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Publié par Aanil

Dans le cadre de son magazine "Reportages", TF1 diffuse, samedi 22 février 2014 à 13 heures 20, les documents "Des gens heureux", "Une journée au Louvre" et "Les aventuriers de l'or noir".

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Des gens heureux
Un reportage de Didier Guyot, Fréderic Marchand et Christophe Foulon ( Label Prod)

C'est une certaine idée du bonheur...dans un monde qui va de plus en plus vite, eux ont décidé de vivre en harmonie avec leur terre et leurs racines. Dans ses montagnes, il y a Marie Louise qui ne vit qu'à travers ses vaches et son fromage. Dans les forêts du Vercors, Lydia et Bernard font partager aux touristes la beauté du temps qui passe. Et dans ses vignes de Condrieu, Christine, elle, a quitté son poste à l'ENA pour retrouver le domaine viticole de son enfance... Pendant une année, sur toutes les saisons, nous avons suivi et accompagné ces gens heureux tout simplement.

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" C'est le bonheur ici, ah ça oui... " Le sourire de Marie-Louise en dit long. Qu'importe que le travail soit dur et physique, qu'importe la traite de 6 h du matin tous les jours, elle ne quitterait sa ferme pour rien au monde. Faire naître du reblochon fermier est pour elle une passion...Il y a le bonheur de créer, le bonheur de vivre là-haut avec ses 40 vaches dans les alpages. " Quand on a connu tout cela, c'est impossible de s'en passer " assure d'ailleurs l'un de ses fils...Une vie simple mais harmonieuse.

C'est dans une ferme au milieu des forêts du Vercors que Lydia et Bernard ont trouvé refuge. Lui le bûcheron, boulanger, aubergiste et elle écrivaine et conteuse... " On ne fait pas assez attention à ce qui nous entoure, tout va trop vite ". Bernard, un physique de rugbyman, n'est pas tendre avec la folie et la frénésie du monde plus bas dans la vallée. Alors quand des citadins viennent faire une halte dans leur auberge, entre deux plats du terroir, ils essayent de les faire rêver, de leur faire oublier leurs soucis.

Quand son père, 88 ans, lui annonce qu'il vend son domaine viticole de Condrieu, Christine quitte son confort parisien, son poste de professeur à l'ENA, pour reprendre le flambeau avec son mari Paul. Elle apprend, retrousse les manches pour se retrouver viticultrice.... " Cette terre c'est mon sang, impossible de m'en défaire ". Depuis, elle vit en osmose avec ses vignes qu'elle soigne comme un enfant. Bien sûr, il y a la fatigue, le découragement face aux intempéries qui malmènent la vigne mais qu'importe, car au bout, il y a " son " vin !


Une journée au Louvre
Un reportage d'Yves Azeroual & Vincent Rouffiac
Montage : Ugo Vouaux-Massel (DPB Productions)

Et si le Louvre, musée le plus visité au monde, cachait encore des mystères ? Pour les découvrir, nous avons accompagné les " habitants " du Louvre : le capitaine des pompiers, le surveillant en chef, une jeune copiste, un conservateur passionné qui nous sert de guide dans les dédales du musée ; ou encore cette admiratrice du Louvre qui transmet sa passion à sa petite-fille. 24 heures au coeur du plus grand musée au monde qui réserve encore de belles surprises.

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Le Louvre, quelques heures avant l'ouverture au public... La veille, un violent orage s'est abattu sur la capitale. Et la pluie n'a pas épargné le musée. Va-t-on pouvoir ouvrir à l'heure ? Les oeuvres ne risquent-t-elles pas d'être endommagées ? Vigilant et passionné, Christophe Bautista, agent de surveillance, chargé des expositions temporaires fait immédiatement appel aux pompiers. " L'inondation bouche les issues de secours, il faut agir vite au cas où l'on aurait besoin de faire évacuer le public et le personnel. " Unique en France, le Louvre dispose d'une caserne dans ses murs. Une quarantaine de pompiers sous les ordres du capitaine Leclerc assurent la protection des hommes et des oeuvres. " Il va falloir puiser ces milliers de litres d'eau et les évacuer vers les bouches d'égout avant qu'ils ne se propagent dans tout le musée et, si nécessaire, déplacer certaines oeuvres. "

Derrière l'imposante Victoire de Samothrace, la gracieuse Vénus de Milo ou encore l'énigmatique Joconde, étapes quasi obligatoires des plus de 8 millions de visiteurs annuels, Daniel Soulié, archéologue et historien d'art qui vit depuis plus de 20 ans au rythme du musée, nous invite à découvrir les lieux " interdits au public ".à l'abri des curieux et des regards indiscrets. " Parfois, au Louvre, les chef-d'oeuvre ne sont pas visibles au premier coup d'oeil. Il faut être patient et curieux pour les découvrir. " En compagnie des pompiers, visite des combles et des toits de ce palais-musée à la vue imprenable sur Paris.

