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Publié par Aanil

Dans le cadre de son magazine "Reportages", TF1 diffuse, samedi 15 février 2014 à 13 heures 20, les documents "Les cowboys de l'Arctique ", "Je marche donc je suis" et "Les soyeux du Mexique".

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Les cowboys de l'Arctique

Un reportage de Jean-Marc Philibert et Jérôme Weisselberg
Montage : Bruno Esquirol (KM)


Depuis des millénaires, le Riéttir rassemble chaque été les éleveurs islandais à la recherche de leurs troupeaux.... A cheval, ils cherchent leurs moutons pendant une semaine avant l'arrivée de la neige. Nous avons suivi deux jeunes Normands Pierre-Charles et Laurélia, dans leur aventure au pays des cowboys de l'Arctique.

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Pierre-Charles, 26 ans et sa soeur cadette Laurélia, 22 ans appréhendent un peu l'aventure qu'ils se préparent à vivre. " C'est un voyage qui va nous amener à nous dépasser physiquement et mentalement ". Pierre-Charles s'apprête à vivre une épreuve, et il n'est pas sûr de tenir le coup. Lui et sa soeur sont d'excellents cavaliers, mais ils savent que l'Islande est une terre rude, aux conditions climatiques extrêmes, et qu'il va falloir se montrer endurant pendant une semaine de chevauchée à travers les lacs gelés et les volcans.

Direction l'Islande, juste sous le cercle polaire, où la tradition du Riéttir offre des sensations fortes aux étrangers qui souhaitent partager le travail des éleveurs islandais. Dès l'arrivée, première surprise. " En Islande, on ne monte jamais à cheval comme ça. On le monte à l'envers par rapport aux autres pays mais c'est comme ça que nos chevaux sont habitués alors, s'il vous plait, essayez de vous y tenir ". Leur guide islandais leur annonce sans ménagements qu'il va falloir s'adapter aux coutumes locales. Il faut aussi apprendre le travail de cowboys qui consiste, sans descendre de cheval, à pousser des troupeaux de moutons composés de milliers de têtes. Certains passages sont critiques. " Ils se suicident tous ! " crie Pierre-Charles, dans un moment de panique, face à ces moutons qui se jettent dans l'eau d'une rivière glacée, sans tenir compte du danger.

Leur aventure va durer six jours dans des paysages magnifiques. " C'est vraiment comme le paradis parce que les paysages sont tellement beaux. On a une impression de liberté qui est extraordinaire ". Laurélia est transportée. Pour elle, les difficultés physiques ne comptent pas. C'est elle qui soutient son frère : " Pierre avance ! Va plus vite ! ". Pierre-Charles est plus râleur : " ben oui, je fais ce que je peux, elle est marrante ! ".

Le Riéttir n'est pas un travail d'amateur, c'est un exercice rude. Mais Pierre-Charles et Laurélia découvrent au fil des jours la générosité et la grandeur d'âme des hommes qui se transmettent cette tradition de génération en génération. Ils vont se lier d'amitié avec " Le Roi de la Montagne ". Il s'appelle Ingimar. C'est lui, l'éleveur qui dirige le Riéttir, grâce sa connaissance des montagnes et à son expérience. Il va, au terme de leur aventure, les féliciter pour leur travail dévoué. " On reviendra l'an prochain ", promet Pierre-Charles au moment des adieux. Les deux jeunes Normands sont devenus au fil des jours de véritables " cowboys de l'Arctique ".


Je marche donc je suis
Un reportage de Linda Huré et Philippe Fontalba

15 millions de Français pratiquent la randonnée pédestre. Une paire de chaussures au pied, et hop c'est parti pour une journée de balade au coeur de paysages uniques... Entre balade en bord de mer, excursion dans les Alpes ou trekking dans le désert marocain, nous avons suivi quelques adeptes de la randonnée. Tous partagent le même amour de la nature et le goût de l'effort physique. Portrait de ces passionnés de la marche à pied, de 7 à 77 ans...

