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Publié par Aanil

ARTE diffuse, dimanche 23 février 2014 à 22 heures 25, le documentaire réalisé par Pierre Assouline "Le siècle de... Georges Simenon".

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© INA


L'inventeur de Maigret raconté par lui-même, au fil d'extraits d'entretiens et d'archives. Un portrait original et ciselé de Simenon en son époque signé Pierre Assouline.


À partir d'extraits d'entretiens audiovisuels et radiophoniques de l'écrivain, émaillés d'archives et de photographies personnelles, des images des actualités de l'époque et de séquences de films adaptés de ses romans, Pierre Assouline tisse un portrait inédit de Georges Simenon. Se racontant lui-même tout en évoquant l'ambiance de son siècle, le romancier aux deux cent soixante livres (dont soixante-douze Maigret) dévoile son enfance à Liège – dont l'atmosphère brumeuse ne cessera de baigner ses histoires –, ses débuts de journaliste, puis de conteur au journal Le matin dirigé par Colette, sa manie de collectionner les femmes, ses premiers "Maigret" et son processus de création, sa détestation des milieux d'avant-garde littéraire et de la morale "petite- bourgeoise" de son époque… Un récit ponctué par sa lecture bouleversante, parfois violente, et jamais entendue jusqu’ici, de sa Lettre à ma mère.

Le monde de Siménon

Construire un portrait d’artiste uniquement à partir de sa parole, tout en en faisant un témoin de son temps, voilà le principe de la collection "Le siècle de…" imaginée par Pierre Assouline. Après un premier film consacré à Henri Cartier-Bresson (rediffusé mercredi 26 février à 0.35), l'écrivain journaliste s'empare du romancier immensément populaire dont il est par ailleurs le biographe. De son enfance dans une famille modeste, qu’il ressent à la fois comme proche et étrangères, naît son besoin d'écrire : "Nous n'étions pas assez pauvres pour que ce soit beau. […] Je souffrais de la laideur de ce qui m'entourait." Encouragé par Colette, qui lui apprend la méfiance envers "toute littérature", il rédige ses premiers romans : des histoires policières, plus faciles à écrire selon lui, avec un héros qui le rendra célèbre, le commissaire Maigret. Son style sans artifice, dont le film décrit avec minutie la mécanique et les principes, attira notamment l'admiration de Gide, avec qui il entretint une longue correspondance. Ciselé et précis, ce récit autobiographique parvient ainsi à pénétrer l'univers du romancier prolifique (pas moins de cinq romans par an, tous écrits en jamais plus de dix jours), en usant notamment des extraits de films comme autant de contrepoints subtils et éclairants.

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