France 3 diffuse, vendredi 12 mars 2010 à 20 heures 35, le magazine de la mer "Thalassa".
Thalassa nous propose de partir 10 mois en expédition. Un itinéraire qui
sillonnera les côtes de la Méditerranée, la mer Rouge et l'océan Indien. 32 escales et autant de pays à découvrir, de Lorient, en France, à Madagascar. Au programme : de l'évasion, de l'histoire,
des enquêtes, des carnets de voyage, des rencontres avec les femmes et hommes qui font la richesse de tous ces pays. Mais aussi, une aventure maritime, avec les scientifiques et l'équipage du
bateau Tara qui seront nos compagnons de route dans cette aventure.
L'expédition : Voyage au sultanat d'Oman
Partons pour les bords de la mer d’Oman, dans un pays à la longue tradition maritime et dont les navires ont fait commerce pendant des siècles, du Golfe Persique à Zanzibar et sur les rivages de
l’Océan Indien. Si les cargos remplacent peu à peu les grands boutres d’autrefois, le sultanat d’Oman est aujourd’hui encore un carrefour entre l’Afrique, l’Arabie et l’Asie. Riche de son pétrole,
le pays de l’encens s’ouvre désormais au tourisme, entre mer et désert. Cette région du monde et ses routes maritimes ont toujours fait l’objet d’attaques de pirates. Mais de nos jours, ces pirates
élargissent de plus en plus leur zone d’action. Aujourd’hui, ils sévissent jusqu’aux abords des Seychelles.
Sur la route de la grande histoire maritime d'Oman
Un reportage de Véronique Nizon et Georges Pinol (durée 15 minutes)
Une production France Télévisions-halassa
A la pointe de la péninsule arabique, le berceau de l’histoire maritime d’Oman est notre point de départ. La cité des navigateurs-commerçants réputés pour leur endurance abrite toujours les plus
grands armateurs du pays. Privilège, l’un d’eux nous reçoit chez lui. Le port, lui, a cessé de vivre aux rythmes des retours des bateaux. Pour trouver ces grands boutres qui naviguent encore en
Oman, nous devons descendre plus au Sud. Sur notre parcours, une étonnante rencontre avec les pêcheurs nomades nous entraine dans une traversée des fascinantes dunes de sable ocre de Wahiba, un
désert en bord de mer. C’est là, entre le désert et la mer d’Arabie, sur cette côte où la route bitumée n’a pas encore totalement remplacée les pistes, que vit l’une des rares communautés de
pêcheurs-bédouins. Encore plus au Sud, les boutres de pêche sont bien au rendez-vous. Etrange endroit pour une rencontre avec des négociants. Il n’y a ni port ni infrastructure. Signe des temps, ni
les bateaux ni les marins ne sont plus originaires d’Oman.
Sur la route du Grand Sud d’Oman
Un reportage de Véronique Nizon et Georges Pinol (durée 15 minutes)
Une production France Télévisions-Thalassa
Dans le Sud du pays, Salalah se confond avec son port. Construit il y a 12 ans, c’est désormais un lieu de transbordement incontournable pour les grandes compagnies maritimes. L’activité portuaire
est l’une des voies de développement choisi par le sultanat d’Oman. Le territoire est le plus petit producteur de pétrole de la région arabique et ses réserves seront épuisées dans moins de 20 ans.
Autre grand pari du pays : le développement du tourisme. Une magnifique île déserte, à 30 milles au large, sera transformée en hôtel de grand luxe, tant pis pour les tortues et les oiseaux qui
venaient nicher là ! Sur le continent, presque en face, une ville touristique sort des sables sous nos yeux, avec marina et golfe vert à la clé. Ces chantiers contrastent avec la vie des habitants.
Le village de Taqha est réputé pour les tonnes de sardines qui y sont pêchées. Mais elles ne finiront pas dans les assiettes. A quelques kilomètres de la côte, nous découvrons un monde rural où les
vaches, après avoir passé la journée dehors, rentrent seules et à l’heure dans les fermes. Ces ruminants se régalent des sardines séchées.
