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Publié par Aanil

ARTE diffuse, lundi 07 octobre 2013 à 20 heures 50, le film réalisé par Alfred Hitchcock "Rebecca".

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© Walt Disney Company


Un lord anglais s'installe avec sa nouvelle compagne dans un château hanté par le souvenir de sa première femme, morte mystérieusement. Un suspense insoutenable, une atmosphère oppressante et gothique, pour un film qui valut à Hitchcock son premier Oscar.


Une jeune orpheline timide s'éprend à Monte-Carlo d'un riche et beau lord anglais, Maxime de Winter, qui a perdu sa femme, Rebecca, dans des circonstances mystérieuses. Après s’être marié, le couple s’installe au château de Manderley, où tout le personnel, régenté par l’intendante madame Danvers, vit dans le souvenir de la première épouse. Terrorisée par la gouvernante, la jeune madame de Winter se laisse peu à peu écraser par le fantôme de Rebecca.

La maison hantée

Premier film américain d’Hitchcock produit par Selznick, Rebecca est, selon le cinéaste, “entièrement anglais”. En effet : aussi gothique que les paysages de Cornouailles, l’histoire nous plonge dans une atmosphère inquiétante où s’affrontent un passé diabolique et mystérieux et un présent plein d’innocence et de fragilité. L’angoisse est accentuée par le lieu de l’action : une maison isolée au milieu d’une nature sauvage – dont Hitchcock utilise tous les éléments symboliques, eau, orage, feu… “D’une certaine manière, Rebecca est l’histoire d’une maison. Elle est un des trois personnages du film”, précise Hitchcock. Son immensité réduit les habitants à la taille d’insectes, ses longs couloirs et ses multiples pièces évoquent les dédales tortueux de l’esprit humain. L’ingénue (interprétée par Joan Fontaine, remarquable de fragilité, engagée ensuite dans Soupçons), le lord (un Laurence Olivier guindé, comme paralysé) et la gouvernante (personnage sadique inoubliable qui annonce celui de la domestique retorse des Amants du Capricorne) sont comme ensorcelés. Grâce à de savants effets, à des décors somptueux, à de lents et envoûtants mouvements de caméra, Hitchcock crée un suspense psychologique efficace et raffiné, qui tient le spectateur en haleine jusqu’à la fin.

Avec : Joan Fontaine, Laurence Olivier, George Sanders, Judith Anderson, Reginald Denny, Florence Bates, Nigel Bruce, C. Aubrey Smith, Leo G. Carroll

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