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Copyright Jérôme Prébois


Bonjour Antoine de Caunes.

Bonjour.


Le 2 décembre, « La folle histoire d’amour de Simon Eskenazy » sera à l’affiche. Quelle réaction avez-vous eu quand Jean-Jacques Zilbermann vous a dit qu’il envisageait de réaliser la suite de « L’homme est une femme comme les autres », film dans lequel vous avez joué ?


J’ai été ravi. Je l’attendais depuis un moment. On avait évoqué cela superficiellement après avoir tourné le premier en se disant : « ça serait bien, un jour, de se retrouver ». Comme toujours dans le cinéma, il y a les choses qu’on dit et les choses qu’on fait. J’avais gardé un très bon souvenir du tournage et du travail sur le personnage de Simon, que j’aime énormément, et dont je conserve toujours un petit bout en moi. J’attendais ce jour, et on a continué à se fréquenter. Quand c’est arrivé, j’étais ravi.


Quelle sorte de réalisateur est Jean-Jacques sur ce tournage, par rapport au premier ?

Il est beaucoup plus détendu aujourd’hui qu’à l’époque. Jean-Jacques est un garçon très anxieux. Parce qu’il réfléchit énormément, et en même temps il fait confiance à son instinct. Les choses qui viennent instinctivement, il les remet dans la balance, il les repense, les « recérébralise ». Mais il est beaucoup plus détendu qu’il ne l’était il y a 10 ans. Je pense que s’il était tendu comme cela il y a 10 ans, c’est parce qu’il racontait quelque chose de très intime dans « L’homme est une femme comme les autres ». Les films ne sont pas autobiographiques, mais il s’inspire de sa réalité, de ce qu’il est, de ce qu’il vit, pour nourrir sa fiction. C’est toujours délicat quand on va sur un terrain aussi fragile que celui de « L’homme est une femme comme les autres », à l’époque. Dix ans après, parce qu’il est passé par cette première étape, il était plus détendu. Dix ans ont passé, un autre film, du théâtre, la vie... Je l’ai trouvé plus serein, toujours anxieux, mais il le sera jusqu’à son dernier souffle. Il a profité de la vie entre temps, la perte de sa mère, histoires d’amour compliquées, son déménagement dans le quartier de Château Rouge…


Avant même de lire le scénario, en lisant le titre du film, est-ce que vous vous êtes dit « Oh my god, qu’est-ce qui va encore me tomber sur la tête ? »


Je me suis pas dit ça. Ce qui me plaisait beaucoup, dans « L’homme est une femme comme les autres » c’est qu’il arrivait à traiter avec légèreté, ironie et tendresse des choses assez graves, ce qui n’est pas courant dans le cinéma français. Je vois plus ça dans le cinéma anglosaxon. Le postulat premier de « L’homme est une femme comme les autres » était assez gonflé : c’est l’histoire d’un homosexuel juif sur qui pèse le poids de la famille et de la tradition, qui va se retrouver contraint et forcé d’essayer une aventure hétérosexuelle qui va mal tourner, mais dans un premier temps qui va améliorer sa position dans son milieu, pour finalement la compliquer d’avantage. Sur le papier, on se dit que tout est dans le traitement, l’écriture. Une fois que ce postulat est posé, quand vous reprenez le personnage 10 ans après, c’est comme Truffaut le faisait avec Doinel. Je ne compare pas Jean-Jacques à Truffaut mais le principe d’avoir un personnage que l’on reprend de film en film et dont on suit les aventures avec la vie qui passe, c’est très excitant. Je n’avais aucune appréhension sur la nature du deuxième film. Quand il m’a dit que ça allait être l’histoire d’amour de Simon avec un travesti musulman … Sur le principe, ça ne me fait pas peur, parce que je sais comment travaille Jean-Jacques et qu’on a déjà en commun l’expérience du premier film. J’aurais peut être été plus effrayé si c’était arrivé par un autre réalisateur.


Qu’est-ce qui vous a donné envie de replonger dans la peau de ce personnage ?

