TV Replay

Publié par Aanil

Dans le cadre de son magazine "Reportages", TF1 diffuse, samedi 11 janvier 2014 à 13 heures 20, les documents "Permis de combines", "Trucs, trocs et petites astuces" et "Bienvenue chez les Greeters... suivez les guides".

reportages-claire-chazal-tf1.jpg


Permis de combines

Un reportage de Danièle Costantini, Christophe Lucas, Pascal Lorent & Richard de Sylvestro
Montage : Laurent Masini (LCMA)

Sur la Côte d'Azur, la pression foncière et les plus-values sont telles que des constructions sortent de terre, avec ou sans permis de construire. Sur des terrains " à risque " en bord de rivière ou en forêt au coeur de zones naturelles protégées inconstructibles. De Draguignan, dans le Var, marqué par le souvenir des inondations meurtrières jusqu'à Vallauris, dans les Alpes Maritimes, où s'érige un palais de 64 millions d'euros en zone inconstructible, l'urbanisme parfois contourne la loi.

reportages-maison-sans-permis-copie-1.jpg
A Draguignan, les habitants d'un lotissement construit au bord d'un bassin de rétention n'en peuvent plus. A chaque forte pluie, le quartier est inondé : ils ont les pieds dans l'eau. En cause, les réseaux de récupération des eaux de pluie qui datent des années 80 et n'ont jamais été modernisés. Des travaux pourraient sécuriser la ville, mais aucun programme réel de voirie n'est à l'ordre du jour. C'est pourquoi Dany Zaccarias a entamé une procédure judiciaire contre la mairie. " La responsabilité de la mairie a été retenue par les compagnies d'assurances après la catastrophe de 2010, qu'est-ce qu'ils veulent encore ? Des victimes ? "

Une voisine se souvient que les inondations ont fait 23 morts et deux disparus. " Ce sont des choses qu'on ne pourra jamais oublier, j'en ai des cauchemars trois ans après ". Le principe de précaution aurait dû suspendre les permis accordés dans ce quartier. Il n'en est rien et de nouvelles maisons à bas prix continuent à sortir de terre au mépris de la sécurité des habitants.

A Carqueiranne, dans la forêt, en zone inconstructible, 12 bâtiments ont été construits sans permis. Jean Louis Annibal, président d'une association de défense de l'environnement dénonce un tour de passe-passe. " On pouvait légalement faire ici un projet de réhabilitation de l'existant, des préfabriqués d'une ancienne colonie de vacances, à la place ils ont tout rasé, abattu des arbres dans une forêt classée et construit 12 petits immeubles, on a porté plainte au pénal ! "

Dans toute la région, des lanceurs d'alerte de l'association ANTICOR repèrent des constructions litigieuses. Une villa neuve de 240 m2 en zone naturelle inconstructible, un palais illégal de plus de 2000 m2 en bord de mer, dans les Alpes Maritimes les terrains valent de l'or et la loi littorale limite les possibilités de construction.

Au Cap d' Antibes un témoin anonyme confie : " des étrangers très fortunés se moquent pas mal du droit français, ils mettent de gros moyens, ils font sauter les rochers à la dynamite et agrandissent les maisons de plusieurs centaines de mètres carrés... "

Il arrive que certaines de ces " maisons sans permis " fassent l'objet de procès et subissent le sort de la pelle mécanique. Ainsi, à Ramatuelle, la villa Santa Monica et ses 2800 m2 ont été réduits en poussière en septembre dernier sur décision de justice. La totalité de la propriété avait été construite sans aucun permis.


Trucs, trocs et petites astuces
Un reportage de Zaina Izabachene, image Philippe Cusset
Montage Anne-Julie Toullec (SN Editel)


Plus qu'une tendance, le troc est devenu, en moins de dix ans, un nouveau mode de consommation en France. Un Français sur deux résiste à la crise grâce à l'échange. Nous avons suivi trois troqueurs avertis : Sandra à Alfortville troque des vêtements et des objets sur Internet. A Paris, Anne-Cécile échange du temps contre des services. En Champagne-Ardennes, Marie-Pierre troque le fruit de sa passion, les plantes. Il paraîtrait même que troquer, c'est bon pour le moral !

reportages-trucs-trocs-petites-astuces.jpg
Sandra, 38 ans, maman de deux enfants, chineuse née, a dû revoir sa façon de consommer à la suite d'une une arnaque immobilière. Il y a deux ans, elle découvre le troc sur Internet. L'occasion de pouvoir s'offrir de nouveaux vêtements et se faire plaisir sans compter. " C'est devenu naturel de troquer, de revendre ou d'acheter en seconde main. Puisque l'on n'achète pas les choses à leur valeur neuve, à tarif plein en magasin, on fait beaucoup plus d'économies qu'avant. ".

