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Publié par Aanil

ARTE diffuse, mardi 05 novembre 2013 à 22 heures 45, le documentaire réalisé par Klaus Dexel "Le parapluie Bulgare - Londres 1978".

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© Klaus Dexel TV-Filmproduktion


Le 7 septembre 1978, l'écrivain bulgare Georgi Markov, un dissident réfugié à Londres, se fait assassiné en attendant son bus. Les soupçons se portent sur le régime communiste de Sofia, dirigé depuis 1971 par Todor Jivkov, que Markov fustigeait avec talent sur les ondes de la BBC, de la Deutsche Welle et de Radio Free Europe.


Le 7 septembre 1978, l’écrivain bulgare Georgi Markov, un dissident réfugié à Londres, attend un bus sur le pont de Waterloo. Il se fait piquer à la cuisse par un passant qui a fait tomber son parapluie. Rapidement pris d’une forte fièvre, il meurt quatre jours plus tard d’un arrêt cardiaque. L’autopsie révélera que, par le parapluie, on a inoculé à la victime un poison violent, la ricine. Bien sûr, les soupçons se portent sur le régime communiste de Sofia, dirigé depuis 1971 par Todor Jivkov, que Markov, sur les ondes de la BBC, de la Deutsche Welle et de Radio Free Europe, fustigeait avec talent. L’assassinat aurait été organisé par les services secrets bulgares avec le soutien du KGB soviétique.

Klaus Dexel a réussi à débusquer et à interviewer un ancien agent secret bulgare – nom de code Piccadilly – qui serait le responsable de l’attentat et qui était entré dans la clandestinité au moment où la Bulgarie postcommuniste ouvrait l’enquête, en 1993. Son film reconstitue les éléments du drame et tente de comprendre pourquoi le ou les commanditaires n’ont jamais été désignés à ce jour. De la destruction des archives des services secrets au suicide de l’ex-vice-ministre de l’Intérieur à la veille de son procès en passant par les révélations d’un ancien agent du KGB, les rebondissements n’ont pas manqué. Classé sans suite, le dossier a été rouvert en 1995 à l’occasion d’une enquête sur une tentative d’assassinat commise à Paris de façon similaire, dix jours avant la mort de Markov, sur la personne d'un autre dissident, le journaliste Vladimir Kostov.

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