Le fait que quand on avait fait le premier film, c’était la première fois que j’avais le sentiment qu’on me donnait vraiment quelque chose à jouer, que ce n’était pas du De Caunes décliné dans quelque chose de plus ou moins lointain. Là il y avait un vrai personnage à construire. Simon est juif, homosexuel, il est clarinettiste et il joue du Klezmer. Je suis loin de ça, je ne joue pas de clarinette et je ne suis pas juif. C’était vraiment intéressant de travailler un personnage comme ça, qui plus est avec l’effet miroir du réalisateur en face, quelqu’un qui raconte sa vie d’une certaine manière, même si ce n’est pas autobiographique. Il s’inspire de sa vie pour nourrir son film. C’est l’effet miroir. Je n’avais pas en face le modèle, mais quelque chose qui pouvait vraiment me nourrir. Ça s’est bien passé, on s’est très bien entendu. On est devenu ami. J’ai eu beaucoup de tendresse pour ce personnage de Simon, je me suis senti proche de lui, il y a plein de passerelles entre lui et moi. Je l’ai quitté à regret, et j’ai eu plaisir à le retrouver quelques années plus tard.


Quelles passerelles ?

J’aime beaucoup le regard qu’il porte sur le monde, la distance qu’il met entre lui et les choses, sa manière de toujours dire non d’abord pour dire oui après. J’aime beaucoup sa manière d’être, sans juger, sans compliquer. C’est une personne équivoque plutôt qu’univoque. J’aime le lien qu’il a avec sa tradition dont il essaie de se dépêtrer, les problèmes que cela lui pose dans l’exercice de son art. Il y a plein de choses qui me parlent.


Çà n’a pas du être facile de replonger dans un personnage comme celui-ci, qui a son comportement, il joue de la clarinette… On n’a pas l’impression que 10 ans se sont passés.


C’est de la technique et du travail. La vraie difficulté, sur ce personnage, je l’ai eu il y a 10 ans, quand il a fallu que je trouve les clés pour le jouer. Je ne suis pas Simon, il faut arriver à jouer cela, sans qu’on se pose la question à savoir si le comédien joue la comédie ou pas. La porte d’entrée à l’époque, c’était la musique. Je m’étais posé plein de questions. Comment on joue un homosexuel ? Est-ce que c’est « la cage aux folles », ou au contraire, un personnage que l’on ne surjoue pas ? Comment on joue un juif ? En revanche, la musique… Le klezmer est une musique qui a une spiritualité extraordinaire et qui est en même temps très ancrée dans la réalité, avec beaucoup de joie, de tragédie, une histoire qui n’est pas des plus légères… En apprenant à jouer de l’instrument, en apprenant cette musique qui est plus un chant, j’ai compris le personnage. Il y a la technique mais surtout l’idée que c’est un chant intérieur. Quand vous assimilez cette idée, le personnage est là. Cela résout le problème de la judéité. Si vous jouez quoique ce soit par-dessus, c’est redondant. Et l’homosexualité, il n’y a rien à jouer, c’est ce qui est écrit. Si vous commencez à faire des manières, à prendre des pauses, c’est atroce, vous êtes dans la caricature, dans la parodie. L’idée, c’est ce que j’ai beaucoup appris avec le premier, c’est que « less is more ». Moins on en fait mieux c’est. Tout est dans la retenue et l’épure. Gommer, à chaque fois qu’on a la tentation de rajouter un petit truc, on enlève. Quand on voit ce personnage, il est à deux pas du monde, il subit les choses et agit sur elles. Il s’en amuse, subit la lourdeur, arrive à la transformer. Ce travail, qui a été fait à l’origine, concerne le même personnage. Je ne vais pas jouer le temps qui est passé. Je ne vais pas claudiquer ou me promener avec un déambulateur. C’est juste le temps qui est passé. Il est sur le visage, dans la silhouette, la manière d’être. Il y a une cohérence. Je peux parler de la grande attention qui a été portée à gommer, à aller de plus en plus vers l’épure.


Cela veut dire que les deux films de Jean-Jacques ont été une très bonne expérience pour vous ?

Oui. J’adore cela. Je souhaite et j’espère de tout coeur qu’on fera un troisième volet. Il y a un projet. On a eu tellement de plaisir à continuer cette histoire que la logique veut qu’on continue à suivre Simon dans sa vie, d’ici quelques années, pour voir où il en est. A chaque fois, c’est un état des lieux. Jean-Jacques a déjà un titre, que j’aime énormément, mais que les distributeurs refuseront. C’est « Mon grand père est une lesbienne ». Je suis pour qu’on aille jusqu’au bout, qu’on se retrouve à moitié gâteux et dégoulinant, et qu’on tourne la fin de vie de Simon. J’adorerais ça.


