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Publié par Aanil

Dans le cadre de son magazine "Reportages", TF1 diffuse, samedi 09 novembre 2013 à 13 heures 20, les documents "Des ménages déménagent", "Des producteurs de choix" et "Ma vie en Seine".

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Des ménages déménagent

Un reportage de Julien Johan. Image. Matthieu Lépine, Florent Genieys
Montage. Julien Johan. Les Productions du Moment

Qui n'a jamais déménagé dans sa vie ? Qui n'a jamais expérimenté ce moment si particulier où l'on se projette dans l'avenir, tout en ne pouvant pas s'empêcher de regarder dans le rétroviseur ? Nous avons tous connu ces instants délicats, parfois pénibles : faire le tri dans ses affaires, sans se laisser submerger par les souvenirs, et les confier à des déménageurs professionnels, une des corporations qui n'a pas toujours eu bonne réputation.

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Selon plusieurs études d'opinion, le déménagement est, après le deuil et le licenciement, la troisième cause de stress dans la vie des français.

A Saint-Germain en Laye, la famille Thomas-Guiroy va l'apprendre à ses dépens...Le père, Gilles, vient d'être muté à Lille et Anne-Laure, la mère, a beau avoir préparé ce déménagement depuis plusieurs semaines, l'appréhension monte d'heure en heure ! " Mon mari a choisi le moins cher des cinq devis que nous avions, alors j'espère que les déménageurs seront un minimum sérieux ! ".Celui qui déménage attend de son déménageur, un rien de délicatesse. Le déménageur, lui, veut aller vite. Et la famille n'est pas au bout de ses surprises...

Les déménageurs sont parfois redoutés par leurs clients, et ils le savent bien. A Dôle, dans le Jura, Thierry Gros a repris la PME de son père et a voulu la moderniser : " On a cette image de gros bras qui boivent de la bière au cul du camion. Maintenant, le tricot "marcel" est interdit, on ne montre pas ses muscles à la dame ! "Si Thierry Gros demande à ses employés d'être toujours polis et rassurants, c'est parce qu'" on va vraiment entrer dans votre vie, on va ouvrir vos placards, on va prendre votre literie, et pour ça il faut qu'il y ait une confiance ! "

Parfois les déménagements se transforment en joyeuse réunion de famille. Ainsi, les Leroy, 5 enfants et 15 petits-enfants-, en train de faire les cartons dans la maison de la grand-mère, Christine. Christine a 82 ans, un âge où les vieilles dames partent souvent en maison de retraite, mais pas elle ! " Moi en maison de retraite, jamais ! ". " Là j'étais en train de m'encroûter, alors que maintenant je vais recommencer autre chose. " Mme Leroy a un projet : une maison dans un petit village du pays basque ! 50 ans après avoir quitté l'Algérie, Christine Leroy a enfin réussi à surmonter son traumatisme. " Il n'est jamais trop tard pour réaliser son rêve ! "


Des producteurs de choix
Un reportage de Cécile Lévy et Pierre-Yves Deheunynck
Montage : James Morel (Eléphant et Cie)

Du cheval dans les Lasagnes, des canards gavés aux antibiotiques... Les scandales successifs du monde de l'agro-alimentaire aggravent la crise de confiance entre distributeurs et consommateurs. Dans ce contexte, les petits producteurs de produits naturels, bio, jouent la carte de la fraîcheur et de l'excellence. Poissons de lac, mini-légumes ou beurres aux parfums inattendus, leurs produits étonnent et rassurent...

