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Publié par Aanil

ARTE diffuse, mercredi 15 janvier 2014 à 22 heures 25, le documentaire réalisé par Anne Andreu "Eternelle Jean Seberg".

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© Raymond Cauchetier


Découverte en 1957 dans "Sainte Jeanne" d'Otto Preminger, Jean Seberg illumine 'À bout de souffle' de Jean-Luc Godard, avant de rencontrer Romain Gary, les Black Panthers, la dépression et l'alcool. Portrait émouvant de l'icône de la Nouvelle Vague, ou comment un destin tragique d'actrice magnifique devient un mythe du cinéma. Avec le touchant témoignage de Clint Eastwood.


C’est en vendant le New York Herald Tribune sur les Champs-Élysées, dans À bout de souffle, que la petite Américaine rencontre l’immortalité. Trois ans plus tôt, avant ces images inoubliables et après une enfance passée au cœur de l’Amérique puritaine des grandes plaines, Jean Seberg avait été choisie – parmi 18 000 candidates – par Otto Preminger pour jouer le rôle de Jeanne d’Arc. Elle avait 17 ans. Le film est éreinté par la presse américaine. La jeune actrice enchaîne alors avec le même cinéaste dans Bonjour tristesse (une adaptation de Françoise Sagan) et suscite l’admiration de François Truffaut. Le début d’une passion française puisque c’est grâce à Jean-Luc Godard que Jean Seberg trouve la reconnaissance l’année suivante. À 21 ans, celle qui est devenue l’icône de la Nouvelle Vague croise Romain Gary. En apparence, tout les sépare : l’âge, les origines, la culture, mais l’amour qui les unit dépasse toutes les conventions. Désormais, la vie de Jean Seberg se jouera sur deux tableaux, entre deux langues et deux continents. Prête à tout pour affirmer son talent, pour être simplement l’auteur de sa vie, elle multiplie les rencontres artistiques et amoureuses, à la poursuite d’un équilibre impossible à atteindre. Au début des années 1970, à Los Angeles, Jean Seberg s’engage aux côtés des Black Panthers et soutient le combat pour les droits civiques. Comme d’autres stars hollywoodiennes, elle sera victime de la persécution du FBI…

Une vie poétique brisée

"Je crois que j’ai eu la plus belle maman du monde…" : c’est avec des mots d’une infinie tendresse que le fils de Jean Seberg, Diego Gary, raconte sa vie de famille, égaré entre d’illustres parents. Mary Ann, la sœur de Jean Seberg, raconte la petite fille qui aimait tant le plaisir, jusqu’à son effondrement. Dennis Berry, le dernier mari de l’actrice, insiste sur la "vie poétique brisée" de celle qui avait choisi le camp des révoltés. À San Francisco, le témoignage d’Elaine Brown, l’une des membres fondateurs du Black Panther Party et amie intime de Jean Seberg, traduit la force de son engagement aux côtés des militants noirs. Quant à Clint Eastwood, si pudique sur le chapitre de sa vie privée, il évoque pour la première fois le souvenir de celle qui fut sa partenaire et son amie sur le tournage de Paint your wagon.

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