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Publié par Aanil

Au sommaire du magazine "Des Racines et des Ailes", diffusé mercredi 23 octobre 2013 à 20 heures 45, sur France 3 :

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Du Versailles des Rois au Versailles de la République


À l’occasion du 400ème anniversaire de la naissance d’André Le Nôtre, fils et petit fils de jardinier du roi, Des Racines & des Ailes, présenté par Patrick de Carolis, installe son plateau à Versailles.

L’occasion de vous raconter l’extraordinaire histoire de cet homme aux multiples talents : de Versailles à Saint-Germain-en-Laye en passant par Sceaux, nous vous ferons découvrir ses réalisations les plus exceptionnelles. Des ouvrages emblématiques filmés à l’aide d’une caméra fixée sur un drone qui révèlent l’audace et la créativité de ce grand architecte.

À Versailles, parmi les 16 bosquets, 9 ont été créés par André Le Nôtre. À l’occasion des Grandes Eaux musicales, nous suivrons le travail des fontainiers qui utilisent encore aujourd’hui les mêmes outils que sous l’ancien Régime. Autre bosquet, autre histoire : Le Théâtre d’eau. Un lieu abandonné qui va retrouver une nouvelle vie. Dans un an, ce lieu abritera un jardin contemporain imaginé par le paysagiste Louis Benech et l’artiste Jean-Michel Othoniel.

Enfin, nous vous ferons découvrir le Grand Trianon. C’est probablement le trésor le plus méconnu de Versailles. À l’époque, Louis XIV rêvait d’un palais de flore voué au plaisir et à la détente. Plus tard, Napoléon en a fait sa résidence de campagne. Il faudra attendre le Général de Gaulle pour que ce lieu reprenne vie. Pendant 25 ans, il accueillera les chefs d’États et de gouvernements du monde entier.


Le Nôtre, un génie français
Reportage : Hélène Frandon, Jean-Christophe Hainaud, Antoine Placier, Damien Augeyrolles, Didier Pêcheur, Olivier Launay, Pierre Fourtillan, Pascal Montagna, Marc Mazeas

Fils et petit-fils de jardiniers du Roi, concepteur de jardins à la française monumentaux, André Le Nôtre (1613-1700) a donné ses lettres de noblesse au métier de jardinier. Il était également Contrôleur général des bâtiments du roi. Il a été anobli par Louis XIV.

Pour mieux comprendre cet homme aux multiples talents, il faut aller à sa rencontre sur le terrain : à Versailles, à Saint-Germain-en-Laye et à Sceaux, où l’on peut encore admirer ses réalisations les plus exceptionnelles. Ces ouvrages emblématiques, filmés à l’aide d’une caméra fixée sur un drone, révèlent l’audace et la créativité d’André Le Nôtre.

Pierre-André Lablaude, architecte en chef des monuments historiques, nous accueille dans le Grand Parc de Versailles, où il restaure l’allée des Mortemets, une ancienne allée royale, conçue par Le Nôtre. Puis il nous entraîne sur les traces du jardinier royal, homme de sciences et de techniques. Le jardin tout entier porte encore sa marque : son obsession de la géométrie, son goût pour l’hydraulique, ses perspectives innovantes. Partout, Le Nôtre fait la démonstration de son talent dans l’aménagement de l’espace. Pierre-André Lablaude nous révèle ainsi que la grande perspective des jardins de Versailles est quasiment la même que la perspective des Champs-Élysées jusqu’à la Place de l’Étoile !

Ces réalisations grandioses ont d’ailleurs nourri la relation d’André Le Nôtre avec le Roi Soleil. Ainsi comme nous l’explique l’historienne Patricia Bouchenot-Déchin, il a entretenu avec Louis XIV un lien privilégié.

Dans l’ancien domaine royal de Saint-Germain-en-Laye, Régis Martin, Architecte en chef des monuments historiques, nous fait découvrir la Grande Terrasse - plus de 2 km de long. Le Nôtre est l’auteur de ce tour de force architectural. Il apparaît donc comme un bâtisseur audacieux, œuvrant pour la gloire du roi. Sa terrasse a d’ailleurs été un lieu idéal de mise en scène du pouvoir royal.

Enfin, dans le Parc de Sceaux, Le Nôtre révèle ses dons de dessinateur et de créateur. Nous suivons au fil des mois la reconstitution de parterres de broderies, au pied du château. Cette reconstitution, inspirée des tracés de Le Nôtre, est réalisée aujourd’hui avec des outils modernes. Mais elle permet de redécouvrir la rigueur et le raffinement des créations végétales, sur ces parterres historiques.


