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Publié par Aanil

Dans le cadre de son magazine "Reportages", TF1 diffuse, samedi 29 mars 2014 à 13 heures 20, les documents "Collections... à la folie, passionnément", "J'ai peur mais je me soigne" et "La cuisine comme sur des roulettes".

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COLLECTIONS... A LA FOLIE, PASSIONNEMENT

Un reportage de Lily Eclimont, Charles Mauny et Cindy Barnès. Montage : Damien Pasinetti (Yemaya)

Pour les " collectionneurs compulsifs ", tout commence par un " coup de foudre ". Tel un amoureux transi, le collectionneur compulsif devient " obsédé ". Il accumule, achète en double, éprouve le besoin indéfectible de " tout posséder " sur l'objet de sa passion. Il ne s'agit pas d'une pathologie à proprement parler. Pourtant, beaucoup d'entre eux parlent de " virus " : la " collectionnite aigüe ". Son origine ? Une tradition familiale, le désir de perpétuer l'enfance, un espoir déçu ...

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C'est le cas d'Alain Peyreton. Ce Champenois de 68 ans rêvait d'être pompier volontaire. Il y a 30 ans, un accident l'en empêche. Parce qu'il faut bien travailler, Alain poursuit sa carrière d'hôtelier restaurateur mais refuse pour autant d'abandonner son rêve. " Le jour où je me suis sectionné les tendons de la main droite en refermant une fenêtre de mon hôtel, c'est le rêve de ma vie qui s'est envolé ! Cependant, j'avais tellement d'amour pour les pompiers que j'ai cherché un autre moyen de pouvoir rentrer en contact avec eux ! " Voici 40 ans, Alain se met donc à collectionner frénétiquement tout ce qui a trait à leur univers : casques, fers de lance, flammes en tissu et surtout, camions miniatures ! À tel point, qu'avec ses 2000 véhicules, il est aujourd'hui à la tête de la plus grande collection au monde de petits fourgons rouges.

Une vie par procuration à travers la collection. C'est aussi l'histoire de Mychèle Gaumet, la plus grande archiviste de France sur Sylvie Vartan, cette chanteuse qu'elle voulait être. Elle n'a que 17 ans lorsqu'elle entend l'icône des yéyés pour la première fois dans le jukebox du bar tabac tenu par ses parents à Bourges. Mychèle a trouvé sa " voie ". " J'aimais son style, j'aimais ses chansons. Je disais : c'est ça que je veux faire plus tard : chanter comme Sylvie ! J'étais brune et non blonde mais je me coiffais comme elle, je m'habillais comme elle". Mais dans les auditions qu'elle passe, on lui rétorque qu'il existe déjà une Vartan et qu'il n'y a pas de place pour une deuxième ! Mychèle devient danseuse aux Folies Bergères mais toute sa vie, elle va collectionner le moindre objet à l'effigie de cette chanteuse à laquelle, aujourd'hui encore, elle aimerait tant ressembler ...

Chez Arlette Vilard, la collectionnite, c'est une affaire de famille ! Avec un père brocanteur, des frères et soeurs collectionneurs, Arlette était destinée à contracter " le virus ". Restait à trouver l'objet sur lequel elle allait jeter son dévolu. A 21 ans seulement, elle a choisi la lingerie ancienne " Dès que je vois une gaine année 30, ça provoque chez moi une réaction : j'ai l'oeil qui s'ouvre et il faut absolument que je le prenne, c'est une compulsion ! ". Des gaines et des corsets qu'elle porte tous les jours ! Sa collection : " une seconde peau " pour cette étudiante en couture. Des rues de Paris où elle déambule habillée à la mode restriction aux allées des brocantes où elle chine tous les week-ends ... Plus qu'une passion, la lingerie ancienne, c'est une obsession pour Arlette. Un " art de vivre " au quotidien ...


