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Publié par Aanil

Dans le cadre de son magazine "Reportages", TF1 diffuse, samedi 24 août 2013 à 13 heures 20, les documents "Mordus de chiens", "Ces Français du bout du monde" et "Le bonheur est dans la nature".

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MORDUS DE CHIENS

Un reportage de Stéphane Haussy et Vincent Reynaud

Une nouvelle révolution culturelle marche sur la Chine.... Sur quatre pattes... les chiens. Il y a quelques années, le chien était servi à table. Désormais le meilleur ami de l'homme entre dans les foyers chinois par la grande porte. Traité comme un empereur, le chien vient agrandir la famille où depuis des décennies règne " l'enfant unique ". Et lorsque le chien paraît, tous les excès sont permis !

Ce matin, Coco a rendez-vous au SPA. Au programme : massage aux huiles essentielles pour " éliminer toutes les impuretés et stimuler sa circulation ", jacuzzi, enveloppement... quatre heures de soins pour un cocker noir. Il y a 40 ans, sous le règne de Mao, avoir un animal domestique était un signe extérieur de bourgeoisie. Quant à la vie des chiens.... Elle finissait généralement dans les assiettes. Depuis une dizaine d'années, la société de consommation est entrée dans les classes moyennes avec, en prime, le meilleur ami de l'homme. Il y aurait déjà 150 millions de chiens dans tout le pays.

Vernis à ongles, vêtements, parfums.... Certains propriétaires sont prêts à tout pour le bonheur de leur nouveau compagnon. Madame Qiu, une riche publicitaire, a " adopté " il y a quatre ans Xiangzhi, un husky : " ce chien a changé ma vie. Je suis plus heureuse. En dehors de mon travail, il est ce que j'ai de mieux. Avec le développement économique, il y a beaucoup de pression. Les gens sont en manque d'affection. C'est pour cette raison que de plus en plus de Chinois veulent avoir un chien ". Et pour Xiangzhi, Madame Qiu est prête à traverser la Chine : " j'ai roulé pendant 13 heures pour l'emmener en Mongolie intérieur. Juste pour lui faire plaisir et qu'il puisse courir dans la steppe ".

D'autres couples se contentent de passer quelques heures dans un studio pour quelques photos de famille avec leur chien, parfois costumé pour l'occasion. Le chien est devenu l'enfant roi dans le pays où, depuis 30 ans, règne la politique de l'enfant unique. Des millions d'enfants chinois sans frère, ni soeur. C'est le cas du petit Kun, 10 ans. Boss et Tiabao, deux malamutes, sont venus agrandir la famille. " Dans les familles, l'enfant se sent souvent seul avec la politique de l'enfant unique. Il est l'objet de toutes les attentions, comme s'il était le centre du monde. Un chien lui tient compagnie et l'aide à ne pas être égoïste ".

Pour s'occuper de la santé de ces millions de chiens, des cliniques ultra modernes ont ouvert leurs portes dans la capitale chinoise mais, tradition oblige, les Pékinois préfèrent conduire leur malade à quatre pattes chez l'acupuncteur. La santé, le bien être... près de l'aéroport de Pékin, une piscine chauffée vient d'ouvrir... exclusivement pour les chiens ! La famille Zhang a décidé d'apprendre à nager à ses deux malamutes, des chiens de traîneau pas vraiment faits pour ce type de sport mais " j'ai lu sur internet que c'était bon pour la santé des chiens. Ca empêche qu'ils deviennent trop gros. " Pour que son chien reste en forme, Madame Qiu Hong l'emmène trois fois par semaine faire un peu d'exercice. Tout commence dans la voiture où Xiangzhi cabotine et fait des vocalises pour le plus grand plaisir de sa " maman " et se termine par des parties endiablées de foot dans un parc entièrement dédié aux chiens.

S'il existe un lieu incontournable pour choisir son nouveau compagnon, c'est le grand marché aux chiens de Pékin. Des centaines d'éleveurs y proposent toutes les races, toutes les tailles, à tous les prix. On y trouve même, si l'on écoute certains vendeurs, des " chiens mondialement connus pour ne pas perdre leurs poils et qui ne sentent rien ". On y trouve aussi le Mastiff Tibétain ou dogue du Tibet qui s'échangerait contre 20.000 euros... le chien ! A deux heures de Pékin, Monsieur Wang en possède onze avec " l'impression d'élever des tigres ". Pour ceux qui n'ont pas les moyens ni la place, il reste encore la possibilité de faire transformer un petit chien d'appartement en animal sauvage. La spécialité d'un SPA qui, ce matin, va métamorphoser Maomao, un petit bichon blanc.... En panda !


CES FRANCAIS DU BOUT DU MONDE
Un reportage d'Eric Lemasson, Etienne Barrère et Julien Johan

Parce qu'il rêvait d'ailleurs, Jean, migrateur volontaire et Normand de souche, est parti tailler la pierre en Jordanie... à quelques heures de route d'Anne, une Française mariée à un Bédouin. A Singapour, pour cause de " mari muté ", des épouses pas désespérées s'organisent une vie agréable. . Les " expat' " comme ils s'appellent, sont des Français du bout du monde heureux.

Singapour. La nuit tombe et Monsieur Petitjean, entrepreneur français, entre en scène. Son domaine, c'est la lumière, et plus précisément des ballons lumineux télescopiques pour une ville qui vit jour et nuit. " Je suis arrivé en 86, 87. Je n'avais pas très envie de venir. Je voulais changer de poste et mon patron n'a rien trouvé de mieux que de m'envoyer à Singapour. C'était un peu loin pour moi. Je me suis posé des questions si j'allais venir ou pas... et puis l'économie était très bonne ici, c'était un peu la mode donc je suis resté et puis un peu pour des raisons sentimentales parce que j'ai rencontré Hun Chen". Venu pour repartir, Monsieur Petitjean a fait sa vie ici.

