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Publié par Aanil

Dans le cadre de son magazine "Reportages", TF1 diffuse, samedi 1er février 2014 à 13 heures 20, les documents "Des marins pas comme les autres", "Chasseurs de graines pour jardins fous" et "Mon école c'est ma maison".

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Des marins pas comme les autres

Un reportage d'Aurélie Saillard et Robert Iséni
Montage : Manuel Odinet (Gédéon)

L'idée parait folle et pourtant, il y a un peu plus d'un an, Eric Bellion et Pierre Meisel, recrutent un équipage de néophytes, et les entrainent pour participer à des courses réservées à des navigateurs confirmés. Pendant une année, nous avons filmé les séances d'entraînement, les courses et la vie de ces amateurs. Une aventure qui les a réunis, pour le meilleur et pour le pire... des premières sorties houleuses à la prestigieuse Fastnet...

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Daniel, 50 ans, est fonctionnaire à la Mairie d'Annecy, Benoît, la vingtaine, est juriste à Paris, Pénélope est une étudiante lilloise de 26 ans, Gaël, 50 ans, consultant à Rennes, a perdu l'usage de ses jambes à la suite d'un accident de gymnastique, et Olivier vit à Bordeaux, où il est commercial... Il est aveugle... 20 équipiers choisis justement parce qu'ils étaient différents les uns des autres. Tous à bord du Jolokia, un bateau de course, pour prouver que leurs différences peuvent être une force.

" On est un peu bêtes en fait, c'est ça le truc... Parce que s'il y a un anneau, c'est qu'il y a une raison "... Pour Eric Bellion, qui découvre le monde de la voile de compétition et le reste de son équipage amateur, le montage de la grand-voile est à l'image de la première sortie en mer : laborieux. Certains ont déjà navigué, d'autres pas et pour tous, les débuts sur cette formule un des mers qu'est le Jolokia, sont difficiles. Mais les petits accrocs du départ n'entament pas leur moral. Benoît, qui a grandi en cité, bien loin du monde de la course au large, réalise à peine qu'il ait pu être sélectionné... " Ah ouais c'est un rêve de môme. Il y a 6 mois je regardais la Volvo Ocean Race et je me disais " ah je rêverais d'être là-dessus ". Et il y a un proverbe chinois qui dit " fais très attention à ce que tu demandes à la vie, elle va te le donner ", et ben c'est fait aujourd'hui ".

Eric Bellion, le skipper du bateau, est fier de son équipage. " Si on met les gens dans des cases, en disant: " Un handicapé, c'est un incapable "... " Un gars ou une fille des banlieues, il n'y aura jamais rien à en tirer "... on se retrouve entre nous et puis finalement, la vie est fade, les équipes sont fades et où est l'aventure ?... "

Pénélope, elle, n'avait jamais mis les pieds sur un bateau mais ça ne lui fait pas peur " pourquoi parce que je ne m'y connais pas en bateau j'aurais dû refuser cette opportunité ? On est plein de ressources. Maintenant, le but c'est de les découvrir ces ressources. Et on ne peut pas le faire si on reste assis devant sa télé ".

Au fil des entraînements, les marins progressent.... Suffisamment pour se présenter aux premières courses. Mais les conditions sont rudes en haute mer " ça brasse quand même pas mal. Et en plus il fait froid enfin, il ne fait pas chaud quoi... moi-même j'ai eu l'estomac un peu en travers mais on tient notre poste, y a pas de soucis " reconnaît Daniel. Olivier a trouvé sa place " Je ne suis pas malheureux... C'est difficile pour moi de me déplacer à bord, surtout quand il y a de la mer... je me suis engagé dans quelque chose de raide, de dur... Mais je suis parfaitement capable d'aller au bout. "

D'une course à l'autre, ces navigateurs débutants veulent prouver qu'ils sont des marins comme les autres.


Chasseurs de graines pour jardins fous
Un reportage de Sarah Amrouni. Images : Cédric Corre
Montage : Rodolphe Zagoury (TF1 Production)

Chasser, récolter, semer, planter... C'est l'histoire de Français fous de fleurs, d'arbres, de jardins et... de graines ! Des artistes prêts à faire le tour du monde pour dénicher la graine dont ils rêvent pour leurs jardins. Paysagistes stars, pépiniéristes hors normes ou particuliers passionnés... des déserts mexicains aux montagnes marocaines de l'Atlas, nous avons suivi ces nouveaux chercheurs d'or vert en expédition.

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Eric Ossart et Arnaud Maurières sont architectes-paysagistes. Depuis 30 ans, ils parcourent tous les déserts du monde à la recherche de plantes résistantes à la sécheresse. Une évidence pour eux, pour préparer les jardins de demain, s'adapter à la nouvelle donne climatique. Pour cette expédition, ils ont décidé d'explorer le centre du Mexique. " D'aller chercher des graines dans la nature, c'est plus qu'un plaisir. C'est une vie, une passion... On en rêve, on en parle, on bouquine des mois avant d'aller dans un endroit et des mois après pour identifier les plantes...On s'identifie à nos héros, aux botanistes du 18ème ou 19ème siècle qui ont parcouru des milliers de kilomètres à pied ou à cheval. Moi, ça m'a toujours fait fantasmer" nous livre Arnaud.

