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Publié par Aanil

Au sommaire du magazine "Des Racines et des Ailes", diffusé mercredi 02 avril 2014 à 20 heures 45, sur France 3 :

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Paris nouveau, Paris rétro, Paris insolite


Les berges de la Seine se métamorphosent, accueillant de nouveaux lieux de promenade et de culture. Paris se réinvente de part et d’autre de son fleuve. De la Cité de la Mode et du Design, aux quais aménagés pour les piétons, en passant par les toits végétalisés du quartier Beaugrenelle, Des Racines & des Ailes, présenté par Patrick de Carolis, vous présentera le 12 mars, ces nouveaux visages de la Seine.

Nous partirons également à la découverte d’un Paris insolite… et international. Lieux de vie ou lieux de culte, jardins exotiques ou « palais » d’influences étrangères donnent à la capitale un parfum d’ailleurs.

Aujourd’hui, à Paris, seuls 400 hôtels particuliers subsistent. Nous vous ferons découvrir les appartements de la duchesse de Sully, récemment réaménagés avec du mobilier du XVII° siècle, et la demeure de la famille de Beauharnais, actuelle résidence de l’Ambassadeur d’Allemagne. Nous vous raconterons également l’incroyable sauvetage de l’hôtel de Massa, et son déménagement, pierre par pierre, de l’avenue des Champs-Elysées au 14° arrondissement.

Nous installerons notre plateau dans l’un des plus somptueux hôtels particuliers de la capitale : l’hôtel de Lauzun, construit au XVII° siècle sur l’Ile Saint Louis. Au fil des siècles, ses salons richement décorés ont abrité plusieurs propriétaires. Au XIX° siècle, l’hôtel a même accueilli les réunions du « club des Haschichins », composé de Théophile Gautier, Eugène Delacroix, Gustave Flaubert, Alexandre Dumas ou Honoré de Balzac…


La Nouvelle Seine
Réalisateurs : Camille Robert et Jacques Plaisant, images : Raphaël Licandro, montage : Antoine Laugier, musique : Geoffrey Quellien

C’est un voyage au fil de l’eau que nous vous proposons. Aujourd’hui le long des rives de la Seine, classées au patrimoine mondial de l’UNESCO, Paris se métamorphose. Comme de nombreuses capitales, Paris se tourne enfin vers son fleuve.

Depuis des décennies, les quais sont le royaume de la voiture, comme un rempart entre la ville et l’eau, mais aujourd’hui cette muraille se fissure. A l’image des nouveaux quais de Seine, ici, c’est un autre rythme, une autre façon de vivre la ville. Loin d’être un phénomène de mode, il semble que la Seine soit aujourd’hui redevenue le poumon de la capitale.

Nous allons donc découvrir ces lieux liés au fleuve qui sont en train de naître ou de renaître. Des entrailles du pont Alexandre III, qui va bientôt accueillir un haut lieu de la gastronomie, au viaduc d’Austerlitz, qui vient de faire peau neuve, en passant par les anciens magasins généraux de Paris, devenus la Cité de la mode et du design, nous verrons comment, petit à petit, sur les quais de Seine, Paris fait peau neuve.

Nous suivrons aussi l’aventure de la création de nouveaux lieux de vie, avec la renaissance du quartier de Beaugrenelle, dont certains toits accueillent aujourd’hui la plus grande surface végétalisée de la capitale.

Le long de la Seine, sur l’Ile de la Cité, nous assisterons à la repose spectaculaire de l’archange Saint Michel au sommet de la Sainte Chapelle, et nous vous ferons découvrir la face cachée des nouveaux aménagements du premier étage de la tour Eiffel.


Tout un monde à Paris
Journaliste : Thibaud Marchand, JRI : Raphaël Licandro, Montage : Marie Luquet- Courbon, Musique : Geoffrey Quellien

S'il existe un endroit à Paris où les architectes du monde entier semblent s'être tous donné rendez-vous, c'est bien à la Cité Universitaire Internationale, à deux pas du Parc Montsouris. Lors de son footing matinal, nous rencontrons Alireza, un étudiant iranien qui habite la cité universitaire depuis quatre ans. Japon, Grèce, Cuba, avec lui, nous faisons le tour du monde en quelques foulées! Et nous poussons les portes des résidences les plus luxueuses de la Cité Universitaire…

Au nord de Paris, c’est un vent de Russie qui souffle sur la capitale. A l’église Saint-Serge de Radonège, les fidèles se sont rassemblés en nombre pour célébrer la fête de leur saint patron. Une cérémonie lumineuse, parfumée d’encens et rythmée par les chants orthodoxes. Cette église renferme un chef d’œuvre : son iconostase, l’une des plus belles d’Europe de l’Ouest. Ces icônes, Elisabeth Ozoline les connaît par cœur. Cette fille d’immigrés russes blancs est l’une des restauratrices de fresques orthodoxes les plus réputée d’Europe. Nous découvrons avec elle les secrets de ces images sacrées.

Outre les fresques orthodoxes, Elisabeth Ozoline a une autre passion : l’architecture « russe ». Elle aime dénicher dans Paris des coins qui lui rappellent son pays. Nous partons avec elle à la découverte d'un « village russe », caractéristique de la Russie du XIXème siècle, la Russie des Tsars !

