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Publié par Aanil

ARTE diffuse, dimanche 19 janvier 2014 à 20 heures 45, le film réalisé par George Stevens "L'homme des vallées perdues".

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© Paramount Pictures


Shane, un cow-boy solitaire vient en aide à une famille de fermiers harcelée par un grand propriétaire. Raconté du point de vue d'un enfant, un western original devenu mythique aux États-Unis. Avec Alan Ladd, Jean Arthur et Jack Palance.


Shane, un aventurier solitaire, arrive dans une petite bourgade de l'Ouest américain. Il est accueilli dans la ferme de Joe et Marian Starrett. Leur fils, Joey, voue immédiatement une admiration sans bornes à cet étranger au regard clair, fort et bienveillant. La région est mise à sac par Ryker, qui tente de s'approprier les terres des fermiers. Starrett organise la résistance des cultivateurs. Mais Ryker fait appel à un tueur professionnel, Wilson, qui abat un fermier pour inciter les autres à abandonner la lutte...

Bigger than life

La popularité de ce western mythique est immense aux États-Unis où il fait presque partie du patrimoine national. Pourtant, le film de Stevens s’éloigne par bien des aspects des chefs-d’œuvre du genre signés Ford, Walsh, Hawks, Vidor et les autres. L’homme des vallées perdues est au western ce que Le magicien d’Oz est à la comédie musicale ou La vie est belle au mélodrame : une anomalie devenue pour certains un modèle, voire un monument au fil du temps. Ce qui est original, c’est que le film est raconté du point de vue d’un enfant. Shane devient le héros de Joey, qui épie ses moindres gestes et boit ses paroles avec admiration, fasciné par le halo d’aventure et de danger qui entoure l’étranger. L'enfant idéalise ou fantasme tout ce qu’il observe, y compris l’amour platonique qui va naître entre Shane et la femme du fermier. Cela confère au film un aspect "bigger than life" où le héros est un chevalier sans peur et sans reproche (l’angélique et court sur pattes Alan Ladd) et où les méchants sont très méchants, y compris sur le plan physique (l’anguleux Jack Palance en tueur à gages de dessin animé dans un rôle qui le marquera à jamais.) Le film est un superbe livre d’images en Technicolor qui contient de nombreuses scènes inoubliables. La bagarre dans le saloon et l’assassinat d’un fermier en pleine rue par le tueur à gages sont des modèles du genre. (Olivier Père)

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