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Publié par Aanil

Au sommaire du magazine Metropolis, diffusé samedi 12 octobre 2013 à 14 heures 30 sur ARTE  :

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Un regard sur notre culture et celle de nos voisins. Metropolis cultive la curiosité et le plaisir.


Cette semaine : Metz, une métropole de 120 000 habitants décidée à devenir une ville d'art de renommée internationale - Le Brésil, invité d'honneur de la Foire du livre de Francfort - À Naples, chaque station de métro est une oeuvre d'art, signée William Kentridge, Sol LeWitt ou Massimiliano Fuksas - L'atelier du sculpteur allemand Stephan Balkenhol à Meisenthal, en Moselle - Hommage à Chris Marker, décédé en 2012.


Dossier métropole : Metz

Metz ne s'en cache, elle est bien décidée à devenir une ville d'art de renommée internationale. Métropole de 120 000 habitants, la capitale de la Lorraine marche dans les pas de Bilbao. Dans cette région jadis dévolue au charbon et à l'acier, l'ouverture en 2010 du Centre Pompidou Metz a marqué la première étape d'une révolution postindustrielle. Pour les Messins, ce n'était que le début de changements radicaux.

METROPOLIS se laisse guider par Francis Kochert à travers Metz. Dans son livre récemment paru Je vous écris de Metz (Serge Domini éditeur), l'ancien grand reporter messin propose une flânerie très personnelle, véritable déclaration d'amour à " sa " ville. Francis Kochert nous présente des artistes comme Tommy Laszlo, lequel n'hésite pas à disséminer ses créations dans la ville. Rencontre également avec la photographe Anne Delrez qui est à l'origine d'un lieu pour le moins particulier, le " Conservatoire nationale de l'album de famille " (CNAF). Elle nous explique pourquoi elle collectionne les photos de famille et nous révèle ce que ces images racontent... Enfin, nous rendons visite au musicien Alexander Jous qui a découvert un instrument plutôt insolite : le cor des Alpes. Il en joue d'une manière qui n'appartient qu'à lui et qui est résolument moderne. Et tout ça, au beau milieu de la ville…

Metropolis découvre une ville où souffle un vent nouveau mais qui n'en reste pas moins marquée par son passé. Le centre de Metz est le fruit de 3 000 ans d'histoire où se côtoient des restes gallo-romains, des ruelles médiévales, une cathédrale gothique et même une gare wilhelminienne, vestige du temps où Metz était allemande. Une riche histoire qui continue à résonner de nos jours. Comme la capitale de la Lorraine s'accommode-t-elle de cet héritage ?

Metropolis rencontre les artistes d'une ville en pleine affirmation d'une identité nouvelle.


Favelas, colère sociale et Copacabana : le Brésil, invité d'honneur de la Foire du livre de Francfort

Le Brésil est l'invité d'honneur de l'édition 2013 de la Foire du livre de Francfort.

L'occasion pour nous de découvrir les jeunes écrivains brésiliens - sans oublier les auteurs établis comme Paulo Lins, Luiz Ruffato, Andréa del Fuego, Ana Paula Maia et Ferréz. Ils écrivent au Brésil, et ils écrivent sur le Brésil, la puissance économique sud-américaine en plein essor mais actuellement en proie à la contestation populaire. Rares sont les pays du sous-continent où il se passe autant d'événements au retentissement planétaire. Visite du Pape, Coupe du monde de football, Jeux olympiques….et la littérature dans tout ça ? Les lettres brésiliennes sont justement en pleine effervescence. Raison de plus pour mener notre enquête et découvrir comment cette terre des extrêmes se présente à Francfort.

Nous passons une journée à São Paolo en compagnie de Luiz Ruffato. Il est l'auteur d'un cycle romanesque révolutionnaire consacré à São Paolo, ville de tous les rêves d'ascension sociale. Le romancier ne s'intéresse pourtant pas seulement aux gagnants, ce sont bien plus les perdants de la modernisation effrénée qui le fascinent. Luiz Ruffato tiendra le discours inaugural de la Foire du livre de Francfort.

Metropolis rencontre également Andréa del Fuego. Dans la droite lignée du réalisme merveilleux, Os malaquias, son premier roman, lui a valu d'obtenir le Prix José Saramago en 2011. Elle nous explique qu'au Brésil, des villages sont engloutis pour produire de l'électricité et des quartiers vidés pour construire des stades. Quant à Paulo Lins, l'auteur de La cité de Dieu (dont l'adaptation cinématographique a été quatre fois nominée aux Oscars), il nous conduit aux origines de la samba.

Enfin, nous rendons visite à Ana Paula Maia dans un club de boxe pour parler avec elle du Brésil, de la beauté, de la pauvreté et de la violence.