A Boulogne-Billancourt, au jardin Albert Khan, on se croirait plongé en plein cœur du Japon, du côté de Kyoto. Albert Khan, banquier et mécène, tomba amoureux du Japon lors d’un voyage en 1898. Il décida alors de créer chez lui un jardin japonais, dans lequel il fit installer, maisons, pagode, pont… rapportés en pièces détachées d’un voyage en 1909. Aujourd’hui, nous suivons Michel, formé par les meilleurs jardiniers du Japon, qui procède de manière très respectueuse à la taille des cyprès « à la japonaise », et qui nous fait pénétrer à l’intérieur des maisons japonaises importées il y a cent ans. D’ici c'est une œuvre d'art végétale qui s'offre aux yeux.

Autre témoignage de la vague orientaliste qui a déferlé sur Paris jusque dans les années 30, des cinémas : la Pagode, une étrange pagode made in France, et le Louxor. Après plusieurs années de travaux, le cinéma le Louxor a enfin ré-ouvert ses portes il y a quelques mois. Philippe Pumain nous présente les magnifiques salles restaurées qui nous plongent dans un univers néo-égyptien.

A Courbevoie, Frédéric Didier, Architecte en chef des monuments historiques, vérifie avant l’ouverture au public les bulbes du toit du Pavillon des Indes. Ce vestige de l’exposition universelle de 1878 a bien failli disparaître. Après une longue période de restauration, il a retrouvé tout son faste.

A quelques dizaines de mètres, changement de décor… On se croirait en Scandinavie. Au milieu des grands sapins du parc se cache un autre coin insolite complètement méconnu : le pavillon Suède-Norvège, l’une des premières maisons « durables » du monde! Les architectes suédois ont utilisé du bois recyclé et compressé pour faire les décors typiquement scandinaves de la façade. A l’intérieur de ce pavillon transformé en musée et parfaitement conservé, on retrouve l’ambiance chaleureuse des chalets nordiques.


Hôtels particuliers
Réalisateur Jacques Plaisant, Caméra Raphael Licandro, Montage Antoine Laugier, Mixage Klébert Fleury

Paris compte aujourd’hui plus de 400 hôtels particuliers. Au XVII° siècle, il y en avait plus de 2 000.

A cette époque, Louis XIII crée la place Royale, actuelle place de Vosges. En quelques années le quartier va devenir le royaume des hôtels particuliers. L’un des grands personnages de l’époque, le duc de Sully, décide d’y racheter l’une des plus belles bâtisses de la capitale, elle prendra rapidement son nom: l’hôtel de Sully. Cette demeure est encore aujourd’hui l’un des plus beaux témoignages de la splendeur des hôtels particuliers de la capitale. Le Centre des Monuments nationaux a décidé de redonner vie à l’un des appartements du bâtiment, celui de la duchesse de Sully, une Précieuse du Grand siècle qui tenait salon.

Cette opération inédite permet de faire renaître un intérieur du 17° siècle et de mieux comprendre comment on y vivait. Après plusieurs mois de travaux et de recherches, nous découvrons un lieu unique dans la capitale : les appartements d’une duchesse parisienne du 17° siècle.

Nous quittons le Marais pour les bords de Seine, où l’un des hauts lieux de la diplomatie et du pouvoir nous ouvre exceptionnellement ses portes : l’hôtel de Beauharnais, construit en 1713. Il sert aujourd’hui de résidence à l’Ambassadeur d’Allemagne.

Ici, depuis le début du 19° siècle rien n’a changé. Chaque objet nous plonge au cœur de l’histoire du Premier Empire. C’est Eugene de Beauharnais, le fils adoptif de Napoléon Ier, qui achète la maison en 1803, et lui donne son nom, mais ce sont deux femmes qui vont en faire un lieu hors du commun: Hortense, sa sœur, et surtout Joséphine de Beauharnais, sa mère. La première épouse de Napoléon Ier va ici donner libre court à sa passion pour l’architecture et les arts. Dans chaque pièce, on retrouve la marque de Joséphine, comme la figure du cygne, l’oiseau fétiche de l’Impératrice, symbole de l’animal suiveur, fidèle à l’Empereur.

Direction maintenant le sud de la capitale pour découvrir le destin d’un autre hôtel particulier, l'hôtel de Massa, et l'histoire de son extraordinaire sauvetage. Caché au fond d’un jardin, l’hôtel de Massa semble désormais bien discret, et pourtant, son histoire a fait la Une des journaux au début du XX° siècle. Cette bâtisse est née sur l'avenue des Champs-Élysées en 1778, quand ceux-ci étaient encore une promenade à la campagne. Les années passent. Au début du XX° siècle, les boutiques envahissent l’avenue, l'hôtel de Massa est alors l’un des derniers hôtels particuliers des Champs-Elysées. Alexandre Bader, le fondateur des Galeries Lafayette, rêve alors de construire sur cet emplacement un building de commerces à l’américaine. L’hôtel risque la démolition. L’Etat prend alors une décision étonnante: pour le sauver on va le déplacer. Commence alors un chantier étonnant. En 1927, l'hôtel est démantelé pierre par pierre, puis intégralement remonté dans le 14° arrondissement.

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