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Publié par Aanil

Dans le cadre de son magazine "Reportages", TF1 diffuse, samedi 23 novembre 2013 à 13 heures 20, les documents "On m'a volé mon nom" et "Les aventuriers du cacao".

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On m'a volé mon nom

Un reportage de Sylvie Aguirre & Laurence Ketterer
Montage : Delphine Dufriche (5Bis Productions)

Vols de papiers, détournement de comptes bancaires ou de profils Internet, l'usurpation d'identité est un phénomène de plus en plus fréquent. 400.000 personnes en France en sont victimes. « Si vous prenez des papiers et les faites correspondre à autrui, autrui devient vous « C'est ce qui est arrivé à Jean-Georges, Mohamed et Nadège... on leur a volé leur nom, et surtout leur vie.

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Chauffeur de bus à Paris, Mohamed a perdu ses papiers il y a cinq ans. Plus de papiers, plus de permis, son sésame pour travailler..... A chaque fois que son voleur utilise son identité, il ouvre des crédits à la consommation et commet des infractions au code de la route... Mohamed est désigné coupable... Il se retrouve au cœur d'une spirale diabolique : fiché à la Banque de France, interdit à l'état civil de reconnaître son fils à sa naissance faute d'identité, interdit d'emprunt... « Il a utilisé 7 cartes d'identité sans falsifier la photo. T'as plus de vie, t'as plus de nom, plus de prénom... T'as plus rien ».

Le jour même du décès de son mari il y a quatre ans, des voleurs particulièrement bien informés parviennent à détourner le compte en banque de Nadège et créent une entreprise-fantôme avec ses coordonnées. 490.000 euros d'économies partent en fumée, tous ses droits sont bloqués et faute d'identité, elle ne peut plus travailler « En tout, on arrive à peu près à 490.000 euros » Avec l'aide de sa famille, elle arrive à peine à vivre avec son fils Amaury, 7 ans, mais refuse de se laisser abattre : « Je me bats pour lui (...). Je pense à cette histoire tous les jours, c'est une obsession ». Nadège a porté plainte et essaie avec son avocat de faire porter l'affaire en correctionnelle. « « C'est une descente aux enfers... On n'existe plus. »

Jean-Georges, mannequin senior, a découvert que ses photos sont chaque jour détournées et copiées sur Internet pour alimenter des sites de rencontre. Des dizaines de milliers d'euros ont ainsi été récupérés grâce à son visage. « A un moment, je me suis dit : il y a danger. N'importe qui peut faire n'importe quoi avec ma tronche ». Pour lui, c'est une course quotidienne aux faux profils.


Les aventuriers du cacao
Un reportage de Julie Thierry & Géraldine Doyen
Montage : Virginie Bernard (Durite Productions)

En France nous dévorons en moyenne 7kg de chocolat par an et par habitant. Au lait, blanc, noir, aux noisettes, aux amandes, dessert ou 75% de cacao... le chocolat c'est « un retour en enfance dès la première bouchée ». Mais pour faire un bon chocolat, il faut de bonnes fèves de cacao. En Amérique du Sud, en Afrique mais aussi en Asie, aujourd'hui une poignée de chocolatiers aventuriers, traque ces fèves sur tous les continents. Une plongée dans l'univers des chasseurs de fèves de cacao faite de découvertes, d'aventures et de saveurs.

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Parmi eux, Stéphane Bonnat. Petit-fils et fils de chocolatier, Stéphane parcourt le monde depuis vingt ans à la recherche de fèves au goût unique. Pour les trouver, il faut chercher longtemps car son terrain de jeu « est souvent une petite plantation familiale perdue dans la jungle... ». Pour imaginer ce que sera le goût de son futur cru, il doit goûter un nombre incalculable de cabosses, le fruit du cacaoyer et ressentir ses arômes «Il faut goûter le mucilage, la pulpe qui entoure les fèves, c'est à mi-chemin entre de la glace et du yaourt... c'est relativement exceptionnel, on ressent ici le parfum d'agrume, de mandarine, de citron vert ».

Pour être sûr de trouver les fèves parfaites, François Pralus a planté, il y a six ans, 18 000 cacaoyers sur l'île de Nosy Bé à Madagascar : « c'est l'ile aux parfums... Je serai le seul à faire du chocolat ici... Je suis sûr que ce cru sera exceptionnel... Ce sera un chocolat chargé d'amour ». Six ans qu'il attend sa première récolte, six ans qu'il s'occupe de ses cacaoyers comme de ses propres enfants, autant dire que la première dégustation est attendue par le chocolatier et ses planteurs avec beaucoup d'excitation !

Samuel et Vincent ont abandonné des hauts postes dans la publicité et la finance en France pour faire du chocolat au Vietnam, un pari risqué mais un pari de passionnés : « On a tout quitté pour faire du cacao et du chocolat au Vietnam... On n'a pas le droit à l ‘erreur ». L'aventure des deux Français va se jouer en quelques jours. Sûrs du goût de leurs fèves asiatiques « ici elles ont un goût particulier, de la réglisse, de condiments...bien différent des fèves d'Afrique ou d'Amérique du Sud », ils doivent présenter leur chocolat 100% vietnamien à un grand chef français d'Hanoï, puis organisent un goûter tout chocolat dans un grand hôtel pour séduire les palais vietnamiens.

Mais tous les chocolatiers ne font pas le tour du monde à la recherche des fèves. Pâtissiers et artisans font aussi appel à Marie Repoux, une autre aventurière du goût. Un peu comme le sommelier pour le vin, Marie est goûteuse de chocolat. Dans son usine, elle a quasiment goûté toutes les fèves du monde et donc tous les chocolats : « pour goûter le chocolat, il faut le mettre en bouche, faire tourner la langue pour que les arômes remontent dans le nez et contrairement au vin, ici on ne recrache pas ». Cette jeune femme au palais intransigeant est devenue une experte qui reconnait tous les parfums subtils : « sur certains chocolats industriels, on note parfois des parfums de carton, d'huiles végétales... ».

Pour Laurent Jeannin, pâtissier du Bristol, le chocolat c'est « avant tout un retour à l’enfance... Une matière avec laquelle il est possible de tout faire : de la glace, de la mousse, des biscuits... ». Pour créer de nouveaux desserts, il est toujours à la recherche de nouvelles saveurs. Il a chargé Marie Repoux de lui trouver des fèves de choix. « Avec ces fèves, on sent déjà de l'acidité... Un dessert au chocolat ça doit être beau et bon. »

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