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Publié par Aanil

France 2 diffuse, mardi 05 novembre 2013 à 23 heures 25, le documentaire écrit et réalisé par Jean-Marc Surcin "RLF, Rétablissement des liens familiaux".

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Un petit bureau, mais une immense tâche : rétablir les liens familiaux pour des personnes que des guerres, des conflits ou des catastrophes naturelles ont un jour, parfois lointain, séparé de leurs proches et qui n'ont jamais réussi à les retrouver. Ici, les bruits, le fracas, le chaos et les soubresauts de la planète entrent tous les jours. Nous sommes au bureau français du Rétablissement des liens familiaux (RLF).


Cette mission est constitutive de la Croix-Rouge et existe depuis sa création sur le champ de bataille de Solferino par Henri Dunant. Le principe du RLF est simple, mais sa mise en oeuvre est souvent très complexe et de longue haleine. Rétablir les liens familiaux, c'est permettre à des personnes dont un membre de la famille a disparu et dont on n'a plus de nouvelles, de retrouver une trace écrite, une adresse, un lieu de sépulture ou mieux un regroupement de la famille. Pour enfin savoir ce qu'il est advenu d'un père, d'une mère, d'un oncle, d'une tante, d'un frère, d'une soeur, d'un enfant, d'un cousin.... et mettre fin à la souffrance morale de ceux qui ne savent pas.

Cela permet parfois de belles fins lorsque des enfants retrouvent des parents suite à des années de séparation. Mais, bien souvent c'est juste une information qui permet de faire le deuil, ou de tourner la page, de ne plus être hanté par le disparu et recommencer à vivre libéré de ce fardeau, de ce fantôme...

Actuellement, les services du RLF peuvent s'appuyer sur un certain nombre de fichiers créés au fil du temps. Par exemple, l’Agence centrale de recherches (ACR) du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), située à Genève qui dispose du fichier des prisonniers de guerre de 1870 à nos jours. Plus de 60 millions de noms y sont enregistrés. Ou encore du SIR (Service international de recherches), situé à Bad Arolsen, en Allemagne, où sont conservés les archives historiques des personnes persécutées par le régime nazi de 1933 à 1945 grâce à un fichier central de noms, composé de plus de 50 millions de fiches de référence et concernant plus de 17,5 millions de personnes.

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