TV Replay

Publié par Aanil

Dans le cadre de son magazine "Reportages", TF1 diffuse, samedi 03 mai 2014 à 13 heures 20, les documents "L'année du bac" et "L'école des loges".

reportages-claire-chazal-tf1.jpg


L'ANNEE DU BAC

Un reportage de Marc Garmirian (CAPA TV) - doc de 60'

Ils s'appellent Antoine, Celia, Bertrand, Jodie... Elèves en terminale ES au Lycée Fénelon de Lille, c'est leur dernière année scolaire... s'ils décrochent leur bac ! Les révisions, les bacs blancs, les mauvaises notes et les encouragements, certains baissent les bras, d'autres s'accrochent. Nous les avons accompagnés pendant ces mois de stress intense, de doute et de désespoir parfois.

Antoine a déjà redoublé sa première et sa terminale "Le rater une deuxième fois, c'est inenvisageable, j'aurais l'impression d'être un rebut dans la société". Pourtant, cette année encore, malgré des notes en chute libre, il entame ses révisions... Trois semaines seulement avant l'examen. Il a une passion dévorante qui lui prend dix heures par semaine : le rugby. Beaucoup plus à l'aise sur le terrain que sur les bancs du lycée... " Je ne me vois pas faire carrière ailleurs que dans le sport ".

Célia est déléguée de la classe de TES2. C'est une élève travailleuse, qui intervient beaucoup et prend son bac très au sérieux. Elle s'oriente vers une licence en économie et gestion... " J'ai trop vu mes parents galérer, je ne veux pas faire comme eux ". Ses parents tiennent un bar-tabac où leur fille donne souvent un coup de main. En février, après de mauvais résultats au premier bac blanc, elle flanche.

Plutôt solitaire, Bertrand vit seul dans un studio. Sorti du cursus général après une seconde ratée à Valenciennes, il s'est inscrit en bac pro de technicien en usinage et s'est formé en alternance dans une entreprise de roulements à billes. " J'ai connu le travail en usine, c'est dur, fatigant, il y a du bruit, c'est sale, je sais que ce n'est pas là-dedans que je veux être ". Il est retourné au lycée classique avec le projet de s'inscrire en fac de sciences et faire un métier en rapport avec la nature, sa grande passion.

Jodie, 18 ans en janvier 2012, est plutôt extravertie. Elle jongle entre son travail au lycée et ses activités extra-scolaires. Elle se rendra au Sénégal pendant les vacances de Pâques, dans le cadre d'un projet humanitaire monté avec le conseil de jeunes de sa commune. Pour les révisions, elle préfère la bibliothèque "on est plus concentré, à la maison il y a plein de choses pour distraire notre attention, la télé, l'ordinateur". Son futur métier ? Elle n'a pas encore d'idée précise. Elle sait juste qu'elle veut travailler dans le social pour " aider les autres ".


L'ECOLE DES LOGES
Un reportage de Claire Lajeunie et Julie Zwobada. Montage : Raynald Lellouche (L2 Films)

Qui a dit que le métier de concierge était en voie de disparition ? Aujourd'hui, une école a été créée pour apprendre à devenir un gardien professionnel avec, à la " clef ", un diplôme et surtout un travail et un toit. Pour Patrice, Michel et Julien qui rêvent d'une loge, c'est le plus beau métier du monde !

Michel vit dans la rue depuis 9 ans. Aujourd'hui, il reprend le chemin de l'école pour devenir gardien d'immeuble. A 42 ans, c'est une chance de trouver un boulot et un toit. " A l'école on est tous égaux. Tout le monde rentre chez soi, tout le monde a une vie de famille, moi j'ai rien... C'est pas évident de pouvoir étudier dans les conditions dans lesquelles je suis mais ça changera après..."

Julien, lui, rêve de devenir gardien d'immeuble pour travailler en couple avec Sylvie, sa femme coiffeuse et embarquer ses deux enfants dans une loge à Paris. Au chômage depuis deux ans, il quitte chaque semaine sa famille dans le Nord de la France pour suivre la formation. " Je n'ai jamais dit à quelqu'un que j'étais au chômage...honnêtement, c'est une honte d'être au chômage... gardien, pour moi, ce serait la gloire".

Patrice, 53 ans, est un ancien chef de rang dans une grande brasserie parisienne. S'il veut changer de vie, c'est pour retrouver un métier avec un vrai sens du contact. " Je crois que je suis fait pour ce métier et je pense que ce métier est fait pour moi..."

Commenter cet article