Le Nôtre et ses héritiers
Reportage : Hélène Frandon, Jean-Christophe Hainaud, Antoine Placier, Damien Augeyrolles, Didier Pêcheur, Olivier Launay, Pierre Fourtillan, Pascal Montagna, Arnaud Vignal, Marc Mazeas

À Versailles, 16 bosquets subsistent aujourd’hui dans les jardins. Parmi eux, 9 ont été créés par André Le Nôtre ou ont été restaurés d’après ses plans originaux. Cette architecture végétale, intimiste et originale, a été conçue comme un décor de promenades et de fêtes royales. L’occasion de redécouvrir deux bosquets parmi les plus beaux jamais créés à Versailles. Ils sont enfin reconstitués en 3D : le bosquet du Marais et le bosquet du Théâtre d’eau. Deux créations magistrales d’André Le Nôtre, aujourd’hui disparues.

À l’occasion des Grandes Eaux Musicales, nous accompagnons les fontainiers dans les bosquets, habituellement fermés au public. Ils continuent de les mettre en eau de façon traditionnelle, comme il y a 300 ans, avec les mêmes outils. L’occasion de découvrir les jeux d’eau qui donnent, depuis l’origine, leur majesté et leur fantaisie aux bosquets – de jour comme de nuit.

Autre bosquet, autre histoire : le Théâtre d’eau. Créé par Le Nôtre, puis détruit et abandonné, ce bosquet est en pleine renaissance. D’ici un an, il abritera un jardin contemporain, imaginé par le paysagiste Louis Benech. Il sera orné de 3 grandes sculptures fontaines. Nous suivons l’artiste Jean-Michel Othoniel, au début de la création de ses sculptures en perles de verre. Un hommage moderne au bosquet de Le Nôtre et aux fêtes du Roi Soleil… En avant-première : nous découvrons, en 3D, le futur jardin.


Il était une fois le Grand Trianon
Reportage : Katia Chapoutier, Damien Augeyrolles, Marie Luquet-Courbon, Agence de presse TSVP

Né du caprice d’un roi, le Roi Soleil, le Grand Trianon est probablement le trésor le plus méconnu de Versailles. Au fil des siècles, ce palais de marbre a abrité l’intimité des grands de notre pays.

Quand Louis XIV décide de faire construire le Grand Trianon, il souhaite avoir un palais de campagne, un lieu résolument voué aux plaisirs et à la détente. Amoureux des jardins, il rêve d’un palais de flore. Jules Hardouin-Mansart imagine un bâtiment de plain-pied qui permet d’admirer les fleurs et de les humer à chaque instant. Innovation royale, Louis XIV a voulu créer en son cœur un péristyle. Révolution technique et architecturale qui vaudra au Grand Trianon de rester un bâtiment totalement à part dans le règne du Roi Soleil.

Napoléon Bonaparte sera sensible à ce palais presque aérien qu’il appelle sa « maison de campagne ». Il y voit la possibilité d’un château privé où il tente d’oublier sa séparation douloureuse d’avec Joséphine. Accompagné de sa nouvelle épouse Marie-Louise, il fait réaménager les lieux, le style Empire trouve sa place dans les nombreux salons. Aujourd’hui encore, le Grand Trianon abrite de nombreux témoignages de l’intimité de l’Empereur. On y découvre un homme pressé, organisé et très sensible à l’hygiène.

Annexe du pouvoir, le Grand Trianon sera le siège (ou théâtre) de divers événements historiques comme le procès du maréchal Bazaine en 1873. Accusé d’être responsable de la défaite de la France dans la guerre franco-prussienne, il y est condamné à mort. C’est aussi au Grand Trianon que l’on signe le traité de paix avec la Hongrie suite à la Première Guerre mondiale.

Mais c’est au Général de Gaulle que l’on doit son retour sous les feux de l’actualité dans les années 60. Le président de la République y voit un lieu idéal pour accueillir les chefs d’États étrangers. Alors pour lui permettre de retrouver son lustre d’antan, on lance une campagne de restauration historique. Trois cents artisans et ouvriers vont s’activer pour entièrement désosser et restaurer le palais. On y installe également toute la technique moderne, tant en climatisation, en lumière que dans les cuisines : climatisation, électricité, équipement des cuisines.

En effet, pendant 25 ans, c’est ici que se dérouleront d’importants dîners d’État avec la Reine d’Angleterre, le Shah d’Iran ou Richard Nixon. Aujourd’hui dans l’aile républicaine, le temps semble s’être arrêté. Comme un secret incroyablement bien gardé, l’aile de Trianon-sous-bois abrite le bureau du général de Gaulle, sa chambre privée ou encore le boudoir de sa femme Yvonne.

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