En ce début d'après-midi, dans la Grande Galerie qui s'étend sur près de 300 mètres ou au détour d'une salle plus à l'écart, il n'est pas rare de croiser au Louvre des copistes au travail. Ce sont des peintres reconnus ou de simples amateurs. Comme une centaine d'autres privilégiés, Camille y a été admise trois mois comme copiste. A 23 ans, elle partage sa vie d'étudiante entre son université et le Louvre. Etudiante en Histoire de l'Art, elle veut devenir restauratrice de tableaux " des générations d'artistes se sont succédé : que serait l'oeuvre d'un Delacroix, d'un Degas, d'un Manet, eux aussi venus perfectionner leur art, sans le Louvre ? "

Peut-être aura-t-elle la chance de franchir la porte des ateliers de restauration du musée. Conserver, rénover ou rafraîchir les oeuvres font partie des missions du Louvre comme l'explique Pierre Curie " la restauration, qui ne tient pas simplement à l'habileté manuelle des artistes mais aussi aux prises de décision sur la nature même du tableau, livré aux outrages du temps. "

19 heures, fin des visites. Le Louvre ferme ses portes. Il rouvrira quelques heures plus tard pour accueillir sous sa pyramide, l'Orchestre National de Paris et 3000 mélomanes.


Les aventuriers de l'or noir
Un reportage de Denis Brogniart, Pascal Marcellin, Fabrice Guyot
Montage : Maxime Barberi

300 mètres de long, 60 de large, haut comme cinq Tour Eiffel. Au large de Luanda, la capitale de l'Angola, se dresse Dalia, l'une des plus grandes plates-formes pétrolières au monde. A son bord, des hommes de dix nationalités différentes et une seule femme. Catherine, une ingénieure française. Un mois de travail intensif en pleine mer contre un mois de vacances en famille... Comment ces " aventuriers de l'or noir " vivent-ils leur double vie ?

135 kilomètres au large de Luanda, capitale de l'Angola, un immense navire se dresse au milieu de l'océan... 300 mètres de long sur 60 de large, voici Dalia, l'une des plus grandes plates-formes pétrolières au monde, accessible uniquement en hélicoptère. Philippe Refinatto, ingénieur, est responsable de 180 personnes de 10 nationalités différentes. Tout le monde, ou presque, vit à bord et se relaie 24 heures sur 24, 12 mois sur 12. Une vie double : quatre semaines sur la plate-forme et quatre semaines en famille... loin de là aux Sables d'Olonne. Cette plate-forme sert à extraire, isoler et stocker le pétrole foré " on y sépare le pétrole, l'eau et le gaz ". Une quarantaine de puits gisent par plus de 1500 mètres de fond sous la plate-forme et produisent 250.000 barils, soit près de 40 millions de litres de pétrole par jour. A bord, une seule femme : Catherine, une Française, ingénieur passionnée " avant c'était vraiment métro, boulot, dodo. Ici, on se lève et on ne sait pas ce qui va se passer dans la journée. On ne sait pas quand la journée va se terminer. " Dans quelques heures, après ses quatre semaines de service, elle quitte Dalia pour un mois de vacances " retour à la vie normale... La délivrance ". Ceux qui restent continuent leur vie en vase clos : repas soignés, sport, télé, jeux de société improvisés et peu d'endroits pour s'isoler.

Armel, ingénieur français sur la plate-forme, vit à Luanda avec sa famille. Il rend visite à Pierrick le superviseur de forage sur le Pride Angola, à quelques centaines de mètres du Dalia. Ici on fore l'un des prochains puits : profondeur de l'eau : 1500 mètres, plus 3 à 5 kilomètres dans le sol " l'équivalent de cinq Tour Eiffel de tuyaux dont il faut maintenir la verticalité. C'est à l'intérieur de cette conduite que l'on va faire les opérations de forage. " Contrairement à

Catherine et Philippe qui travaillent en rotation, Armel rentre chez lui à Luanda retrouver sa femme Joséphine et leurs quatre garçons " on n'a pas l'impression de vivre la même vie que les autres. Quand on rentre en France, les gens nous prennent souvent pour des alien ". Même expatriés, les enfants réclament leur histoire le soir et n'oublient pas de laisser un mot à la petite souris...Les racines ne sont jamais loin " on rapporte des andouillettes, du magret, du sel de Guérande... des petites choses qui prouvent qu'on est quand même attachés à la France ". A bord du Dalia, Philippe est seul dans sa chambre " le principe de rotation permet de disposer d'un équilibre parfait : le temps consacré au travail, 4 semaines, intensif. Et le temps consacré à la famille où là on est 100% dispo pour les siens. On redécouvre son épouse à chaque retour et ça c'est génial. Il y a des moments très forts, les premiers jours, c'est vrai que c'est super sympa. " A 6000 kilomètres de là, Patricia, sa femme, vit seule un mois sur deux avec Thomas 13 ans et Alicia 16 ans. Onze ans de solitude pas toujours facile à vivre " j'ai tout à gérer. La solitude le soir quand les enfants sont couchés. Au bout de quatre semaines, c'est lourd et ça fait du bien quand il rentre à la maison. " Pour réduire les distances, il y a le coup de fil quotidien et les mails " quand j'ai un petit moment où il me manque. Je lui écris les petites choses de tous les jours. " Et quand Philippe rejoint sa famille, il y va " sur la pointe des pieds pour ne pas bousculer les habitudes prises pendant mon absence ". " Quand Philippe revient effectivement, et qu'il veut un peu trop prendre les choses en main, je lui dis : sur la plate-forme, d'accord c'est toi le chef mais ici, c'est moi. Il ne faut pas l'oublier ! "

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