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Publié par Aanil

Dans le cadre de son magazine "Reportages", TF1 diffuse, samedi 21 décembre 2013 à 13 heures 20, les documents "On en pince tous pour le homard !", "Equateur, le pays où la nature est reine" et "Bienvenue chez les greeters".

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On en pince tous pour le homard !

Un reportage de Grégoire Guist'hau et Renan Hellec
Montage : Karim Sehaqui (Ouest Info)

Au moment des fêtes de fin d'année, la consommation des produits de la mer explose. Pour les professionnels de la mer, les enjeux sont énormes : certains réalisent 50 à 80% de leur chiffre d'affaires annuel en dix jours ! Ce grand rush se prépare de juillet à décembre. D'où viennent les coquillages et les crustacés ? Quel est leur parcours avant d'arriver sur la table du réveillon ?

Port de Brest, 6 heures du matin, un navire de pêche débarque sa lourde cargaison : ce jour-là, plusieurs tonnes de crabes sortent des cales du navire en direction du Nord Finistère. A Roscoff, l'entreprise de Jacques Person s'apprête à vivre les semaines les plus chargées de l'année. Dans ses bassins transitent des milliers de crustacés avant d'être expédiés vivants sur toute la France.

Au coeur de l'été, les touristes profitent des joies du littoral breton sans se douter qu'à deux pas de la plage, se prépare déjà le repas de Noël... La fin de vie d'une huître se joue en quelques secondes lors de sa dégustation ... Pourtant, peu de gourmets savent qu'il faut trois ans de travail pour mener un coquillage à maturité ! C'est le métier de Patrice Guillemette, ostréiculteur dans le golfe du Morbihan : " on travaille douze mois sur douze ! " Sur ses parcs, le Breton retourne, déplace et vérifie régulièrement ses milliers de poches pleines d'huîtres qu'il fait grossir paisiblement à l'abri des tempêtes.

Les huîtres, les homards aussi... Direction l'île d'Hoëdic aux côtés de Loïc Blanchet et de sa fille Johanna, pêcheurs de homards. Le fameux crustacé est très prisé pendant les fêtes mais on le " chasse " l'été : " le homard c'est très court : juin, juillet... un peu août, après c'est terminé ", nous confirme Johanna tout en relevant ses casiers.

Mais les pêches bretonne et normande de homards ne suffisent pas à combler les besoin du marché en fin d'année. Alors, pour acheter des quantités suffisantes, Jacques Person, le mareyeur finistérien, prend la direction des îles Orcades au nord de l'Ecosse au mois d'octobre " ici la côte est découpée, il y a des fonds rocheux et les pêcheurs remontent du homard tous les jours qu'ils stockent ensuite en viviers ".

Au même instant en Bretagne, la pêche à la coquille Saint-Jacques est à nouveau ouverte après un repos biologique de plusieurs mois. Eric Hémery et ses matelots quittent le port de Paimpol pour ce premier jour : " depuis deux mois on attend ça ! Tout le monde en parle de l'ouverture ". La filière s'est organisée ces dernières années : trois mois avant les fêtes, les bateaux débarquent les coquilles à Saint-Quay-Portrieux, pour y être décortiquées et congelées en vue des fêtes...


Equateur, le pays où la nature est reine
Un reportage de Claire Wambergue
Images : Charlotte Lassalle, Adrien Rappoport, Elvire Bérhaya
Montage : Charlotte Fonne. Babel Press

L'Equateur est un petit pays mal connu des Français, qui passerait presque inaperçu sur la carte du monde s'il ne possédait deux des merveilles incontestées de la planète : l'archipel des Galapagos, et la forêt amazonienne... Ces noms enchanteurs sont en soi une invitation au voyage. L'Equateur concentre la biodiversité la plus dense de la planète. Le pays se dévoue corps et âme à la préservation de son patrimoine naturel. Les Français qui y résident sont peu nombreux. Ces amoureux de la première heure nous font découvrir leur petit paradis, à 9300 kilomètres de Paris.

Fabienne, 35 ans, est guide naturaliste, la seule Française à avoir ses entrées dans le Parc National des Galapagos. "J'ai découvert un respect pour la nature que je n'avais jamais trouvé ailleurs, explique-t-elle. Ici, les voitures s'arrêtent pour laisser passer les lézards !". Toute l'année, elle accompagne des touristes en croisière dans l'archipel, et d'îles en îles, leur en fait découvrir les merveilles.