Ces insatiables chasseurs récoltent des graines des quatre coins de la planète pour réaliser des jardins spectaculaires aux portes du Sahara. Au Maroc, ils nous font découvrir leurs plus belles réussites... De véritables prouesses botaniques " Ca, ce sont les fameux palmiers de Hawaï qui normalement ne devraient absolument pas pousser dans le sud du Maroc et qui grâce à un jardin creux peuvent se maintenir et poussent maintenant du feu de dieu !".

Sylvie Surguet, professeur de sport à la retraite, est une mordue de plantes. Elle ne rate jamais une seule foire aux plantes. Au pied des Pyrénées ariégeoises, cette amoureuse de la nature a créé un jardin botanique rassemblant près de 350 espèces différentes. " Je pense qu'il n'y a pas de limite dans la quête de plantes. Il y a toujours une place pour un petit rosier, une plante vivace... On est un peu collectionneur dans l'âme, en fait. Et un collectionneur ne s'arrête pas ! Moi je marche au coup de coeur ! " confie Sylvie. Une passion sans limite qu'elle partage aujourd'hui avec son fils : Yan Surguet, premier producteur français de rosiers bio.


Mon école c'est ma maison
Un reportage de Gilles Bour et Philippe Fontalba (Fanny Production)

Gaël, Alexia, Rubie ont un point commun... maternelle ou paternelle, leur école est à la maison. Future collégienne, Rubie se serait bien vue sur le chemin du collège à la rentrée. Sa sixième, elle la fera avec son père comme professeur. Sandrine, leur maman, a toujours fait l'école à Gaël et Alexia. En juin, contrôle annuel oblige, ils ont reçu la visite des inspecteurs de l'Education Nationale.

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" Tant qu'ils ne demandent pas à aller à l'école, on continue ". Depuis toujours, Sandrine fait l'école à ses deux enfants, Gaël 9 ans et Alexia 12 ans. " Quand ça bloque, il faut pouvoir laisser une matière de côté parfois pendant deux mois pour leur laisser le temps d'intégrer les notions ". Des cours par correspondance en cas d'absolue nécessité et un programme à la carte, Sandrine multiplie les supports d'apprentissage et les " sorties pédagogiques. " On ne travaille que quatre heures par jour, et encore pas les jours où on a des activités, moi je préfère rester à la maison " C'est l'école qui s'adapte à leur rythme. Contrairement à l'idée reçue, l'école n'est pas obligatoire. La loi française permet à tous les parents d'instruire eux-mêmes leurs enfants chez eux. L'éducation nationale impose quand même à ces familles un contrôle annuel. Une épreuve que Sandrine redoute encore plus que ses " élèves " " Moi j'ai été scolarisée donc j'ai encore cette peur du maître, de l'autorité. Eux ils ne l'ont pas cette peur, ils ne sont pas évalués ".

Vincent, Nathalie et leurs trois enfants ont pris une année sabbatique pour faire le tour d'Europe en camping-car et en famille. " On ne se lève pas très tôt, on roule, on visite ... Les journées passent vite et on n'a pas beaucoup de temps pour faire travailler les enfants " ils profitent donc des trajets pour travailler, deux heures par jour mais tous les jours " même le dimanche ". Pendant leur traversée de l'Italie, les trois enfants de 6 à 9 ans apprennent la géographie, l'histoire et l'italien aussi. Les rencontres avec d'autres enfants de leur âge est aussi un moyen d'apprendre et de jouer surtout. " Même s'ils ne parlent pas la même langue ça fonctionne " précise Nathalie. Leurs parents les ont inscrits au CNED pour ne pas perdre le fil de l'école " Ils reçoivent des corrections avec des appréciations comme s'ils avaient une vraie maîtresse. " et les enfants avancent vite et bien. Nathalie rêvait de ce voyage depuis longtemps " on se souviendra toute notre vie de ces moment où l'on a enfin le temps de faire des choses ensemble ".

Aux portes de la Camargue, Vincent, jeune retraité et sa femme Nelly, médecin, ont déscolarisé leur fille Rubie il y a quatre ans " parce que je ne voulais pas laisser ma fille dans une école dont le niveau a baissé terriblement ". Elle est aujourd'hui en CM2 avec son papa " comme les vieux instituteurs d'autrefois ". Pendant la récréation de 10 heures que l'espiègle Rubie passe seule devant un dessin animé, elle regrette quand même " de ne pas avoir mes copines pendant la récré, et que mon papa sache tout de moi ". Tiraillée entre l'envie d'entrer au collège et la liberté des cours à domicile, Rubie n'aura pas à choisir. Elle fera sa sixième en tête à tête avec son père.

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