Wach auf und träume -Hanna Schygulla présente son autobiographie à la Foire du livre de Francfort

La muse de Fassbinder est devenue une vedette planétaire à travers ses incarnations d'Effie Briest, Maria Braun ou Lili Marleen. La carrière d'Hanna Schygulla ne s'est pourtant pas arrêtée avec la mort de Fassbinder. Elle a travaillé avec des réalisateurs de la trempe de Jean-Luc Godard, Marco Ferreri ou Fatih Akin - s'imposant comme la star du cinéma européen. A près de 70 ans, l'actrice revient sur un parcours passionné et mouvementé dans un ouvrage autobiographique, Wach auf und träume (Réveille-toi et rêve). Cette Munichoise d'adoption née à Katowice y raconte pour la première fois la fuite de Pologne, le retour de la guerre du père et son enfance à subir les quolibets du fait de ses origines. Très tôt, Hanna Schygulla a appris ce que c'était que d'être différente. Et puis il y a bien sûr Rainer Werner Fassbinder, l'homme dont elle fait la connaissance à l'âge de 19 ans à l'école de théâtre. METROPOLIS a rencontré l'actrice dans sa patrie d'élection, Paris, pour évoquer son parcours pour le moins singulier.


Le plus beau métro du monde : dans les entrailles de Naples, l'art remplace le chaos

Chaque station est une œuvre d'art. William Kentrigde, Francesco Clemente, Sol Le Witt, Katherina Sieverding - la liste des personnalités œuvrant pour le métro napolitain est un véritable who's who de la scène artistique planétaire. Et les architectes ne sont pas en reste : l'Italien Massimiliano Fuksas est actuellement en charge de la Stazione Duomo, tandis que le Français Dominique Perrault est en train de transformer la Piazza Garibaldi, accès aérien et souterrain à la gare centrale de Naples. Le tout dans une ville dont les artères frôlent régulièrement l'asphyxie et le chaos.

Depuis quelques années, c'est une cité souterraine résolument nouvelle qui voit le jour, inondée de lumière, avec ses couleurs somptueuses, ses escalators, ses œuvres d'art contemporain et ses fenêtres donnant sur des sites de fouilles archéologiques. C'est le monde du métro, un monde où l'ancien et le moderne se conjuguent. Petit à petit, l'achèvement de la ligne 1 se rapproche : mi-septembre, une nouvelle section sera inaugurée. Ce métro des arts a pour vocation de donner un coup de jeune à l'image de Naples… et pourquoi pas de faire oublier la crise des ordures. Le réseau souterrain est également investi d'une importante fonction sociale. Le concept a même intégré des aires de jeux pour les enfants. De la sorte, le centre et la périphérie se rapprochent, et les habitants des quartiers tristement célèbres où la Camorra donne le la vont pouvoir profiter de cette ouverture nouvelle.

Pour Luigi de Magistris , le maire de Naples, il ne fait aucun doute que ces nouveautés apporteront des changements significatifs dans la vie des gens. L'art dans le métro dispose-t-il réellement d'un tel pouvoir ? Metropolis est bien décidé à en savoir plus en plongeant dans le ventre de Naples.


Quand les arbres se font humains… Visite d'atelier chez le sculpteur Stefan Balkenhol

Stefan Balkenhol est un des sculpteurs allemands actuels parmi les plus connus. On peut voir ses œuvres dans le monde entier, et pas seulement dans les musées. Les sculptures de Stefan Balkenhohl investissent en effet l'espace public des grandes métropoles comme New York, Paris, Hambourg, Strasbourg ou Berlin. Depuis plus de 30 ans, l'artiste allemand travaille le bois.

Le plus souvent, il s'en sert pour donner forme à des figures humaines. Ses œuvres jouent sur une retenue qui exclue toute expressivité dans les mimiques ou les gestes. C'est là sa marque de fabrique qui lui vaut d'être acclamé, comme avec sa dernière œuvre. A Leipzig, Stefan Balkenhol a justement pu se confronter à l'histoire en signant un monument dédié au jeune Wagner.

Metropolis a eu la chance de rendre visite à Stefan Balkenhol à Meisenthal, petite localité vosgienne de Moselle où il a installé son atelier dans une ancienne usine. C'est ici que ce natif de Kassel en Hesse travaille simultanément à plusieurs sculptures en bois. Il prépare actuellement deux expositions : l'une aura lieu dans sa galerie de Londres, l'autre à Wetzlar (Hesse). Voilà pourquoi il attend une importante livraison de troncs d'arbres…


METROPOLIS à la recherche de Chris Marker :

Pour les critiques de cinéma, le film de Chris Marker Sans Soleil est un tournant dans l'histoire du genre. Son film La Jetée a inspiré Terry Gilliam dans L'armée des douze singes. Mais qui était donc ce cinéaste d'art et essai auquel le Centre Pompidou consacre une grande rétrospective à partir du 16 octobre ? Décédé en 2012, Chris Marker aimait faire disparaître les indices le concernant. Il n'existe que très peu de photos de lui. METROPOLIS mène l'enquête à Paris.

Rencontre avec le réalisateur Constantin Costa-Gavras, ami de longue date du regretté Chris Marker et propriétaire de son appartement dans le 20e, ainsi qu'avec l'actrice Catherine Belkhodja, qui incarnait le rôle principal dans le film de Chris Marker Level Five en 1996.

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