Qu’est-ce qui est la force comique, la pate de ces deux films ?

Elle est très simple, c’est le mélange de tragédie et de distance. Simon perd sa mère, se retrouve seul avec un fils qu’il n’a jamais vu, qu’il peut à peine approcher, à qui il veut juste transmettre subrepticement quelque chose qui symbolise sa musique. Il a toutes les peines du monde à choisir entre deux aventures sentimentales, alors qu’il a la cinquantaine bien tapée. Sur le papier, on se dit qu’il va falloir sortir la comédie au pied de biche. Justement, le regard qu’il porte là dessus est un regard usé et tendre. Il y a une réplique de Bella, la mère de Simon, que joue Judith, qui résume tout ça. Elle ne supporte pas qu’il soit gay, en bonne mère juive. Il lui présente son amant, le prof de philo. Il lui explique qu’il travaille sur la philosophie grecque, la tragédie… Elle lui dit : « La tragédie, moi je connais ». Elle est là la comédie. C’est une forme d’humour qui ne cherche pas à faire de l’humour, qui ne cherche pas à être drôle à tout prix, qui est juste dans le regard, la nuance ; c’est comme ça que je pourrais le définir.


Vous partagez cette vision comique ?

Evidemment. Il y a quelque chose de très anglais, qui me plait beaucoup, c’est le sens de l’understatement. Il y avait dans Monthy Python une scène avec John Cleese, qui était devant une table, sur la table il y avait une théière en métal posée sur un feu. Ça chauffait pendant des lustres. A un moment, John Cleese attrapait la théière en métal. Evidemment, on devinait qu’il suffisait de s’approcher pour se bruler. Il l’attrapait à pleine main, restait complètement stoïque, et disait : « Well, it is amazingly hot ». C’est exactement ça. Dans notre tradition de comédie, on prendrait la bouilloire et ça serait Tex Avery. On sauterait au plafond. Pas du tout, vous restez complètement stoïque. Je retrouve ça dans le type d’humour de Jean-Jacques, je me sens très confortable avec ça.


Est-ce que vous trouvez audacieux de faire des comédies sur des thèmes qui sont sujets à polémique dans la société ? L’attirance entre deux hommes, un homme et une femme en sachant que la femme est un homme, le dialogue entre la religion juive et musulmane. Jean-Jacques rassemble les deux, vous trouvez ça audacieux ?

Oui, j’aime bien ça.Jje trouve qu’on vit une époque de grande confusion aujourd’hui, donc c’est un thème très actuel. La confusion des gens, la confusion mentale… Je trouve que c’est un film très contemporain, et que c’est un sujet plus intéressant que l’histoire d’une bande de jeunes mecs en vacances. Ça parle plus du monde dans lequel je suis, même si je ne suis pas gay, si je ne suis pas travesti, ça me raconte énormément de choses. Oui, c’est gonflé. D’ailleurs, il a eu un mal fou à monter son film. Il a même hérité en cours de route de quelques réflexions d’une chaine du service public, dont le directeur de la fiction lui a dit qu’il ne pouvait pas prendre le film parce qu’ils avaient déjà leur film « pédé » de l’année. Oui… vous voyez, il y a encore beaucoup de chemin à faire.


Dix ans ont passé entre les deux films. Qu’est-ce que ces 10 ans ont changé pour vous, personnellement et professionnellement ?

Plein de choses. Il y a 10 ans, je n’avais pas commencé à réaliser. J’ai fait 4 longs métrages, j’ai fait l’acteur dans d’autres films. J’ai fait des documentaires. J’ai fait plein de choses. J’ai essayé, je suis allé là où je voulais aller. J’ai fait les films que j’avais envie de faire, j’ai traité certaines des histoires que j’avais envie de traiter. Ce n’est pas fini. J’ai appris énormément de choses. Il y a eu des succès et des échecs. Je me retrouve 10 ans après avec la même envie, le même enthousiasme. Ma grande crainte est de me dire qu’en vieillissant, je vais être désenchanté, désabusé. Là pas du tout, j’ai toujours une sorte d’enthousiasme de gamin mal vieilli.


