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Publié par Aanil

Au sommaire du magazine de société "Faites entrer l'accusé" diffusée dimanche 16 janvier 2011 à 22 heures 35 sur France 2 :

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Jean-Luc Blanche, le routard du viol

Un document inédit d’Anne Gautier

Dans les Ardennes, dans le Calvados, dans l’Eure, dans la Drôme, en Côte d’Or, ou encore en région parisienne, Jean-Luc Blanche a enlevé, séquestré et violé des jeunes femmes partout où le portait sa voiture, une Polo noire… En 2006, ce multirécidiviste a été condamné à la prison à perpétuité pour ces viols qu’il a commis durant l’été 2003. Cette affaire a fait grand bruit, jusqu’aux plus hauts niveaux de l’Etat. A l’époque Dominique Perben, ministre de la Justice, et Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur, s’en sont ainsi saisis car, un mois avant ces faits, Blanche avait été accusé d’attouchements sexuels par une enfant, et arrêté. Et un juge l’avait remis en liberté sous contrôle judiciaire malgré un casier judiciaire déjà conséquent.

Les faits commencent le 12 juillet 2003. Laurence pousse la porte de la gendarmerie de Vouziers, dans les Ardennes : Jean-Luc Blanche, son compagnon, a abusé de sa fille de 9 ans. En garde-à-vue, l’homme nie. Mais son passé judiciaire ne pousse pas à le croire. En 1992, il a été condamné pour trois viols, dont celui de sa femme. C’est au juge des libertés, Paul-André Breton, de décider s’il envoie Blanche en prison, ou le libère sous contrôle judicaire le temps de l’enquête. Et c’est ce qu’il fait. En plateau, il nous explique pourquoi il remet Blanche dehors, contre l’avis du procureur. Une décision qui sera jugée scandaleuse, deux mois plus tard. Car Jean-Luc Blanche n’a pas respecté son contrôle judiciaire. Trois semaines après la fin de sa garde à vue, il est revenu chez son ex concubine pour la frapper. Et malgré, le mandat d’arrêt lancé à son encontre, il a réussi à semer les policiers pour violer cinq femmes au cours de sa cavale. Avec Christophe Hondelatte, le capitaine Laure Oliver, de la PJ de Reims, et le lieutenant Nicolas Cado, de la PJ de Caen, reviennent sur une enquête qui a mobilisé policiers et gendarmes aux quatre coins de la France jusqu’à ce que le "routard du viol" soit finalement arrêté le 7 septembre 2003. Quatre de ses victimes nous racontent leur calvaire. Toutes, décrivent Jean-Luc Blanche comme un manipulateur qui maintient sa victime dans un état de terreur jusqu’à ce que, rassasié, il tente de nouer une relation affective avec elle, et la relâche dès qu’elle ose enfin se révolter. Son procès s’ouvre le 23 juin 2006 à Charleville-Mézières. Blanche y répond de ces cinq viols mais aussi d’un sixième commis sur une mineure avec son frère Bruno, et des attouchements sur la fille de son ex-compagne. Les experts le décrivent comme un pervers narcissique et sadique, peut-être incurable. Mais lui se défend d’avoir fait du mal à ses victimes. Pour l’une d’elle, il affirme même qu’elle était consentante… Tout en reconnaissant qu’il aurait probablement tué sa prochaine victime ! Après cinq jours d’audience, Jean-Luc Blanche est condamné à la perpétuité avec une peine de sûreté de 22 ans.


Intervenants

Paul- André Breton, juge des libertés et de la détention de Charleville-Mézières
Le capitaine Laure Oliver, brigade des moeurs de Reims
Le commandant Yannick Lombard, communauté de brigade de Vouziers
Laurence, mère de Nadia
Lecommandant Marc Ravenel, communauté de brigade de Vouziers
Le lieutenant Nicolas Cado, brigade des moeurs de Caen
L’officier de police judiciaire Etienne Lestrelin, brigade de Bernay
Le major Claude Jeanguenin, SR de Dijon
Le gendarme Yannick Vincent, brigade de Chagny
Le docteur Paul Belvèze, expert psychiatre
Jean-Luc Ployé, expert psychologue
Me Agnès Chopplet, avocate au barreau de Charleville-Mézières
Laurent Villain, journaliste à France 3 Champagne-Ardennes
Me Agnès Chopplet, avocate de parties civiles
Me Richard Delgenes, avocat de Jean-Luc Blanche
Me Marie-Laure Barré, avocate de parties civiles

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Viala 16/01/2011


Le juge des libertés, Paul andre Breton, en dessous de tout; une responsabilité totale même en l absence de dossier psychiatrique dans les 4 viols: cet homme peut il encore se regarder dans une
glace et soutenir le regard de sa famille? E