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Publié par Aanil

Au sommaire du magazine de société "Faites entrer l'accusé" diffusée dimanche 15 décembre 2013 à 22 heures 35 sur France 2 :

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Philippe Rivet, l'ambition mortelle


D’abord, il y a eu le bruit. Celui d’un avion supersonique. Et puis, les murs ont tremblé, les vitres ont volé en éclat et la fumée s’est infiltrée partout… Une bombe a explosé au Sicapg, le syndicat chargé des questions d’environnement de la presqu’île de Guérande ! Complètement paniqués, les employés se précipitent à l’extérieur où ils contemplent, sans y croire, la façade en lambeaux. Et ils se comptent… Jacques Leparoux n’est pas là.

Ce 24 novembre 2000, le technicien préparait un pot d’adieu dans la salle de réunion ; celle où s’est produite la déflagration ! Ses collègues racontent qu’ils l’ont vu passer quelques minutes plus tôt avec une chaîne hifi dans les mains pour fignoler les préparatifs de la fête. Dans la pièce ravagée, les policiers relèvent les débris et les tables déchiquetées. Le corps de la victime a été complètement soufflé. Quant à la chaîne hifi, il n’en reste pas grand-chose. La charge explosive se trouvait à l’intérieur. D’après les témoignages, l’appareil avait été livré quelques mois plus tôt au Sicapg et il était resté dans son carton jusqu’à ce que Jacques Leparoux ne décide de le déballer.

L’expéditeur est inconnu mais sur le bon de livraison qui accompagnait le colis, le destinataire est clairement mentionné : Christophe Priou, le maire du Croisic (Loire-Atlantique), une figure montante de la droite locale. Qui peut bien en vouloir à cette personnalité respectée pour sa probité et appréciée de ses concitoyens ? Pour tout indice, les enquêteurs ne disposent que d’un bon Fedex – qui se révèle être un faux – et du bidon de bière, rempli d’explosifs, qui avait été dissimulé dans la chaîne hifi. Vengeance personnelle ? Acte terroriste ? Toutes les hypothèses sont envisagées. Quelques mois plus tôt, un scandale de fausses factures avait ainsi éclaboussé le Sicapg. Mais il ne concernait pas Christophe Priou… Quant à la piste des indépendantistes bretons, elle fait ong feu.

Les policiers tournent en rond, quand, à court d’idées, ils décident de se pencher sur une hypothèse, a priori, peu convaincante : celle d’une mesquine rancoeur électorale. Une rancoeur qui ronge un jeune homme prêt à tout pour faire carrière en politique ! Les policiers sont sur le point de résoudre l’affaire du Sicapg. Ils ignorent encore que l’homme n’en est pas à son coup d’essai lorsqu’il s’agit d’éliminer ceux qui se mettent en travers de sa route...

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