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Publié par Aanil

ARTE propose, à partir du 02 décembre 2013, du lundi au vendredi à 19 heures 00, la série documentaire "Chers ennemis : les Français et les Allemands".

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© Roland Breitschuh


De Charlemagne à la crise de l'euro, une série instructive et pleine d'anecdotes qui revisite notre histoire commune en égratignant les clichés.


L’empire de Charlemagne ne faisait pas de distinction entre Allemands et Français. Que s’est-il donc passe depuis que le Rhin est devenu une frontière ? Cette série en dix épisodes revient sur les événements et les grandes figures qui, depuis plus d’un millénaire, ont forgé la relation franco-allemande. Un récit qui fait alterner archives, reconstitutions et explications d'historiens, le tout ponctué par les interventions décapantes de deux femmes incarnant Marianne et Germania...


Lundi 02 décembre 2013 à 19 heures 00 - 1. Retour aux sources

Et si on remontait aux Romains ? Arminius le Chérusque les a combattus et chassés loin des territoires germains de l’époque. Vercingétorix a eu moins de chance, ce qui ne l’a pas empêché de devenir un héros. Ces deux grandes figures seront d’ailleurs redécouvertes et célébrées au XIXe siècle pour accompagner la montée des nationalismes. Mais qui étaient ces Francs qui ont donné leur nom à la France et ont eu de sanglants démêlés avec les Saxons ? Où l'on croise bien sûr l’image tutélaire de Charlemagne (d'ailleurs, est-ce un empereur français ou allemand ?).


Mardi 03 décembre 2013 à 19 heures 00 - 2. Chacun sa voie

Avec le partage de l’empire de Charlemagne, les ancêtres des Français et des Allemands connaissant des destins divergents. Tandis qu’Othon le Grand du Saint-Empire en découd avec les Hongrois et règne sur d’immenses territoires de la mer du Nord à l’Italie, le royaume de France ne s’étend guère au-delà des limites de l’Île-de-France. Mais vers la fin du Moyen-Âge, le pouvoir semble plus solide et pérenne du côté français. En effet, la monarchie est devenue héréditaire ; l’empereur, lui, est élu, soumis aux bons vouloirs des princes-électeurs et des dignitaires de l’Église avec lesquels il doit partager le pouvoir. Centralisme et fédéralisme trouvent leurs sources à cette époque. Quant au petit peuple, il vit des deux côtés du Rhin dans une misère chronique.


Mercredi 04 décembre 2013 à 19 heures 00 - 3. Le pouvoir et la foi

L’imprimerie est l’affaire des Allemands : celle de l’inventeur Gutenberg, mais aussi d’un certain Sebastian Gryphe qui apporte à Lyon cette technique révolutionnaire. La Renaissance voit naître les conflits entre deux dynasties régnantes : les Valois et les Habsbourg, François Ier et Charles-Quint. Mais les peuples s’en moquent, les armées étant essentiellement formées de mercenaires. L’Église catholique est remise en cause, c’est l’époque de la Réforme avec Luther et Calvin. Les guerres de religion sont bientôt sources de souffrances pour les Français et les Allemands. La guerre de Trente ans fait près de six millions de victimes en Europe. Des huguenots français émigrent dans plusieurs régions d’Allemagne et contribuent à leur essor.


Jeudi 05 décembre 2013 à 19 heures 00 - 4. Le Roi-Soleil fait des émules

Tous les yeux de l’Europe se tournent vers Versailles et Louis XIV. Tout ce qu’entreprend le Roi-Soleil est copié dans les cours d’Europe, notamment en Prusse et en Saxe. Les princes allemands veulent les mêmes châteaux. Leurs artisans sont plus forts côté technique, par exemple pour la porcelaine. Tous profitent des savoir-faire des huguenots réfugiés dans le Brandebourg après la révocation de l’Édit de Nantes.


Vendredi 06 décembre 2013 à 19 heures 00 - 5. Aux armes, citoyens !

En 1789, Goethe, Schiller et Beethoven s’enthousiasment pour ses valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité véhiculées par la Révolution française. Mais ils désenchantent avec la Terreur. L’Allemagne, morcelée en une myriade de petits États, principautés, duchés et villes libres, ne peut espérer voir émerger des mouvements populaires de masse. L’arrivée de Napoléon redistribue les cartes. Admiré pour ses réformes, celui que l’on prend pour l’héritier de la Révolution est bientôt honni pour ses guerres de conquête. Mais il est un peu l’accoucheur de l’unité allemande. Aujourd’hui, des descendants de soldats des deux camps célèbrent ensemble l’anniversaire de la bataille d’Iéna.