Mascate
Un reportage de Véronique Nizon et Georges Pinol (durée 10 minutes)
Une production France Télévisions-Thalassa
Rendez-vous dans le quartier d’affaires flambant neuf de Mascate, la capitale du sultanat d’Oman, pour une rencontre et une découverte de la ville avec Said. Cet Omanais appartient à une famille
exilée sur l`île de Zanzibar, l`ancienne colonie d’Oman. Il est revenu au pays au début des années 70. Contraste radical avec ses premiers souvenirs. Mascate ressemblait alors à un gros village de
quelques milliers d’habitants, coupé du monde et plongé dans une extrême pauvreté.
De ce passé, il ne reste pas grand-chose. Avec la découverte du pétrole et l’arrivée au pouvoir d’un nouveau Sultan, la ville offre prospérité et modernisme. Grâce au Sultan, les femmes peuvent
bénéficier d’un peu plus de libertés que dans les pays voisins. Raya, une jeune artiste peintre, se consacre à son art, sans avoir envie pour l’instant de se marier. La ville est parfois appelée la
« petite Suisse arabe ».
Contrebande dans le détroit
Un reportage de Véronique Nizon et Yvon Bodin (durée 10 minutes)
Une production France Télévisions-Thalassa
Chaque jour, des centaines d’Iraniens traversent le détroit d’Ormuz pour se rendre au Moussandam, une province du nord du sultanat d’Oman. Cette enclave avancée sur le détroit est devenue le lieu
de passage des marchandises entre Dubaï et Bandar Abbas. Cela concerne aussi bien des chèvres que des cigarettes, des magnétoscopes ou des fruits.
De ce côté, sur la rive omanaise, l’activité est florissante et profite à tout le monde mais en face, sur la rive iranienne, elle est considérée comme de la contrebande totalement illégale et elle
est sévèrement réprimée.
Le USS John Barry, le bateau d'argent
Un reportage d’Herlé Jouon et Loïc Houeix (durée 11 minutes)
Une production Grand Angle Productions
Torpillé en 1941 au sud du sultanat d'Oman, le libertyship John Barry repose par 2600 m de profondeurs. Dans ses cales, un trésor gardé secret pendant plus de 35 ans.
Après avoir localisé l'épave dans les années 90, une poignée d'américains, membres d'une société d'exploration sous-marine, décident de remonter à la surface le précieux chargement. Mais dans ces
profondeurs, l'opération va s’avérer plus que délicate.
Pirates : haute tension dans l’Océan Indien
Un reportage d’ Isabelle Billet et Nicolas Vrignon (durée 30 minutes)
Une production France Télévisions-Thalassa
Au début de l’hiver (novembre 2009), la tension est à son comble aux Seychelles : la piraterie qui semblait si lointaine est désormais aux portes de l’archipel paradisiaque. En quelques mois, un
voilier de plaisance, quatre bâtiments de commerce, deux thoniers se sont faits kidnapper dans leurs eaux et à proximité, sans parler des nombreuses attaques qui ont échouées. Les pirates
délaissent le golfe d’Aden, trop contrôlé, pour tenter leurs chances dans les zones moins surveillées de l’océan indien. Les autorités seychelloises sur les dents parlent de terrorisme maritime et
appellent la communauté internationale à l’aide.
L’équilibre économique du pays est menacé : le tourisme, le ravitaillement de l’archipel et la pêche au thon bien sur, deuxième richesse du pays. Les pêcheurs bretons, basés aux Seychelles depuis
presque 30 ans, ont provisoirement réglé le problème des pirates : aujourd’hui ils pêchent sous la protection de militaires lourdement armés. Les espagnols, eux, accusent le coup : ils sont tous
rentrés au port car l’un de leur navire vient de se faire kidnapper. Ils ne repartiront pas avant d’avoir embarqué des mercenaires payés par leurs armateurs pour les défendre contre un ennemi
imprévisible.