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Publié par Aanil

ARTE diffuse, mardi 22 octobre 2013 à 20 heures 50, le documentaire réalisé par Alex Gibney "Mea maxima culpa - La loi du silence".

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© Colin Kiely/Content


À travers une enquête sur les crimes d'un prêtre pédophile aux États-Unis, commis dans les années 1950-1960, Alex Gibney explore les arcanes d'une Église catholique se dissimulant derrière le déni et le silence.


Au cœur du documentaire d’Alex Gibney (Oscar 2008 pour Un taxi pour l’enfer), une poignée d’hommes victimes d’abus sexuels lorsqu’ils étaient enfants dans les années 1950 et 1960 dans un institut spécialisé pour les sourds, à Milwaukee aux États-Unis. Depuis plusieurs décennies, ces hommes se battent sans relâche pour faire reconnaître les crimes du prêtre Lawrence Murphy, ancien directeur, décédé en 1998, accusé d’avoir abusé sexuellement deux cents de ses jeunes pensionnaires. Le témoignage de ces hommes s’exprimant en langue des signes est bouleversant de pudeur et de colère mêlées.

Immunité

Le documentaire d’Alex Gibney ne raconte pas uniquement l’histoire exemplaire du premier procès contre un prêtre pédophile aux États-Unis. Il explore aussi les méandres d’une des plus anciennes et des plus puissantes organisations du monde : l’Église catholique. Il exhume des archives, recueille des témoignages d’anciens prêtres, de journalistes, d’avocats, de victimes et rappelle les nombreux scandales mis au jour ces dernières années, aux États-Unis, en Irlande ou en Italie. Alex Gibney réaffirme la responsabilité du cardinal Ratzinger avant et pendant son pontificat. Celui-ci, directement visé par une plainte collective de victimes de prêtres pédophiles, avait ordonné, en 2001, que tous les cas d’abus sur mineurs impliquant l’Église soient portés à sa connaissance. Pourtant, aucune action fondamentale n’a été menée. Dénier et minimiser semblent être les maîtres mots d’une Église qui agit sous couvert de son immunité d’État accordée par Mussolini.

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