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Publié par Aanil

France 2 propose, depuis le 09 janvier 2010, chaque samedi, le magazine de la rédaction "Envoyé spécial, la suite".

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Envoyé spécial, la suite est un magazine de la rédaction de France 2 proposé et présenté en alternance par Guilaine Chenu et Françoise Joly tous les samedis à 14 heures, à partir du 9 janvier 2010. Avec un reportage inédit, nous allons découvrir la suite des reportages, des enquêtes ou des portraits diffusés dans Envoyé spécial le jeudi soir. Que sont devenues les personnes dont nous vous avons raconté le destin hors du commun ? Que s’est-il passé dans leur vie depuis la diffusion du premier reportage ? Comment ont évolué les conflits dont nous avons témoigné, les tabous que nous avons tenté de lever ? Chaque samedi, un invité réagira à ce nouveau reportage d’Envoyé spécial, la suite. Les téléspectateurs pourront également visionner ou revoir des extraits de reportages diffusés dans Envoyé Spécial et demander que nos équipes filment la suite. Ils pourront également nous envoyer leurs questions ou leurs remarques par courriel ou webcam.


Samedi 16 novembre 2013 à 14 heures 00 - L'affaire PIP est loin d'être refermée

Un reportage de Christelle Meral.


Le scandale a éclaté il y a trois ans et demi, quand la France découvre effarée la tromperie sur les prothèses mammaires fabriquées par la société PIP. Le gel médical autorisé était remplacé par du gel industriel, moins cher. Trente mille femmes en France sont concernées par cette fraude. Envoyé spécial avait rencontré des victimes en 2011.

Aujourd’hui, nous les avons retrouvées. Elles témoignent à visage découvert et nous expliquent leurs maux. Pour certaines, c’est un véritable cauchemar, car leurs prothèses se sont rompues, et le gel s’est répandu dans leur corps, provoquant des douleurs constantes. Pour d’autres, c’est le soulagement car elles ont procédé à l’extraction des prothèses défectueuses. Mais toutes attendent le grand procès qui les indemnisera, l’an prochain. « L’affaire PIP » a provoqué une onde de choc dans tout le milieu médical et industriel. Une prise de conscience réelle qui fera sans doute avancer la législation européenne en matière d’implants.

Et Jean-Claude Mas ? Pour la première fois, il accepte de témoigner. Le fondateur de la société PIP persiste et signe. Il maintient que son gel maison n’est pas dangereux, malgré le taux élevé de ruptures des implants et les complications détaillées par l’ANSM, l’agence du médicament, mais il présente ses excuses aux victimes, tout en dénonçant la panique des autorités sanitaires, et l’influence des médias qui auraient contribué à amplifier l’angoisse des femmes. Un homme qui encourt quatre ans de prison. Le verdict du procès pour tromperie est attendu le 10 décembre prochain à Marseille.

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