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A 46 ans, Eric Jacquier est un pêcheur respecté sur le lac Léman. Ancien sportif de haut niveau il est aussi l'héritier d'une tradition familiale sur le lac : il pêche le Féra ou l'Omble Chevalier, des poissons à la chair délicate qu'il vend dans la journée aux meilleures tables de la région. 25 tonnes de poisson pêchées chaque année à lui tout seul, dans des filets qu'il a lui-même mis au point pour ne pas abîmer ses prises. Pour Emmanuel Renault, un chef triplement étoilé de Megève, la rencontre avec Eric Jacquier a été déterminante : " C'est grâce à lui que j'ai arrêté le poisson de mer... Faut pas qu'il tombe malade ! "

Jean-Yves Bordier est un fondu du beurre. Petit fils de beurrier, c'est sur les marchés bretons qu'il a démarré il y a 35 ans, avec une motte et quelques fromages. Jusqu'à ce que le chef du Plaza Athénée, à Paris, ne le repère et lui demande de fabriquer du beurre pour lui. Dans ses ateliers aujourd'hui, Jean-Yves Bordier invente quotidiennement de nouveaux beurres, aux formes et aux parfums délicats, moulés à la main après un passage en malaxeur " Nous sommes des couturiers du beurre ! " dit-il avec passion et humour.

Annie Bertin vend des mini-légumes et des herbes folles. Sur le marché de Rennes, l'un des plus grands de France, particuliers et restaurateurs assaillent son stand. Annie Bertin a hérité de la terre de ses parents, 35 hectares où poussent mini-carottes, mini-navets, mini-asperges, mini-tomates.. Mais aussi toutes sortes d'herbes moins connues : Chénopode, Consoude, Cresson Alenois.. Des mauvaises herbes qu'elle transforme en soupes ou en salades délicieuses. Son mari, éleveur, est son premier goûteur..


Ma vie en Seine
Un reportage d'Hélène Maucourant & Joseph Haley
Montage : Cécile Ousset (TSVP)

Qui connaît vraiment la Seine ? Ce fleuve est pourtant une mine de surprises. De Paris à la Manche, des passionnés y mènent une existence étonnante. Au fil de l'eau, nous avons suivi Vincent l'électricien du fleuve, rencontré Gilles et sa famille de robinsons sur leur île et Catherine, seule femme pilote de cargo en France.

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Entre la Tour Eiffel et Notre-Dame, l'homme le plus célèbre du fleuve est un électricien : son petit hors-bord jaune sillonne la capitale toute l'année, car Vincent répare tous les bateaux-mouches, les restaurants flottants ou les plaisanciers victimes d'une panne électrique. "On se connaît tous sur le fleuve, c'est le XXIe arrondissement, comme on dit entre nous. Et on adore faire marcher 'Radio Seine', les potins qui passent de bateaux en bateaux... Surtout au coucher du soleil, au moment du grand embouteillage, quand tous les bateaux de tourisme sont de sortie."

Un fleuve agité, qui se la coule bien plus douce dès que l'on quitte Paris. Près de Mantes-la-Jolie, Gilles et sa famille habitent depuis vingt ans sur une île à l'aspect sauvage : La Lorionne, 300 mètres de long, 30 mètres de large. Ils ont raccordé l'électricité, trouvé de l'eau, restauré la maison abandonnée qui s'y trouvait, et y mènent presque une vie de Robinsons. Tous les quinze jours, c'est le plein de courses, rapportées sur l'île en radeau, et aux beaux jours, la famille alterne parties de pêche et baignade. Pour Gilles, chef d'entreprise en banlieue parisienne, et sa femme Cécile, institutrice au village voisin, "habiter sur son île, sur la Seine, c'est couper avec tout le reste dès que l'on rentre, le soir". Un coin de paradis, à deux pas de la civilisation.

Mais la Seine a aussi sa star : la seule femme pilote de cargo en France. Catherine a passé 13 ans sur les mers du monde entier, mais aujourd'hui sa vie est une série d'allers et retours entre le port de Rouen et Caudebec-en-Caux, aux commandes de cargos pouvant atteindre 200 mètres de long. "II faut faire attention à tout : en période de crue, la vague du navire peut parfois remonter jusqu'aux habitations sur la rive ; et croiser un autre cargo dans les boucles de la Seine peut être très délicat". Les céréaliers géants qui emportent le blé français au bout du monde le savent : Entre Rouen et la mer, le capitaine est une femme.

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