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Publié par Aanil

Au sommaire du magazine de société "Faites entrer l'accusé" diffusée dimanche 03 novembre 2013 à 22 heures 30 sur France 2 :

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Luc Amblard et Guy Bordenave enterrés vivants


Voilà trois jours que personne n’a vu Luc Amblard et son compagnon, Guy Bordenave. Marie-Laure, la soeur de ce dernier, ne tergiverse pas plus longtemps : elle avertit les gendarmes. Le 10 mars 2009, lorsqu’ils pénètrent dans la maison du couple, l’endroit est désert. Les radiateurs sont allumés, l’évier est rempli de vaisselle et il reste une tartine racornie dans une assiette… Tout cela ne ressemble pas vraiment à une disparition volontaire. D’autant que des traces de sang maculent l’oreiller de la chambre...

Luc et Guy s’aimaient depuis quinze ans. Ils étaient associés dans une société de production de spectacles baptisée « Bourges Galas », et menaient une vie tranquille à Couy, un petit village du Cher. Certes, il leur arrivait de commettre une petite entorse à la légalité dans leurs affaires, notamment vis-à-vis du fisc, mais leurs activités ne semblent pas pouvoir expliquer leur disparition. Reste l’hypothèse d’un crime crapuleux ou homophobe…

Les recherches piétinent. Quand Marie-Laure Bordenave fait une curieuse découverte : elle aperçoit furtivement la carte de crédit de Guy entre les mains de son ex-compagnon. Un dénommé Claude Juillet. Cet homme – qui présente déjà un casier judiciaire bien noirci – en sait-il plus qu’il ne veut bien le dire ? L’acharnement des gendarmes finit par porter ses fruits : trois mois plus tard, ils exhument les corps de Luc Amblard et Guy Bordenave à proximité de La Charité-sur-Loire (Nièvre). Une vision d’horreur : les deux amants sont assis sous terre, face à face, un bâillon sur la bouche, les poignets attachés par des liens en plastique. Enterrés vivants lors d’une mise en scène sordide où chacun s’est vu mourir, pelletée après pelletée, dans le regard de l’autre. Cette cruauté inouïe marquera à jamais les enquêteurs, les experts et les magistrats qui ont travaillé sur cette affaire.

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