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Publié par Aanil

Dans le cadre de son magazine "Reportages", TF1 diffuse, samedi 14 décembre 2013 à 13 heures 20, les documents "Jouets, petits trafics... Vrais ou faux ?", "Passion collections " et "Ma cité dans les favelas".

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Jouets, petits trafics... Vrais ou faux ?

Un reportage d'Elodie Ségalin & Jérémy Defalt
Montage : Stéphanie André (Tony Comiti Productions)


A Noël des jouets par milliers.... Parmi ces jouets, des authentiques, made in France ou sous le contrôle de fabricants soucieux de la sécurité et du plaisir des enfants... D'autres en revanche sont à classer dans la catégorie : jeux dangereux. Nous avons enquêté pendant plusieurs mois sur le marché des jouets, les vrais et les faux.

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Dans cette usine du Jura, on continue à inventer, dessiner, fabriquer des jouets vendus dans toute l'Europe. Mais créer un jouet n'est pas un " jeu d'enfant ". Comment construire des jouets incassables et sans danger pour les enfants.... C'est tout un art. Dans cette société, on se livre également à un jeu pas comme les autres : comparer les produits maison aux copies dénichées en Chine ou ailleurs... Les tests se passent de commentaires.

En 2012, 500 000 contrefaçons de jouets ont été saisies par les douanes en France. A Marseille, les douaniers surveillent particulièrement les articles destinés aux enfants. Les jouets les plus ciblés par les faussaires : peluches, poupées ou encore jeux vidéo. Plus de la moitié de ces jouets contrefaits proviennent de Chine. " Ici ce sont des articles achetés directement chez les grossistes en Chine, bien souvent via Internet et qui sont revendus dans des petits magasins, des braderies, des solderies. "

Et malgré l'acharnement des douanes et la vigilance des marques, 10% des jouets fabriqués dans le monde seraient des faux. Un manque à gagner de 6 milliards d'euros. Alors les fabricants ont décidé de contre-attaquer. En s'octroyant les services d'experts et de détectives privés spécialisés dans les contrefaçons. Nous verrons avec l'un d'entre eux, Philippe Van Eckhout, à quel point il est devenu simple d'acheter des faux jouets sur le web. Notamment via des sites Internet chinois. " Là je peux envoyer un message au fabricant et je peux lui dire écoutez cher ami, je suis intéressé pour acheter 5 000 toupies, merci de me faire une proposition. N'importe qui peut acheter ce stock. "

Nous nous sommes rendus à Shenzhen, dans le sud de la Chine, et nous avons pu visiter une usine qui fabrique des contrefaçons. Un supermarché du faux où les clients commandent à la carte " Bien sûr nous n'avons pas la licence de la marque donc nos usines ne mettent pas le nom de la marque dessus. Sauf si vous passez une commande importante, alors on vous fera l'emballage avec le nom de la marque. " Des copies vendues six fois moins cher que les jouets originaux tout en étant la réplique quasi-exacte... la qualité et la sécurité en moins. Petites pièces qu'un bébé pourrait avaler, solidité douteuse, rebords coupants : ces copies bas de gamme ne sont pas sans risque pour les enfants.


Passion collections
Un reportage de Jérôme Sesquin, Jean-Pierre Wurtz & Sébastien Batel
Montage : Guillaume Laidet (SN Editel)


Après les timbres, après les pièces anciennes, les collectionneurs s'entichent de nouveaux objets petits ou encombrants et qui parfois chamboulent toute leur vie. Quatre Français sur dix amassent par passion... Roland à Monaco accumule les jouets depuis 40 ans. Jean-Baptiste dans l'Essonne est à la tête d'une flotte de 72 avions anciens. Léonie adepte du " Lolita " vit sa passion à 100%.

