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Publié par Aanil

Dans le cadre de son magazine "Reportages", TF1 diffuse, samedi 02 novembre 2013 à 13 heures 20, les documents "Comme à la maison", "J'ai 20 ans et je fais un métier d'autrefois" et "Bertrand, le diable de Tasmanie".

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COMME A LA MAISON

Un reportage de Sébastien Hembert, Gauthier Delobette & Soufiane Yassine
Montage : Stéphane Coens

Transformer son salon en boutique de prêt à porter, son salon en restaurant particulier, un camion en halte-garderie... de plus en plus de Français profitent de ces nouveaux services à domicile. Caroline tient boutique chez ses clientes avec succès depuis un an. David cuisine chez ses clients. Marie va de village en village à bord de son camion crèche...

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Caroline, une jolie trentenaire, gare son camion dans cette petite rue de Tourcoing dans le Nord. Caroline est vendeuse à domicile. Elle a une demi-heure pour transformer le salon de son hôtesse en boutique de prêt à porter féminin. Le paradis pour femmes s'installe dans le salon. " Le but n'est pas de tout vendre. Le principal est que chacune trouve des vêtements nouveaux, qu'on ne trouve pas en boutique " Entre amies, on essaie un T-shirt derrière un paravent dans la cuisine, on passe un short dans la salle de bain. Les clientes sont aux anges... les vêtements sont moins chers, et surtout, le soir, entre filles, c'est le moment idéal pour faire son shopping. " Je fais très attention aux prix. Je veux qu'une fille qui commence une collection puisse s'habiller pour pas cher " précise Caroline.

Le domicile des particuliers, ce n'est plus seulement le lieu de vente des démonstrateurs de boîtes en plastique. Le concept s'étend à tous les domaines comme ... la cuisine. David est cuisinier. Pas de restaurant pour ce chef, mais le tour des cuisines des particuliers... un restaurant à domicile. Avec son commis, il apporte son marché, mitonne des petits menus soignés, et fait le service pour... 35 euros par personne " C'est comme au restaurant, ça n'est jamais parfait mais c'est stressant. Ils vont goûter les plats, c'est bon, c'est pas bon ? Est-ce qu'ils vont me rappeler ? ".

Ainsi en France, des centaines de camionnettes sillonnent les routes. A l'intérieur, des vêtements, des sous-vêtements, des casseroles, de quoi cuisiner et... des jouets ! Marie est éducatrice de jeunes enfants. A l'arrière de sa camionnette, des tapis, des toboggans, des voitures et des poupées. Ce qu'elle transporte, c'est une crèche itinérante. Tous les jours, elle s'installe dans les communes pour offrir aux habitants des villages une garde collective, et ce matin, elle attend une douzaine d'enfants...


J'AI 20 ANS ET JE FAIS UN METIER D'AUTREFOIS
Un reportage de Cécile Madronet et Michael Merle (TGA News)

Loïc, Anaïs et Angéline ont une vingtaine d'années et déjà choisi de vivre de leur passion. Une passion pour des métiers qu'on croyait oubliés. Ils sont maréchal-ferrant, luthière et souffleuse de verre. Et malgré des débouchés parfois incertains, ils prouvent que ces métiers d'autrefois restent des métiers d'avenir.

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A 23 ans, Loïc vient de créer son entreprise de maréchal-ferrant, en Auvergne. Comme la plupart des 1800 maréchaux en exercice, il a sa forge mobile. Tout son matériel tient dans une camionnette pour intervenir directement chez ses clients. "Quelquefois on ne me prend pas au sérieux parce que je suis jeune.... Ils n'imaginent pas que j'ai commencé à 15 ans, que j'ai 7 ans d'expérience". Et pour être le meilleur, Loïc participe à des concours de maréchalerie... de véritables compétitions sportives où se retrouvent des passionnés de forge et de ferrage. Les épreuves sont physiques, techniques, mais aussi formatrices. "Ce qui est difficile, c'est de perdurer dans ce métier", explique Ludovic Mathieu. Avec 14 titres de champion de France, c'est une référence pour les jeunes et Loïc a appris le métier avec lui. "Venir c'est facile, rester c'est dur. Parce que la progression est lente, c'est éprouvant physiquement et c'est lent pour avancer".