Lundi 09 décembre 2013 à 19 heures 00 - 6. Vive la nation !

Avec la défaite de Napoléon et le congrès de Vienne en 1815, le temps des monarchies semble revenu. Mais il est de courte durée. Les révoltes grondent un peu partout, notamment en 1848. Des étudiants allemands revendiquent l’unité et la démocratie. Le poète Heine, qui dénonce la montée d’un certain nationalisme, préfère s’exiler à Paris et rédige des chroniques critiques sur la réalité des deux côtés du Rhin. Partout l’industrialisation bat son plein, mais Karl Marx et Friedrich Engels dénoncent l’exploitation du prolétariat naissant. Le XIXe est aussi le siècle où l'on redécouvre les cathédrales, celle de Cologne comme Notre-Dame de Paris.


Mardi 10 décembre 2013 à 19 heures 00 - 7. Imiter et haïr

La France s’inquiète de voir la Prusse fédérer autour d’elle de nombreux États allemands. La guerre est bientôt inévitable. Les Français sont battus à Sedan et humiliés par l’empereur prussien qui proclame l’avènement du Reich dans la Galerie des glaces du château de Versailles. Peu après, le petit peuple de Paris se révolte : c’est la Commune. Prussiens et Versaillais se liguent pour l’écraser dans un bain de sang. Progressivement la notion d’"ennemi héréditaire" colonise les esprits dans les deux pays. La perte par la France de l’Alsace et de la Lorraine, où la germanisation va bon train, est comme une plaie ouverte.


Mercredi 11 décembre 2013 à 19 heures 00 - 8. Guerre et paix

Les progrès des sciences et des techniques profitent aux industriels de l’armement dans les deux camps. En Allemagne et en France, des citoyens pacifistes manifestent. Mais si Guillaume II veut la guerre, il l’aura. Les soldats partent la fleur au fusil et sont bientôt pris dans les horreurs de la première guerre "moderne". Dix millions de morts plus tard, le Traité de Versailles devait garantir la sécurité des Français. Mais ses conditions draconiennes ne font qu’attiser le désir de revanche et, malgré la bonne volonté d’Aristide Briand et de Gustav Stresemann (Prix Nobel de la paix 1926), favorisent l’accession d’Hitler au pouvoir.


Jeudi 12 décembre 2013 à 19 heures 00 - 9. Le monde s'embrase

Après l’incendie du Reichstag, l’émigration des juifs, des communistes, des artistes et des intellectuels commence. Ceux qui ont choisi la France, pays des droits de l’homme, s’installent à Paris ou en province. Par exemple dans la petite localité de Sanary-sur-Mer, d’où plusieurs réfugiés seront plus tard internés au camp des Milles, près d'Aix-en-Provence – aujourd’hui lieu de mémoire franco-allemand. L’Occupation revêt bien des formes. Les officiers nazis et les collaborateurs mènent la belle vie à Paris et une certaine Coco Chanel entreprend d’"aryaniser" sa petite entreprise. Pendant ce temps à Marseille, des antinazis essaient de quitter l’Europe par bateau. Beaucoup ne reviendront jamais. Puis vient la Libération.


Vendredi 13 décembre 2013 à 19 heures 00 - 10. En route pour l'Europe

Après mai 1945, la France fait partie des puissances victorieuses. Elle se voit attribuer une zone d’occupation dans le sud-ouest de l’Allemagne et à Berlin. Dans un premier temps, les ennemis d’hier ont bien du mal à pactiser. Le ministre des Affaires étrangères Robert Schuman joue un rôle essentiel en proposant la création de la Communauté européenne du Charbon et de l’Acier. En janvier 1963, le Traité de l’Élysée scelle la réconciliation et la coopération franco-allemandes. De concert, les deux pays doivent contribuer à bâtir une Europe pacifique et prospère. Finalement, l'envie de se connaître est la plus forte : où il est question de Brigitte Bardot, du couple Romy Schneider-Alain Delon, de Mai-68, des voitures françaises et allemandes...

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