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En robe bouffante au niveau du genou, une fleur de tissu dans les cheveux et des jupons en dentelle, Léonie, 23 ans, ne passe jamais inaperçue. Cette étudiante est adepte d'une mode née au Japon le " Lolita ". Pudiques, les Lolita ne sont pas déguisées... Etre Lolita c'est une façon de s'habiller mais aussi un art de vivre. "Pour moi, confie Léonie, c'est avoir des valeurs qui en fait se recoupent avec un style vestimentaire. L'amour de l'élégance et d'une certaine esthétique. La gentillesse, le partage, voilà vraiment des choses très humaines en fait ".

Parfois les collections se passent en famille et même d'une génération à l'autre. C'est ainsi que Baptiste Salis, 28 ans se retrouve à la tête d'une flotte de 72 avions, des vieux coucous à hélice des années 20, 30 ou 40 qu'il retape avec des passionnés bénévoles dans l'atelier de l'aérodrome familial à la Ferté Alais....et qu'il pilote " J'ai toujours voulu voler. Je savais que de toutes façons je volerais. J'ai commencé à apprendre de piloter à l'âge de 12 ans " Toute la famille Salis vit sur l'aérodrome créé par Jean-Baptiste, le grand-père, fou d'aviation... trois générations autour d'une même passion.

A 65 ans, Roland, ancien croupier de casino a gardé son âme d'enfant et... ses jouets ! Depuis 40 ans, il entasse, amasse, range.... des milliers de petites voitures. Dans la cuisine, le cagibi, la salle de bain, dans les placards, la chambre... " Moi j'ai commencé, je devais avoir 12 ans, ma collection. Vous voyez ? J'ai 65 ans, donc ça fait plus de 40 ans. Maintenant, je dois en avoir, dans toute ma collection, entre ici et ma cave, à peu près 10.000 pièces ! Ah ouais, c'est une petite fortune. " Une fortune qu'il cache loin des regards indiscrets dans des cachettes connues de lui seul.


Ma cité dans les favelas
Un reportage de Frédérique Zingaro et Mathilde Bonnassieux
Montage : Mathias Lavergne (HIKARI Films)

Ils sont quatorze adolescents des cités de la région Rhône-Alpes et pour la première fois ils partent au bout du monde, au Brésil à la rencontre d'autres jeunes qui eux vivent dans les favelas. Hamza, Idriss, Ilhame, Anwar, Maissan et les autres ont été sélectionnés pour un voyage riche en rencontres et en surprises. De Sao Paolo à Rio, ce reportage les accompagne dans leurs découvertes, leurs fous rires et leurs émotions.

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"Comment cela se fait que les gens qui habitent dans les favelas, ils sont heureux comme si ils étaient riches ?" Avec ses mots, Hamza traduit ainsi l'étonnement de ses amis venus comme lui de cités difficiles de la région Rhône-Alpes, à la rencontre des habitants les plus pauvres du Brésil ... Hamza, Idriss, Ilhame, Anwar ont été sélectionnés pour ce voyage par Sport dans la Ville, une association française qui aide 3 500 jeunes à s'insérer dans la vie de leurs cités et à préparer leur avenir professionnel.

Au Brésil, ils sont accueillis par la fondation "Gol de Letra" présidée par Rai, légende vivante du football brésilien. Il a mis sa notoriété au service de cette fondation, qui accompagne tous les ans un millier d'enfants des favelas, mais aussi, depuis une dizaine d'années, des groupes de jeunes Français. Rai est persuadé que "le fait de connaître des difficultés différentes de celles qu'ils ont, parfois plus dures, je crois que ça change l'esprit et la façon (dont) ils vont voir la vie dans le futur..."

Amina réalise qu'en France, " on se plaint trop ". Maissan décide de reprendre plus sérieusement sa seconde, parce que "quand je vois ce que me racontent les filles brésiliennes, ça m'ouvre les yeux ... Je pense que je vais vraiment changer sur ça, et que je vais me mettre vraiment au boulot." Pour " Sport dans la Ville " et " Gol de Letra ", l'objectif est de confronter ces jeunes à d'autres difficultés sociales que les leurs, pour les faire réfléchir ... Les adolescents des cités françaises réalisent ainsi qu'ils sont parfois moins mal lotis que leurs nouveaux copains brésiliens.

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