Anaïs, 21 ans est élève en seconde année à l'école de Mirecourt, dans les Vosges, le berceau de la lutherie en France. "J'ai mis au moins 3 ou 4 mois à répéter: vous vous rendez compte on est entré à Mirecourt !!!". Passionnée par le travail du bois et la musique, Anaïs fabrique ses premiers violons. " C'est un peu un casse-tête en fait, c'est ce que j'aime bien. C'est un peu comme un puzzle : faut être patient et aller au bout de ce qu'on a commencé ". "Je leur apprends à tailler du bois avec un canif, souligne l'un des professeurs. C'est assez primitif comme technique ! Les bases n'ont pas évolué depuis le 15ème ou le 16ème siècle, on utilise quasiment les mêmes outils, les mêmes gestes, les mêmes bois...". Pendant 3 ans, la formation à Mirecourt est exigeante. En fin d'année, le travail des élèves est noté par un jury de professionnels. Anaïs redoute ce moment... Le jour de l'examen, la pression est à son comble : pas question pour elle de redoubler.

Angéline, 23 ans, travaille déjà comme souffleuse de verre en Bretagne. Après s'être formée dans l'Est de la France, elle a rejoint une verrerie surprenante sur l'île de Bréhat : l'atelier est installé dans une ancienne citadelle. Chaque matin, elle prend le bateau et retrouve une équipe de jeunes verriers. L'art du soufflage de verre date de l'Antiquité. " Ce qui m'a attirée, c'est le côté matière en fusion, verre en mouvement... C'est vrai que c'est ancien... après on l'aborde de manière novatrice en se dirigeant vers le design, les pièces artistiques... ici on travaille la quincaillerie de luxe". Angéline aime relever des défis. Elle s'est investie dans la fabrication d'un lustre monumental pour un grand centre commercial parisien. L'atelier a imaginé et fabriqué 338 pampilles de verre. Après plus de 4 mois de travail, Angéline découvre ses pièces de verre enfin assemblées...

Angéline, Anaïs et Loïc ne cherchent pas à faire fortune, mais veulent vivre de métiers qui les fascinent. Tous les trois se sont lancés dans des parcours difficiles " Je préfère galérer en faisant ce que j'aime qu'autre chose ", résume Angéline. Grâce à eux et à l'enthousiasme de leurs 20 ans, nous redécouvrons sous un jour nouveau ces métiers d'autrefois.


BERTRAND, LE DIABLE DE TASMANIE
Un reportage de Laurent Delhomme, Tony Casabianca
Montage : Damien Pasinetti (Yemaya)

Une vie pleine d'aventures. Un destin qui l'a amené au bout du monde : en Tasmanie, une île australienne située à plus de 15 000 kilomètres de la France. Reportages propose d'aller à la rencontre du flamboyant Bertrand Cadart, un Français maire d'une communauté grande comme un département de l'Hexagone. Un petit coin de paradis portant une empreinte tricolore que ce Picard veut préserver.

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À Bicheno, petit village de pêcheurs de Tasmanie, le maire s'appelle Bertrand Cadart. Un Français de 64 ans, originaire de l'Oise, et installé sur l'île australienne depuis près de 10 ans. Élu pour la première fois en 2007, le " French Mayor " veille sur une communauté de communes de 3000 km2 qui comprend de nombreux trésors naturels, comme le Parc Freycinet ou l'Ile Maria, et longe la côte sur plus de 160 kilomètres. Un territoire presque aussi grand que le département de Corse-du-Sud et d'une rare beauté. Un spectacle dont Bertrand Cadart ne se lasse pas. Jamais à court de bonnes formules, il s'en amuse : " Il y a des gens qui paient pour venir ici, moi je suis payé, c'est mieux quand même. "

Look décalé, avec sa moustache grisonnante, et amateur de grosses cylindrées, c'est au guidon de son scooter de fonction que Bertrand Cadart va à la rencontre de ses concitoyens, conquis par l'énergie et le parcours de leur édile qui a déjà eu plusieurs vies et même une petite carrière cinématographique puisqu'il a joué dans Mad Max.

Aujourd'hui, Bertrand Cadart entame son troisième mandat et consacre tout son temps à la protection du patrimoine de ce bout de terre réputé pour ses stupéfiantes plages blanches, ses forêts et son " diable " en voie d'extinction. Le " French Mayor " suit avec attention le programme de protection de l'animal mis en place à Bicheno par des scientifiques locaux : " Ce serait épouvantable de perdre notre symbole, c'est comme si la France perdait le coq". Mais, quoique naturalisé, il reste très attaché à ses racines hexagonales : le drapeau tricolore flotte dans son bureau, il achète tous les jours sa baguette de pain. Chaque jeudi, il participe à un tournoi de pétanque en bord de mer... " Je suis très très fier d'avoir amené la pétanque au bout du monde, parce que nous sommes vraiment au bout du monde. "

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miecznik 02/11/2013 14:26


Bonjour, pouvez vous me doner les coordonnees d caroline.je souhaiterai organiser une reunion chez moi.merci.