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Publié par Aanil

ARTE diffuse, mercredi 12 février 2014 à 23 heures 35, le film réalisé par Robert Wiene "Le cabinet du docteur Caligari".

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© Friedrich-Wilhelm-Murnau-Stiftung, Wiesbaden


Une fête foraine, autour de 1830. Le docteur Caligari possède une baraque où il exhibe Cesare, qu'il tient sous hypnose, capable, selon son maître, de prédire l'avenir... Réalisé en 1919 par Robert Wiene, le chef-d'oeuvre de l'expressionnisme allemand dans une version restaurée splendide et inédite, accompagnée d'une nouvelle musique, composée par le New-Yorkais John Zorn.


Une fête foraine, autour de 1830. Le docteur Caligari possède une baraque où il exhibe Cesare, qu'il tient sous hypnose, capable, selon son maître, de prédire l'avenir. Deux étudiants le consultent et Cesare annonce à l'un d'eux qu'il mourra avant l'aube. La nuit suivante, le jeune homme est assassiné. Peu après, une de ses amies disparaît…

Salué partout comme un chef-d'œuvre, le film de Robert Wiene marque le début de l'expressionnisme allemand. L'extrême nouveauté de son esthétique – l'emploi systématique du studio et des toiles peintes, les déformations et l'irréalisme du décor – vaut au film une renommée qui attire, à l'époque, l'attention du monde entier sur un cinéma allemand boycotté depuis le premier conflit mondial. Le film favorisa également la célébrité de Conrad Veidt, qui devint l'une des grandes figures du cinéma muet allemand. Acteur hanté, son jeu dans Le cabinet du docteur Caligari est à lui seul un manifeste de l'expressionnisme. Son corps désarticulé, son regard fixe et fiévreux et la précision de ses gestes donnent vie et émotion au film.

Restauration de pointe

ARTE présente ce soir une version du film restaurée en 4K (le fin du fin en matière de haute définition), réalisée sous la houlette de la Friedrich-Wilhelm-Murnau-Stiftung et de L'Immagine Ritrovata de Bologne. L'utilisation du négatif caméra, négligé lors des dépoussiérages antérieurs, a permis retrouver la qualité et les couleurs originelles de l'image, la chronologie précise du film et les intertitres expressionnistes. D'excellente qualité, il était en revanche incomplet. Il a donc fallu trouver les deux bobines manquantes dans des copies export. Cette version s'accompagne d'une nouvelle musique, composée par le New-Yorkais John Zorn, connu pour mêler diverses influences : musique contemporaine, free jazz, noise, punk ou folklore juif.

Avec : Werner Krauss, Conrad Veidt, Lil Dagover, Friedrich Feher, Hans-H. v. Tardowski, Rudolf Lettinger

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