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Publié par Aanil

Dans le cadre de son magazine "Reportages", TF1 diffuse, samedi 07 décembre 2013 à 13 heures 20, les documents "Maisons sans permis", "Camelots, les rois du pavé " et "Vide-greniers et petites débrouilles".

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Maisons sans permis

Un reportage de Danièle Costantini, Pascal Lorent & Richard de Sylvestro
Montage : Laurent Masini (LCMA)

Sur la Côte d'Azur, la pression foncière et les plus-values sont telles que des constructions sortent de terre, avec ou sans permis de construire. Sur des terrains " à risque " en bord de rivière ou en forêt au coeur de zones naturelles protégées inconstructibles. De Draguignan, dans le Var, marqué par le souvenir des inondations meurtrières jusqu'à Vallauris, dans les Alpes Maritimes, où s'érige un palais de 64 millions d'euros en zone inconstructible, l'urbanisme parfois contourne la loi.

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A Draguignan, Les habitants d'un lotissement construit au bord d'un bassin de rétention n'en peuvent plus. A chaque forte pluie, le quartier est inondé : ils ont les pieds dans l'eau. En cause, les réseaux de récupération des eaux de pluie qui datent des années 80 et n'ont jamais été modernisés. Des travaux pourraient sécuriser la ville, mais aucun programme réel de voirie n'est à l'ordre du jour. C'est pourquoi Dany Zaccarias a entamé une procédure judiciaire contre la mairie. " La responsabilité de la mairie a été retenue par les compagnies d'assurances après la catastrophe de 2010, que veulent-ils encore ? Des victimes ? " Une voisine se souvient que les inondations ont fait 23 morts et deux disparus. " Ce sont des choses qu'on ne pourra jamais oublier, j'en ai des cauchemars trois ans après " Le principe de précaution aurait dû suspendre les permis accordés dans ce quartier. Il n'en est rien et de nouvelles maisons à bas prix continuent à sortir de terre au mépris de la sécurité des habitants.

A Carqueiranne, dans la forêt, en zone inconstructible, 12 bâtiments ont été construits sans permis. Jean-Louis Annibal, président d'une association de défense de l'environnement dénonce un tour de passe-passe. " On pouvait légalement faire ici un projet de réhabilitation de l'existant, des préfabriqués d'une ancienne colonie de vacances, à la place ils ont tout rasé, abattu des arbres dans une forêt classée et construit 12 petits immeubles, on a porté plainte au pénal ! "

Dans toute la région, des lanceurs d'alerte de l'association ANTICOR repèrent des constructions litigieuses. Une villa neuve de 240 m2 en zone naturelle inconstructible, un palais illégal de plus de 2000 m2 en bord de mer, dans les Alpes Maritimes les terrains valent de l'or et la loi littorale limite les possibilités de construction.

Au Cap d' Antibes, un témoin anonyme confie : " des étrangers très fortunés se moquent pas mal du droit français, ils mettent de gros moyens, ils font sauter les rochers à la dynamite et agrandissent les maisons de plusieurs centaines de mètres carrés "...

Il arrive que certaines de ces " maisons sans permis " fassent l'objet de procès et subissent le sort de la pelle mécanique. Ainsi, à Ramatuelle, la villa Santa Monica et ses 2800 m2 ont été réduits en poussière en septembre dernier sur décision de justice. La totalité de la propriété avait été construite sans aucun permis.


Camelots, les rois du pavé
Un reportage de Sylvie Aguirre, Stéphane Degnieau & Laurence Ketterer
Montage : Delphine Dufriche (5Bis Production)

On les appelle démonstrateurs ou marchands forains, 50.000 camelots sillonnent les routes de France. Casseroles, poêles, mandolines, serpillières magiques, produits miracles et chiffonettes.... Ils se donnent en spectacle sur les marchés ou les foires... Leur force de vente c'est leur bagout qui fait le bonheur des ménagères et des badauds. Il y a Claude, l'as du nettoyage, baptisé Claude la cire. Nicolas et Sandy camelots depuis l'enfance et de père en fils. Daniel, inventeur, rêve de vendre ses trouvailles.

