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Publié par Aanil

Dans le cadre de son magazine "Reportages", TF1 diffuse, dimanche 11 mai 2014 à 13 heures 30, les documents "Les rois de la récup'" et "L'huile de ma terre".

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LES ROIS DE LA RECUP

Un reportage de Julie Van Ossel. Montage : Alice Panouillot

Comme de nombreux Français, Alain, Agnès et Angèle détestent jeter. Alors, ils récupèrent, transforment, détournent. Cette pratique dans l'air du temps compte de plus en plus d'adeptes. Car, donner une seconde vie aux objets, c'est non seulement bon pour la planète mais c'est aussi un remède anti-crise.

Pour Angèle, recycler est un mode de vie. Des pots de confitures aux jouets de ses enfants, cette mère de famille de 43 ans garde tout. " Ces objets ont demandé du travail, de l'attention. Les mettre à la poubelle ça n'aurait aucun sens ! ". Tous ces vieux objets et déchets sont sa matière première pour fabriquer des lampes originales. Elle en a même fait son métier.

Alain est un musicien hors-normes. Régulièrement, il invente des instruments. En fait, Alain détourne la fonction des objets pour les rendre musicaux. Lampe guitare, canapé harpe...Il puise ses idées dans son quotidien " La double fonction des objets m'intéresse. C'est utile et en même temps ça peut être un instrument de musique ". Pour son prochain spectacle, il doit justement fabriquer un nouvel instrument avec une table à repasser... Mais comment s'y prendre ?

Agnès est passionnée d'aviation depuis toujours. Son métier porte un nom un peu barbare : aéro-designeuse. Elle conçoit du mobilier à partir de pièces d'avions et d'objets aéronautiques récupérés. Mais trouver une aile d'avion de chasse ou un morceau de réacteur relève souvent du parcours du combattant. Pour y parvenir, elle compte sur un réseau de collectionneurs, et sur sa ténacité à toute épreuve. " Ca m'arrache les tripes de savoir que ces avions partent en bouillie. Je suis dans le recyclage quelque part, mais je suis aussi là pour conserver le patrimoine aéronautique français ".


L'HUILE DE MA TERRE
Un reportage de Danièle Costantini, Pascal Lorent, et Stéphane Dray

En Haute Provence, pas besoin de posséder de grands terrains pour produire son huile d'olive, quelques arbres suffisent. Tout l'hiver, les moulins pressent les récoltes des particuliers, amateurs de produits authentiques. Amateurs épicuriens comme Max et Delphine, moulinier de concours comme Guillaume ou moulinier à l'ancienne comme Fabrice... ils sont passionnés par cette huile d'exception... l'huile de leur terre.

Sur le plateau de Valensole, à partir de la mi-novembre et jusqu'au mois de janvier, Max et Delphine, un couple amateur de bons produits, récoltent jusqu'à 300 kg d'olives sur leur terrain et font presser leur production au moulin le plus proche. "En général, on fait une quarantaine de litres par an, ça suffit pour nous, la famille, les amis. Après, on a fait des années à zéro, une année on a ramassé trois olives, pas trois kilos, trois olives, elles étaient toutes tombées, je ne sais pas ce qui s'est passé, quand on n'est pas du métier, on fait des erreurs mais cela n'est pas grave on passe de bons moments à ramasser les olives. Au début, je voulais faire des truffes, j'ai planté des chênes truffiers il y a 15 ans mais comme il n'y a toujours pas de truffes, en attendant, on fait de l'olive..." Delphine n'hésite pas à partager son or jaune " On a des amis qui vivent en Belgique, tous les ans, à Noël, on leur envoie un bidon de 5 litres, nous, on est très attachés aux Alpes de Haute Provence, à notre région, on est très fiers de partager ce savoir-faire."

Guillaume Chabot est le moulinier de Valensole et produit 3000 litres par an. Son huile est une huile de concours souvent primée au concours général du salon de l'agriculture de Paris. "Ici on est spécialisé en fruité vert, un petit peu d'ardence et d'amertume c'est ce qui fait le régal des grands chefs cuisiniers parce que ça permet de relever les plats, c'est un vrai condiment , un simple plat de pâtes, chaud avec quelques copeaux de parmesan, un filet d'huile, ça fait remonter les arômes c'est phénoménal, et c'est vraiment toute une culture de la Provence, ça sent bon la Provence au même titre que la lavande" Le moulin de Valensole est équipé de presses ultra-modernes, tout inox selon les normes imposées depuis les années 2000 par la commission européenne.

Dans le Var, à Draguignan, Fabrice Gaudet exploite, lui un moulin à l'ancienne. Comme au temps des Romains, c'est une meule de pierre qui écrase les olives. " On est dans les normes provençales, ça c'est toujours fait comme ça, on était là avant l'Europe, le tout, c'est d'avoir des pierres propres et des olive saines, après l'huile, elle est bonne, elle n'est pas aux normes " Fabrice est un résistant anti-marketing, les appellations commerciales, il n'en veut pas. " Il n'y a pas de fruité vert chez moi, y a de l'huile d'olive qui a le goût de l'olive, pas le goût de l'herbe, de la noisette ou de l'artichaut, basta cosi ! "

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