A Paris, Anne-Cécile a adhéré à l'Accorderie. Une association au concept venu du Canada : échanger son talent contre du temps avec les habitants de son quartier. Anne-Cécile trouve une solution à ses petits travaux de bricolage et propose sa spécialité : le transport et le déménagement. Echanger, c'est aussi l'occasion de rencontrer ses voisins : " Quand je vivais en couple, il y avait plus de ressources, je demandais moins d'aide. On faisait plus avec nous deux et en s'ouvrant moins finalement. Et ce que je trouve vraiment bien, c'est que quand on demande de l'aide à d'autres, finalement on est encore plus heureux ".

Marie Pierre est une passionnée de plantes, tendance collectionneuse. Près de 500 variétés de vivaces poussent dans son jardin en Champagne Ardennes. Une passion qu'elle a décidé de troquer : l'occasion de partager cette passion, d'échanger des conseils et de faire des économies : " J'en récupère toujours d'autres, ça permet d'avoir beaucoup d'espèces après gratuitement, et l'échange avec tous les passionnés est vraiment génial. Et puis ça permet à des gens qui n'ont pas trop les moyens de pouvoir avoir leur jardin comme tout le monde "


Bienvenue chez les Greeters... suivez les guides
Un reportage de Catherine Benmaor-Champion, Mirsad Hajder
Montage : Isabelle Brudey (Story Box Presse)


Amoureux de leur quartier, de leur ville, ils partagent leurs coups de coeur et leurs bonnes adresses avec des étrangers qu'ils traitent comme des amis. Bénévoles curieux, passionnés, mais avant tout généreux, ces guides touristiques d'un nouveau genre qui officient " à domicile " ont été baptisés les " greeters ". Ce mouvement est né à New York en 1992... Aujourd'hui, la France compte le plus grand nombre d'associations de Greeters. Nous sommes allés à la rencontre de trois d'entre eux : Gérard à Marseille, Valérie à Soissons et Édouard à Paris.

reportages-greeters.jpg
À 72 ans, Gérard, Marseillais pur et dur, ancien boucher retraité, a un emploi du temps de " ministre " ! Depuis trois ans déjà, Gérard est " greeter ". Des balades, il en organise parfois trois ou quatre par semaine. Un jour, c'est avec cinq étudiants belges et alsaciens que Gérard a décidé de partager ses connaissances botaniques, mais surtout les secrets des calanques, qu'il connaît par coeur. Deux bonnes heures de marche pour arriver, comme le dit Gérard, sans chauvinisme aucun " au pied de la " 8ème merveille du monde " : la calanque de Sujiton. Pour faire plaisir à la famille Dickover, des Américains passionnés de châteaux, Gérard a prévu la visite du château d'If. " Je suis heureux de voir les gens heureux... Je suis heureux de savoir que les gens apprécient ma compagnie et qu'ils en garderont certainement un bon souvenir " " Bien souvent après la visite on m'envoie des mails, là, ce sont des Américains, je suis convaincu que j'aurai droit à un mail de remerciement, de compliments... "

Depuis deux ans, Valérie, 45 ans, est une " greeter " chevronnée de l'Aisne. Elle accueille ce jour-là quatre jeunes femmes de la région, venues découvrir Soissons. Prof de maths, animatrice de maisons de retraite, fan de photo et de jeux télévisés, Valérie est une " touche à tout " plutôt hyperactive. Pour Valérie en effet, un bon greeter doit surprendre ses touristes : " Si c'est pour se promener tout court, on va faire une randonnée dans les bois, si c'est pour faire une visite traditionnelle où on n'a pas à réfléchir mais à assimiler des choses, on va alors prendre un guide ".

A Paris, Edouard un entrepreneur de 40 ans, joue les greeters à ses heures perdues. Gourmet et gourmand, il aime partager ses bonnes adresses et ses bons plans...Il fait ainsi visiter son quartier, le quartier commerçant de Montorgueil, à une famille d'Américains du Montana : Steven, Marjorie et leurs deux filles. Il improvise selon les envies de ses visiteurs. Un grand tour au marché, puis une halte improvisée dans un restaurant spécialisé dans les cuisses de grenouilles ! Pour Edouard, le greeter, c'est aussi un plaisir de faire connaissance avec des touristes curieux : " Ça fait hyper plaisir de voir des gens qui viennent découvrir Paris avec l'esprit ouvert...Ce sont des New Yorkais, ils ont l'habitude des rencontres, de toutes les cultures et c'est vraiment agréable. "

Commenter cet article