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Il y a d'abord Claude, 76 ans, doyen du marché qui vend de la cire d'entretien depuis plus de cinquante ans. Roi du bagout, il a tissé au fil de ses ventes, un réseau de clientèle fidèle qui le suit de marché en marché. Même s'il a largement atteint l'âge de la retraite, ce passionné refuse de raccrocher: "Il faut que je remue. Tu me vois moi, à la retraite ? Avec la casquette et la cigarette maïs ? Ah non, c'est pas pour moi !" Il y a bien son petit-fils Enzo qui aimerait le seconder mais pour cela, il faudra se montrer digne de l'héritage familial. Et être patient...

Etre camelot est souvent une histoire de famille. Dans le clan Radigue, Nicolas et Sandy, frère et soeur, travaillent dans les foires et les marchés depuis leur plus jeune âge. Sandy, les appareils d'épilation, Nicolas, lui, vend des poêles. " C'est un métier où on parle avec le coeur, dit Sandy. Si je le fais, si Nico le fait, c'est pour être en famille, pour être tous ensemble. " Aujourd'hui, ils sont à la Foire de Châlons-en-Champagne. Pauline, la petite amie de Nicolas, en profite pour prendre ses premières leçons de vente.

Pour Daniel, 56 ans et en pré-retraite, c'est un nouveau défi. Inventeur il a décidé de se reconvertir dans le métier de démonstrateur pour vendre ses trouvailles. Après le range-ballons collectif et le papier toilette de poche, il mise tout aujourd'hui sur la fourchette incurvée qui permet de manger sans rien renverser. Déjà médaillé au concours Lépine de Paris, il rêve d'une nouvelle médaille au concours Lépine Européen de Strasbourg. Sa seule faiblesse : le bagout !


Vide-greniers et petites débrouilles
Un reportage de Maud Guillaumin & Matthieu Lépine
Montage : Sébastien Bretagne (Productions du Moment)


Depuis quelques années, les vide-greniers sont devenus un remède anti-crise, un moyen d'arrondir des fins de mois difficiles... et de faire de belles rencontres. Il n'y a encore pas si longtemps ils étaient le terrain de jeu des brocanteurs, des chineurs et des promeneurs du dimanche.

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Un vide-grenier ça commence à l'heure où les enfants dorment encore... Il est 5h du matin, il fait -2 ° et l'on se dit qu'il faut être sacrément motivé pour se donner rendez-vous sur cet immense parking à Carpentras, dans le Vaucluse, un dimanche de décembre. La chasse aux trésors a déjà commencé. A " la baguette ", Monsieur Sainte Croix, chef d'orchestre de ce grand déballage " j'ai de bons musiciens " qui vont l'aider à placer des centaines de voitures et accueillir plus de 50.000 visiteurs. Sans compter les imprévus. A Carpentras, nous rencontrons Fred, un amoureux des objets inanimés à qui il trouve une âme, et Marie, une ancienne commerciale qui continue avec bonheur à jouer à la marchande sur son stand.

Le vide-grenier a toujours été le terrain de jeu des amoureux du bel objet mais par les temps qui courent, le phénomène a pris une toute autre ampleur... il est devenu un remède anti crise... voire pour les plus modestes, une bouée de sauvetage. A Lunel, à 5 heures du matin, sous une pluie battante, Odile 80 ans vient déballer sa marchandise, malgré la météo " ça fait 7 ans et je viens tous les samedis. C'est un peu comme la cigarette, on est accroché... on aime les puces. Si on veut s'en sortir, il faut travailler, il n'y a pas de mystère. " Battue par la pluie, Odile plie bagages et rentre chez elle faire de la couture. " Je raccommode le linge que les gens m'ont donné et je les vends 50 centimes... " Elle reviendra samedi prochain... sous le soleil.

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