J'AI PEUR MAIS JE ME SOIGNE
Un reportage de Marie Bolinches, Rémi Cadoret, Laure Bignalet et Tristan Dessert. Montage : Chloé Davant (CBAProductions/Altapress)

Peur de l'avion, peur de l'eau, peur des autres... Plus d'un Français sur 10 souffre de phobies. Une peur panique qui peut handicaper gravement la vie quotidienne. Il existe pourtant aujourd'hui des thérapies ludiques et simples pour s'en sortir. Nathalie, Valérie et Stefania ont décidé de tout faire pour vaincre leurs phobies.

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Pour Nathalie, les vacances à la plage ont toujours été un calvaire. Elle souffre d'aqua phobie, la peur de l'eau. Depuis quatre ans, elle habite sur le bassin d'Arcachon : " je me prive de beaucoup de choses. Je ne peux par exemple pas monter sur un bateau. Mon rêve, ce serait de faire un baptême de plongée ". A 50 ans, Nathalie veut se libérer de sa phobie. Elle s'est inscrite à un stage spécialisé.

Valérie est agoraphobe depuis 20 ans. La foule, les lieux clos ou inconnus, déclenchent chez elle des crises de panique. Faire les courses au supermarché ou partir en vacances sont impossibles : " Avec mon fils et mon mari, nous ne sommes jamais partis en vacances. Cette phobie me gâche la vie, et celle de ma famille ". Pour retrouver une vie " normale ", Valérie a décidé de tester l'hypnose avec un thérapeute.

A Genève, Stefania est tétanisée dès qu'elle monte dans un avion. " J'ai peur du crash. Dès qu'il y a une turbulence, je me crispe dans mon fauteuil et je panique. " Le problème, c'est que Stefania est obligée de prendre l'avion régulièrement pour son travail, aux Nations Unies. " J'ai essayé de prendre des médicaments, des plantes, mais rien n'a marché " Pour en finir avec son aviophobie, Stefania va participer à un stage de trois jours à l'aéroport de Genève.


LA CUISINE COMME SUR DES ROULETTES
Un reportage d'Elodie Germain, Sylvain Lepetit, Olivier le Hellard, Arthur Le Ret (Babel Press)

Fini le stand de crêpes et la baraque à frites ! Les "food trucks", camions itinérants invitent à goûter une cuisine de rue inventive et gastronomique et partent à l'assaut du bitume français après avoir conquis l'Amérique. De l'autre côté de l'Atlantique, les "foodtrucks", ces gros camions bariolés se sont en quelques années imposés dans le paysage. A la carte : capuccino de homard, sucette d'escargot ou crèmes brûlées à la pistache ravissent les papilles des Américains.

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" On a des courgettes à la plancha, des viandes marinées et des pâtes aux cèpes avec du poulet émincé.... Un restaurant sur roues ". Dans la région bordelaise, Christophe est chef nomade. Dans sa cuisine mobile, les produits du Sud Ouest sont en tête du menu. " On peut faire quelque chose de sympa sur le bord d'une route. " A 46 ans, cet ancien électricien s'est reconverti après avoir suivi une formation à l'école de cuisine nomade de Thierry Marx. Ce chef étoilé, pape de la cuisine de rue, apprend à ses élèves à cuisiner à la fois "nomade" et gastronomique.

A Paris, le phénomène prend de l'ampleur. Pas de salle, ni chaises, ni tables... et pourtant, les gourmets parisiens sont prêts à patienter parfois plus d'une heure. Aux fourneaux, Jordan, 28 ans, leur mitonne sur place les hamburgers et les frites de son enfance américaine, 100% bio et 100% Français mais avec des recettes américaines. Plusieurs fois par semaine, avec son équipe, il monte et démonte sa cuisine sur roulettes, d'un coin de la capitale à l'autre.

A San Francisco, à l'ouest des Etats-Unis, c'est un Français, Laurent Katgely qui régale les Américains. Déjà propriétaire d'un " vrai " restaurant, en 2010, ce Savoyard se lance dans la gastronomie nomade... trois étoiles. Capuccino de homard, joues de raie aux câpres et même sucettes d'escargot ! A deux euros le " french bâtonnet ", ses clients en redemandent.

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