L’histoire de Jean-Jacques sent le vécu. Est-ce que ce sentiment de vécu est important pour vous, pour donner encore plus de sincérité au personnage ?


C’est un cas particulier. C’est ce qui fait que son cinéma est aussi unique et personnel. Il parle de lui, son matériau, c’est lui. Quand il fait « Tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir des parents communistes », c’est son enfance ; « Les fautes d’orthographe », c’est l’école. Quand il fait « L’homme est une femme comme les autres », c’est ses débuts dans la vie. Le nouveau, c’est 10 ans après. Il nourrit son cinéma de ce qu’il est, de ce que la vie lui réserve. Evidemment, c’est particulier. C’est cet effet miroir dont je vous parlais. Vous avez en face de vous une référence directe. Quand on joue, qu’on se pose des questions sur une scène, on y réfléchit avec un auteur, un réalisateur, on essaie de trouver la vérité de la scène. Là, on a la vérité de la scène et du personnage en face de nous. Si quelqu’un peut nous donner la clé, c’est le réalisateur. Or cette clé là n’ouvre pas toutes les portes, ça serait trop simple, mais c’est une des clés possibles pour trouver la justesse et la vérité de ce que vous êtes en train de raconter. C’est particulier, ça change d’une fiction classique.


Entre autre, vous donnez la réplique à un comédien extraordinaire, qui s’appelle Mehdi Dehbi. Comment avez-vous travaillé avec lui et quel regard portez-vous sur son jeu ? Il est étonnant !

Il joue 4 personnages. Il est très étonnant. Jean-Jacques a fait un casting ultra poussé, il a vu 350 jeunes comédiens, pour écrémer et finalement arriver à un choix final de 3 comédiens possibles. On a fait des essais avec les trois. Mehdi était là et il était évident que c’était lui. Je ne parle pas de ses qualités, mais c’était le personnage. Il avait la puissance de feu pour pouvoir endosser les 4 défroques. Il sort du conservatoire, il est tout frais. C’est un drôle de personnage, très fier. On a travaillé en faisant des lectures, on a fait pas mal de lectures. Une lecture est une lecture. Vous mettez les mots en bouche, vous réfléchissez aux situations, au scénario. On n’est pas dans le décor avec les costumes, et Dieu sait si les costumes ont de l’importance. Je savais en travaillant avec lui qu’on allait dans la bonne direction. Mais c’est au moment où on a commencé à tourner pour de bon que je me suis rendu compte du chemin qu’il avait parcouru, du travail qu’il avait fait pour approcher et incarner les personnages, et de la justesse avec laquelle il faisait cela. Après, comme sur tous les plateaux de cinéma, on s’est épaulé, aidé, soutenu, avec Jean-Jacques, fidèle à luimême, dans un état d’anxiété pathogène. C’est pour ça qu’on l’aime, et c’est pour ça qu’il fait les films qu’il fait. Ça peut être déstabilisant pour un jeune comédien. C’était plus s’aider l’un l’autre dans des choses à jouer parfois délicates.


Est-ce troublant et déstabilisant de jouer avec un acteur aussi à l’aise avec son corps, qui joue sur sa part de masculinité et de féminité en permanence ?


Ça peut être troublant si vous me prenez à l’improviste. Si on tournait une scène d’impro et que je me retrouvais avec un comédien sans savoir si c’est un homme ou une femme… On part quand même de l’idée qu’on avait fait un gros travail en amont. Je ne suis pas arrivé sur le plateau en disant : « Tiens, Mehdi, est-ce toi ? ». C’est troublant, c’est pour cela que le pari est réussi, parce qu’il fonctionne aussi bien en fille qu’en garçon. Il est aussi troublant en fille pour un garçon que l’inverse. Le cousin, joué par Max, il arrive et a cette confusion, il est persuadé que c’est une jolie fille qu’il aimerait bien se taper. Dans notre manière de le jouer, c’était une aide considérable mais je ne peux pas dire que j’étais troublé, j’assistais moi-même le matin à sa transformation, je savais qui était derrière le masque.


L’ambigüité sexuelle a quand même dû en troubler plus d’un et plus d’une ?

