorsqu'il débute sa "carrière" de terroriste comme numéro 2 du réseau européen du Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP). Déjà convaincu de la nécessité de la lutte armée, il expose ses convictions à qui veut l'entendre et crache sur le "petit bourgeois" qui se dit révolutionnaire. Lui se voit comme un soldat, vit dans la clandestinité et n'hésite pas à abattre froidement deux policiers venus l'arrêter au milieu d'une soirée dans un appartement parisien. Le mythe "Carlos" est né. Impressionné, Saddam Hussein en personne le convoque pour lui confier une mission d'une ampleur rare…


A 23 heures 55

À la tête d'un commando de six militants, Carlos dirige la spectaculaire prise en otages de ministres venus assister à la Conférence de l'OPEP à Vienne. C'est la consécration : prise sur le tarmac de l'aéroport d'Alger à la fin de l'opération, sa photo – courte barbe et béret, léger sourire, faux airs du Che – fait le tour du monde. Carlos entreprend alors de créer son propre réseau en Europe de l'Est. Il y rencontre deux de ses partenaires les plus fidèles, Johannes Weinrich et Magdalena Kopp, qu'il épousera quelques années plus tard.


A 01 heure 45

À la fin des années 1970, Carlos abandonne de fait ses idéaux révolutionnaires pour se mettre au service du plus offrant. À la tête d'un réseau évalué à quarante membres en Europe et quelque deux cents auxiliaires dans le monde arabe, il se livre à une intense activité de déstabilisation géopolitique. Trafic d'armes, attentats sur commande, l'époque est favorable à ce juteux mercenariat terroriste, et le groupe de Carlos prospère. Mais la chute du mur de Berlin réduit considérablement sa marge de manœuvre. Indésirable en Europe, Carlos se réfugie au Soudan. Devenu alcoolique, coupé des enjeux de la politique internationale, trahi par son homme de confiance et abandonné par sa femme et sa fille, le terroriste à la retraite n'est plus que la caricature de lui-même...

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