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Publié par Aanil

Dans le cadre de son magazine "Reportages", TF1 diffuse, samedi 19 octobre 2013 à 13 heures 20, les documents "Huissiers, les mal aimés", "Tics, tocs et petites manies" et "La crème des pâtissières".

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HUISSIERS, LES MAL AIMES

Un reportage de Jérôme Sesquin Images : Guillaume Gouet & Catherine Juste
Montage : Anne-Julie Toullec (Editel)

Loyers, cotisations sociales, ou crédits impayés : ils sont plus de 3300 huissiers en France à traquer les débiteurs et à faire exécuter les décisions de justice. Emilie en Seine et Marne, Tanguy à Marseille ou Dominique et Serge, couple d'huissiers à Castres, exercent l'une des professions les plus détestées par les Français. Portes closes, insultes, pressions et intimidations, nous les avons accompagnés dans leurs missions.

Chaque matin, à Montereau, en Seine et Marne, Emilie accueille dans son étude depuis 4 ans les débiteurs qui viennent régler leurs dettes. Des échanges parfois tendus que la jeune huissier de justice balaie d'un revers de main : " Le but, c'est de pas s'énerver comme eux et d'arriver à ce qu'ils payent. ". Et en ces temps de crise, Emilie est en prise directe avec les difficultés des Français. Un garagiste qui n'arrive plus à faire face au règlement de ses cotisations sociales, un quartier HLM où les insultes fusent. Une réalité qu'elle admet mais qu'elle relativise : " Ce n'est pas moi qu'ils insultent. C'est la fonction. Quand je rentre chez moi, je suis plus huissier. ".

A Castres, Serge et Dominique exercent en couple depuis 32 ans. Ils ont vu le métier changer et Dominique l'admet : " Les gens sont plus conflictuels. Il faut plus souvent aller les voir, il faut davantage les rappeler. Avant ils disaient : je viendrai régler le 30 ou le 5, et ils venaient ". Face aux énervements, aux noms d'oiseau, Serge, lui, conserve son calme comme face à un locataire qui refuse de payer ses charges et risque l'expulsion : " On n'est pas partisan. Un contrat a été signé. Donc, quelles que soient les parties, notre rôle, ce sera de faire exécuter ce contrat et de faire appliquer une loi ".

A Marseille, Tanguy, jeune huissier installé depuis quelques mois, n'hésite pas à pénétrer les cités sensibles des quartiers nord. " C'est des menaces avec des armes, c'est des agressions physiques, bombe lacrymogène... ". Des situations extrêmes qu'il se doit d'accepter car le jeune huissier s'est endetté à hauteur de 440.000 euros pour racheter la moitié des parts d'une étude avec son associé. " Il y a un risque que ça marche pas. Et quand on démarre, on n'a plus de salaire. Donc les débuts sont difficiles. ". Pour s'en sortir, il compte sur les constats, l'activité reine des huissiers. Les Français en raffolent pour tout et n'importe quoi. Comme ce jour-là, où sollicité par un syndic de copropriété, il doit constater une odeur pestilentielle de chats dans un immeuble. Une habitante en héberge des dizaines, en oubliant visiblement de vider les litières. " C'est de plus en plus fréquent que ça aille jusqu'au procès. "


TICS, TOCS ET PETITES MANIES
Un reportage d'Eric Wastiaux. Image. Stéphane Rossi, Montage. Eric Suard (Productions du Moment)

Qui n'a pas de petite manie ? Comme celle de ramasser des objets abandonnés dans la rue... ou encore, de vérifier plusieurs fois que la porte est bien fermée en sortant de chez soi... On a tous un jour exposé sur une étagère un bibelot et commencé une collection inutile. En partant à la rencontre de Michel le récupérateur, d'Anne l'acheteuse de chaussures à talons, de Michel le collectionneur des horloges et du temps qui passe et d'Olivier qui se débat face à ses troubles obsessionnels compulsifs, nous avons voulu comprendre comment de simples manies peuvent prendre le dessus sur tout le reste et devenir une obsession.

Michel est un maçon célibataire de 64 ans qui vit à Paris dans le 19ème arrondissement. Sa bonhommie et son humour ne l'empêchent pas d'être un homme pratique. Lorsqu'il a besoin de quelque chose, il descend simplement dans la rue et il prend ce qu'il trouve. Par exemple, une porte d'armoire posée près d'une poubelle " Un coup d'éponge et c'est bon à être utilisé, c'est exactement ce que je cherchais, 30 cm par 60 ". Ce n'est pas par nécessité financière qu'il récupère ces objets, c'est tout simplement parce qu'il aime ça. En fait, c'est un petit peu plus que ça : " Je ne peux pas m'empêcher, quand je vois quelque chose, il faut que je le prenne, sinon ça me trotte dans la tête... "

Autrefois, quatre personnes habitaient dans son deux-pièces d'une soixantaine de mètres carrés mais aujourd'hui il y vit seul. Car, Michel le récupérateur, est aussi un accumulateur qui ne jette rien. Résultat, toutes ses pièces sont pleines d'objets et de collections en tous genres : des cartes téléphoniques, des plumes de stylo, des capsules, des portes clés, des journaux, des boites d'allumettes de tous les pays... et pourquoi pas, des préservatifs ! " Je suis complètement dépassé, il faut que j'emmène tout ça à la campagne... ". Pour continuer à vivre dans son appartement, Michel déménage ses cartons vers sa maison de campagne, à 450 Km de là... Mais dans sa maison, la bataille du rangement est loin d'être gagnée...