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" La randonnée c'est une thérapie, ça devrait être remboursé par la Sécurité Sociale "... Pour Daniel, la marche c'est une passion depuis 25 ans et même une addiction. Chaque semaine, il arpente les chemins de la région seul ou avec ses amis, Guy, Michel, Claude. Un groupe de séniors membres d'un club de randonneurs : " les excursionnistes marseillais ". Tous apprécient les plaisirs de la randonnée et cet " esprit de groupe, de partage " où " l'on s'oxygène ". Pour Claude, par exemple, grand-mère dynamique âgée de 78 ans, la randonnée est une deuxième vie, " depuis que je m'y suis mise, c'est le paradis "... Et à chaque fois, c'est une aventure conviviale avec une bande de copains, comme lors des excursions en refuge que ces randonneurs passionnés font régulièrement.

Virginie et Fabrice, eux, ont décidé de faire partager à leurs enfants l'amour de la randonnée, loin de France. Direction le Maroc, pour un trek d'une semaine au milieu du désert. Valentine, Charlotte et Juliette, respectivement 10 ans, 5 ans et 7 ans, vont se frotter aux chemins caillouteux du Sud du Maroc et aux bivouacs rustiques, sans douche ni toilettes. Une expérience unique pour cette famille du Nord Pas de Calais qui va " partager de beaux instants de complicité " et découvrir en marchant un nouveau pays. Les petites vont " aller au bout d'elles-mêmes " et émouvoir leur parents au cours de cet effort physique : " Elles sont fières d'elles et nous avec... ". Car pour Virginie et Fabrice, passionnés de marche, la randonnée, " c'est une question de mental ". L'activité permet aussi de " sortir du confort dans lequel on est installé " pour aller à la rencontre d'autres cultures...


Les soyeux du Mexique
Un reportage de Valérie Deschênes et Marc Toulin
Montage : Laurent Pannier (Mil Sabords)

Aux confins des Alpes et de la Provence, de minuscules villages blottis dans les replis de la vallée de l'Ubaye témoignent de l'aventure incroyable de jeunes garçons prêts à traverser le monde pour gagner leur vie. Entre 1850 et 1950, 7 000 jeunes, un garçon sur cinq, sont partis tenter leur chance au Mexique. On les appelait les Barcelonnettes. Beaucoup ont prospéré dans l'industrie du textile. Anne-Marie a décidé de partir sur les traces de son grand-père parti faire fortune à 19 ans.

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Anne-Marie, ancienne éducatrice, jeune retraitée, aime revenir au Chatelard, le village de son grand-père ... Elle veut tout savoir sur ses origines et connaître l'aventure de son grand-père, Jules, dont elle va suivre les traces ..." C'est d'ici que Jules est parti, seul, à 19 ans, dans l'espoir de faire fortune au Mexique ! " Après avoir travaillé 30 ans à Mexico, épousé Anaïs, une fille de la vallée, donné naissance à Marcelle, la mère d'Anne-Marie, Jules a acheté une maison à Manosque, dans laquelle vit toujours Anne-Marie, comme sa mère, arrivée en France à l'âge de 10 ans.

Anne-Marie a toujours entendu parler du Mexique par sa mère. " Chaque hiver, ma mère vendait un ou deux louis d'or qu'avait ramenés mon grand-père, pour m'emmener faire du ski ! " Aujourd'hui elle souhaite retrouver le magasin de confection pour hommes où travaillait son grand-père, découvrir les lieux que sa mère évoquait, rencontrer ses cousins mexicains ...

Elle part à Mexico avec son mari où les rencontres et les visites nourrissent son histoire familiale : un grand magasin barcelonnette qui fête ses 125 ans, la dernière usine textile française au parfum de 19ème siècle, les canaux de Xochimilco où se promenait sa mère le dimanche, le magasin de son grand-père, le cousin Jorge, la cousine Isabel ...

De la vallée de l'Ubaye à Mexico, les liens entre les deux pays sont toujours forts : Barcelonnette fête le Mexique tous les étés et des jeunes gens de la vallée continuent à émigrer ... Gabriel a installé son restaurant/boutique dans un quartier chic de Mexico où il vend la gastronomie française : " Le best of, c'est le pâté de campagne, la blanquette de veau et la tartiflette ! "

A la fin de son voyage, Anne-Marie apprend qu'elle peut obtenir la double nationalité. " Je reviendrai au Mexique, c'est sûr, mais avec un passeport mexicain ! Ce sera un plaisir personnel, on me disait que je n'étais pas Française ... "

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