Autres lieux, autres cieux et autres destins d'expatriés. Jean Brunet, 30 ans et Normand de souche, vit depuis 5 ans en Jordanie. "Je vis à Amman. Tous les matins, on a 45 minutes de route et on arrive ici ". Ici, c'est la cité antique de Jerash, où il est tailleur de pierres. " Mon école était en Ille et Vilaine, tout près du Mont Saint Michel, où j'ai appris sur le granit ". Et, à son tour, Jean a appris ce geste ancestral à ses collègues palestiniens et jordaniens. " Très jeune, dès que j'ai eu l'autorisation de mes parents, j'ai commencé à voyager avec mon sac à dos, mon argent de poche. Le hasard m'a amené à traverser la Jordanie, la Syrie et le Liban. C'est une chance incroyable de partir avec son sac à dos, de rencontrer d'autres gens. Si je n'avais pas fait ça je pense que jamais je n'aurai travaillé ici ".

A 4 heures de route au sud d'Amman : " on va arriver chez Anne qui vit ici depuis 5 ans et qui est mariée avec un Bédouin. On est au bout du monde ". Anne, dont les parents vivent à Grenoble, s'est mariée à Mathar. "Je pense que dans le choix qu'on a fait tous les deux, celui qui a eu le plus à aller contre quelque chose c'est Mathar. Quand je suis arrivée dans cette tribu qui est assez fermée, j'ai tout de suite compris que je n'avais rien à leur apprendre mais que c'était plutôt l'inverse ". " Il nous a fallu être très patient pour comprendre la culture de l'autre, la culture française pour moi et la culture jordanienne pour elle, la culture bédouine, mais vous savez ma femme est très douée " Anne et Mathar, loin du monde, ne sont pas retirés du monde. Ils voyagent et, au milieu de leur désert, ils ont bâti un village de toile tout confort pour accueillir une quarantaine de touristes en quête de nouveaux horizons.


LE BONHEUR EST DANS LA NATURE
Un reportage de Gilles Bour, Philippe Montalba et Patrick Abijou

Crépis de Nîmes, ravenelles, chardons Marie, mouron blanc.... Et si les " mauvaises herbes " qui désespèrent les jardiniers étaient des bienfaits de la nature ? Les botanistes en connaissent vertus et dangers. Les amateurs, comme Diana et Georges, les cueillent au lieu de désherber et inventent de surprenantes et savoureuses recettes pour ces plantes oubliées. Patrick quant à lui " chasse " la truffe à la mouche. Tous les goûts sont dans la nature, le bonheur l'est aussi.

" Il faut regarder sous les feuilles.... Des chanterelles. Il en faut beaucoup pour faire un plat mais ça parfume les sauces, l'omelette ". Giselle a attendu sa retraite pour se pencher sur les champignons et découvrir le bonheur de fouiller les sous-bois, soulever feuilles mortes et mousse à la recherche des trésors des bois, " un plaisir simple. Ça n'a pas de prix ". Giselle et Alain, son mari, se sont inscrits dans une association marseillaise pour parfaire leurs connaissances " calvatia excipuliformis... hygrophorus cossus " connaître les champignons et leurs noms latins pour passer de cueilleurs au grade de mycologue.

Des champignons bien sûr, mais bien d'autres trésors encore s'offrent aux cueilleurs curieux et gourmands. Gérard Ducerf, botaniste, " voyage 200 jours par an " à bord de sa camionnette aménagée, d'un champ à une garrigue, d'un pré à une forêt. Ancien agriculteur devenu botaniste, il partage ses connaissances avec le grand public et aide les petits agriculteurs à éliminer les pesticides par les plantes. Cette semaine, Georges, biologiste gourmet et sa femme, Diana, l'assistent. A eux la partie gastronomique, à Gérard la partie agricole et médicinale. Les mauvaises herbes, cauchemar du jardinier, sont des trésors pour qui sait les voir et les reconnaître : " roquette, chardon Marie... la plante qu'il faut consommer après la dinde de Noël ". " Il faut désherber avec un oeil gourmand. Quand on commence à savoir que ça, puis ça, c'est bon, tout d'un coup désherber devient très intéressant. Ce qui est intéressant c'est de le manger. " Ravenelles, brocolis sauvages, herbes folles ou " mauvaises ".... Les trois cueilleurs croquent au milieu des champs. Diana a fait ses premiers pas de cueilleuse il y a trois ans : " petit à petit ton oeil commence à se faire et entrer dans ce monde. Quand tu n'es pas botaniste, ce n'est pas évident. Il n'y a rien comme la mémoire gustative pour repérer les plantes. ". Heureux, le trio trie ses trouvailles du jour : pâquerettes, mouron blanc au goût sucré... Et pour le déjeuner, dégustation de pâtes cuites au bouillon d'orties et de chardons.

Alain et Giselle veulent eux aussi s'initier aux secrets pour connaître les vertus comme les dangers des plantes oubliées avec Marie-Claude, botaniste. Et entre deux pierres, en plein mois de Janvier : " Crépis de Nîmes, laitue de Saint Joseph... Une des meilleures salades ! Et maintenant vous allez en voir partout. " " Je pense que je vais trouver plus facilement des plantes comestibles que des champignons comestibles", s'amuse Giselle.

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