Anne, la Parisienne, n'est pas à un paradoxe près, surtout quand il s'agit de sa marotte : les chaussures à talons. Comme beaucoup, elle est capable de passer une journée entière à courir les magasins pour une paire de plus... " Je peux faire beaucoup de magasins dans la journée. J'arrive, je scanne les chaussures et je vois si il y en a qui me plaisent. S'il n'y en a pas, je pars tout de suite ". Anne est scénariste et la voir ainsi faire les boutiques peut rappeler une héroïne de série télé américaine, désespérée et sexy ! Mais, c'est arrivant chez elle qu'on prend toute la mesure de son obsession en découvrant les 150 paires de chaussures qu'elle conserve de la cave à son dressing, bien rangées dans leurs boites d'origine. Avant de partir vivre à l'étranger, elle a décidé de se séparer d'une cinquantaine de paires de chaussures. Ce qui ne l'empêche pas de continuer à en acheter de nouvelles... " Je sais qu'il peut y avoir un côté illogique, mais je m'arrange avec moi-même.. "

En Auvergne, Michel est capable de faire des centaines de kilomètres pour satisfaire sa passion des horloges, c'est un homme qui vénère le passé. Dans sa ferme, du salon au grenier, une centaine d'horloges sont entreposées, et chacune raconte à sa façon un pan de l'histoire de France. " Quand je vois comment ça se passe, j'ai un peu la nostalgie du temps passé, les gens s'entraidaient plus... " Inconsciemment, au fil des années, cette lubie du temps passé a presque débordé sur le temps présent. " Cela prend de la place, physiquement et psychologiquement... On peut appeler ça une maladie, oui pourquoi pas.... "

Pour certaines personnes, lutter contre les obsessions est quasiment impossible. C'est le cas d'Olivier, de Beauvais, qui est atteint de TOCs. " Après avoir relevé le courrier, comme certaines personnes ont touché les lettres, je me dis qu'elles sont contaminées, alors, je me lave les mains... " Les lavages de main répétés sont les plus connus des TOCs. Mais Olivier en a bien d'autres. " Je fais bien attention que l'eau ne coule pas après avoir fermé le robinet. Je fais pareil pour le gaz. " Heureusement, il peut compter sur sa femme Fatima - trois ans d'amour et trois ans à l'aider, au moyen de petits exercices... pour permettre à Olivier de dépasser ses pensées intrusives.


LA CREME DES PATISSIERES
Un reportage de Jean-Pierre Petit et Olivier Yovanovitch
Montage : Edward Beucler (Marzab Productions)

Rouleau à pâtisserie, fouet, douille, moule... Claire, Pascale et Justine inventent, pétrissent, glacent, caramélisent et confectionnent des desserts pour le bonheur des papilles. Pâtissière de renom, passionnée ou apprentie, exigeantes, gourmandes et pétries de talent, elles débordent d'imagination et d'énergie. Trois jeunes femmes... délicieuses... la crème des pâtissières.

Justine, 22 ans, apprentie au Lycée professionnel Gustave Eiffel, s'est qualifiée pour la finale nationale à Rennes, nous la suivons jusqu'au jour J dans cette nouvelle aventure pâtissière. A 24 heures de la finale, elle peaufine encore avec son professeur, Pascal Ferrat. Depuis 6 mois, Justine a exécuté des centaines de fois le dessert qu'elle présente en concours : un chocolat-caramel coeur glacé basilic. "un grand stress au moment du dressage, car il ne faut pas faire de boulettes, pas faire d'erreur au risque de voir tout fondre ". Justine sait que pour devenir pâtissière, il faut mettre quotidiennement la main à la pâte. Alors, quand elle n'est pas à l'école, Justine " fait ses gammes " auprès d'Arthur Fèvre, champion de France du Dessert 2011et chef pâtissier dans un établissement de renom.

A 31 ans à peine, Claire, d'origine alsacienne est la nouvelle égérie du monde de la pâtisserie ! Depuis 2010, elle tient une brigade de sept pâtissiers dans l'un des plus grands restaurants de Paris. Une vie à cent à l'heure "C'est parti pour un marathon au rythme des commandes". Claire vit des journées sous haute pression " Contrôler tout ce qui se fait, avoir un oeil à gauche, un oeil à droite et vérifier que le travail soit bien fait ". Quand son emploi du temps le lui permet, Claire se rend à Niedermorschwihr, en Alsace retrouver sa famille et le " gâteau au fromage blanc " que sa mère fait si bien. Sans oublier un petit détour par la boutique de Christine Ferber, dont les confitures sont connues dans le monde entier et qui inspire Claire depuis l'enfance " Je restais devant sa cuisine à la regarder travailler pendant des heures, je rêvais d'y arriver aussi un jour... "

Gersoise de souche, Pascale, 43 ans et mère de deux enfants, Lucie, 9 ans, et Edouard, 4 ans vit et respire desserts... Après avoir fait ses classes chez les plus grands et beaucoup voyagé, elle est revenue à Auch poser marmites et cuillère en bois. Dans l'atelier qu'elle a créé, Pascale communique sa passion aux grands, et même aux plus petits : " J'aime transmettre la gourmandise, les saveurs et redonner le gout de la pâtisserie de notre enfance "

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