Oui. C’était saisissant. Ce qui était saisissant, c’est qu’il n’y avait pas de sur-jeu. J’avais très peur de ça, avec un jeune comédien qui arrive dans un rôle costaud comme celui là. Il aurait pu avoir la tentation d’en rajouter, pour se sentir plus en sécurité. Là c’était très impressionnant.


Il est très à l’aise dans sa part de féminité et dans le travail avec son corps. Et vous en tant qu’acteur ?


Moi je suis très à l’aise avec ma part féminine, elle ne me pose aucun problème. On est fait de féminité et de masculinité, je trouve toujours suspect d’essayer de camoufler l’un ou l’autre. Cela ne me pose aucun problème. Je n’ai jamais eu de problème avec ça.


Comment se sont passées les retrouvailles cinématographiques avec Elsa Zylberstein, avec qui vous avez déjà joué dans « L’homme est une femme comme les autres ». Ça a pu être un peu déstabilisant au début, j’imagine ?


On est en très bons termes. On s’est rencontré sur le premier, on s’est séparé un moment. On est en très bons termes tous les deux. On était ravis et émus de continuer dans la fiction cette histoire. L’histoire continue 10 ans après. A la fin du premier épisode, Rosalie et Simon se séparent. Elle est enceinte jusqu’aux yeux, il rentre en France parce qu’il est chassé par la famille. 10 ans après, il n’a pas réussi à voir son fils, et elle revient à Paris lui annoncer qu’elle se marie et qu’elle va avoir un fils. Ce n’est pas une transcription de la réalité telle qu’elle est. C’était très attendrissant de retrouver les sensations du plateau qu’on avait pu connaitre, de pouvoir renouer avec ces personnages là. Ça aurait été compliqué si on avait été en guerre. Mais ça c’est très bien passé.


Dans le troisième volet, on retrouvera tout le monde sauf Judith ?

On la retrouvera peut être, parce qu’on peut survivre à sa mort quand on est une mère juive. Je ne peux pas anticiper sur le troisième épisode, mais la bande continue.


J’imagine que cela doit être jouissif de redonner la réplique à Judith Magre et Catherine Hiegel, avec qui vous jouiez dans le premier film. Ce sont des actrices de théâtre qui ont le ton juste. Je pense que cela doit booster un film, un personnage et un acteur ?

Oui. Vous avez des partenaires qui vous marquent plus ou moins quand vous tournez. Catherine et Judith, qui sont des comédiennes exceptionnelles du théâtre et du cinéma, ont des présences très fortes et très justes par rapport aux personnages qu’elles incarnent. Quelque chose de très naturel se passe. On a le sentiment qu’on n’est plus en train de jouer. On s’amuse beaucoup à le faire. Je retrouve Judith, qui joue ma mère, et je retrouve ma mère de cinéma. Les frontières dont je vous parlais des retrouvailles avec Elsa valent aussi pour Judith et Catherine, alors que Catherine jouait dans le premier film, ma belle mère, là elle est devenue mon manager, il y a eu une promotion canapé !


On a parlé d’Elsa Zylbertsein, de Mehdi, de Catherine, de Judith. Est-ce que vous pouvez me faire le pitch du film, afin que les spectateurs comprennent l’histoire du film ?

C’est très simple. C’est l’histoire d’un musicien juif homosexuel qui tombe amoureux d’un travesti musulman au moment où il perd sa mère. C’est une comédie !


Votre anniversaire, c’est le 1er décembre, la veille de la sortie du film, c’est un clin d’oeil, un hasard ?

Bien sûr, les distributeurs ont choisi intentionnellement cette date pour me faire plaisir. Ce sont des pratiques courantes dans le milieu du cinéma pour faire plaisir aux acteurs. Donner le titre qu’ils aimeraient, faire l’affiche qu’ils voudraient, sortir le film le jour de leur anniversaire… Ce sont des petites attentions.


Et bien bon anniversaire et à très bientôt.


Merci.


Interview réalisée par Franck Peltier


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La Folle histoire d'amour de Simon Eskenazy : Extraits vidéos


La Folle histoire d'amour de Simon Eskenazy : Film annonce
Vendredi 27 novembre 2009 5 27 /11 /Nov /2009 07:26
- Publié dans : Interview - Par Aanil - Ecrire un commentaire
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