Aline, elle, a créé une agence de voyages à San Cristobal, l'une des principales îles de l'archipel. A 30 ans, elle emploie six personnes, vit et travaille dans un cadre paradisiaque. L'un des atouts majeurs de cette destination ? Des plongées qui permettent de nager à coup sûr avec les otaries et les requins...

Et puis, retour sur le continent. William, ancien ingénieur des communications de haute technologie, a quitté CDI et pavillon de banlieue parisienne pour venir en aide aux Indiens de la forêt amazonienne. Parmi les six pays couverts par l'Amazonie, L'Equateur détient le record de déforestation, avec une diminution d'environ 30% de sa surface forestière entre 1990 et 2010. En cause, la production de bois illégal, et surtout, l'exploitation pétrolière : c'est dans la forêt amazonienne que git la quasi-totalité des ressources du pays... Pour aider les tribus à ne pas se faire spolier, William s'est battu depuis dix ans pour qu'elles deviennent officiellement propriétaires des terres sur lesquelles elles vivent...


Bienvenue chez les greeters
Un reportage de Catherine Benmaor-Champion, Mirsad Hajder
Montage : Isabelle Brudey (Story Box Presse)

Amoureux de leur quartier, de leur ville, ils partagent leurs coups de coeur et leurs bonnes adresses avec des étrangers qu'ils traitent comme des amis. Bénévoles curieux, passionnés, mais avant tout généreux, ces guides touristiques d'un nouveau genre qui officient " à domicile " ont été baptisés les " greeters ". Ce mouvement est né à New York en 1992... Aujourd'hui, la France compte le plus grand nombre d'associations de Greeters. Nous sommes allés à la rencontre de trois d'entre eux : Gérard à Marseille, Valérie à Soissons et Édouard à Paris.

À 72 ans, Gérard, marseillais pur et dur, ancien boucher retraité, a un emploi du temps de " ministre " ! Depuis trois ans déjà, Gérard est " greeter ". Des balades, il en organise parfois trois ou quatre par semaine. Un jour, c'est avec cinq étudiants belges et alsaciens que Gérard a décidé de partager ses connaissances botaniques, mais surtout les secrets des calanques, qu'il connaît par coeur. Deux bonnes heures de marche pour arriver, comme le dit Gérard, sans chauvinisme aucun " au pied de la " 8ème merveille du monde " : la calanque de Sujiton. Pour faire plaisir à la famille Dickover, des Américains passionnés de châteaux, Gérard a prévu la visite du château d'If. " Je suis heureux de voir les gens heureux... Je suis heureux de savoir que les gens apprécient ma compagnie et qu'ils en garderont certainement un bon souvenir " " Bien souvent, après la visite on m'envoie des mails, là, ce sont des Américains, je suis convaincu que j'aurai droit à un mail de remerciement, de compliments... "

Depuis deux ans, Valérie, 45 ans, est une " greeter " chevronnée de l'Aisne. Elle accueille ce jour-là quatre jeunes femmes de la région, venues découvrir Soissons. Prof de math, animatrice de maisons de retraite, fan de photo et de jeux télévisés, Valérie est une " touche à tout " plutôt hyperactive. Selon elle, un bon greeter doit surprendre ses touristes : " Si c'est pour se promener tout court, on va faire une randonnée dans les bois, si c'est pour faire une visite traditionnelle où on n'a pas à réfléchir mais à assimiler des choses, on va alors prendre un guide ".

A Paris, Edouard un entrepreneur de 40 ans, joue les greeters à ses heures perdues. Gourmet et gourmand, il aime partager ses bonnes adresses et ses bons plans...Il fait ainsi visiter son quartier, le quartier commerçant de Montorgueil, à une famille d'Américains du Montana : Steven, Marjorie et leurs deux filles. Il improvise selon les envies de ses visiteurs. Un grand tour au marché, puis une halte improvisée dans un restaurant spécialisé dans les cuisses de grenouilles ! Pour Edouard, c'est aussi un plaisir de faire connaissance avec des touristes curieux : " Ça fait hyper plaisir de voir des gens qui viennent découvrir Paris avec l'esprit ouvert...Ce sont des New Yorkais, ils ont l'habitude des rencontres, de toutes les cultures et c'est vraiment agréable. "

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