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Publié par Aanil

Dans le cadre de son magazine "Reportages", TF1 diffuse, samedi 08 février 2014 à 13 heures 20, les documents "PNC aux portes... dans les coulisses d'un vol", "Manawan, 3 Françaises au pays des Indiens" et "Vide-greniers et petites débrouilles".

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PNC aux portes... dans les coulisses d'un vol

Un reportage d'Olivier Escriva & Alexandre Dell
Montage : Oriane Denneulin & Hélène Ametis (HTO Productions)


La chaleur et le soleil en hiver, les plages et les voyages... Pilotes de lignes, hôtesses, stewards, des métiers qui font rêver. Le revers de la médaille : la séparation avec les familles, les longues journées, le décalage horaire. Ils assument aussi, et avec le sourire, une lourde responsabilité : nous emmener aux quatre coins du monde en toute sécurité. Avec Yves le commandant de bord, Tania le chef de cabine principale et Céline l'hôtesse de l'air, nous découvrons la vie du personnel navigant et les coulisses d'un vol commercial.

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Soirée difficile pour Céline, hôtesse de l'air. Céline s'est habituée à faire ses valises mais quitter ses deux filles est toujours un crève-coeur. Cette fois-ci, elle ne s'absente que pour " deux dodos " C'est difficile en tant que maman. C'est le côté moins gai de ce métier, laisser ses enfants et partir... "

" Je vérifie si mon chignon banane est droit. Ça fait 15 ans que j'essaye...Il faut que l'on fasse net, soigné et il faut que ça tienne ". Dans sa salle de bains, Tania se prépare elle aussi à partir. Un dernier petit coup de laque, uniforme, foulard, Tania, chef de cabine principale entre " dans la peau de l'hôtesse de l'air ". Cela fait 24 ans qu'elle travaille entre ciel et terre, a parcouru près de 15 millions de kilomètres autour du monde. Aujourd'hui destination : les Antilles.

L'heure du décollage approche. A chacun sa " check list ", Tania côté cabine, Yves, le commandant de bord et son copilote dans le poste de pilotage..... Tania accueille les passagers " L'embarquement est une phase très importante pour nous. On a une certaine expérience de la physionomie du passager pour détecter qui va nous poser des problèmes ou pas. On détecte aussi ceux qui pourraient nous aider en cas de problème. On cible les passagers à l'embarquement. " Gaëlle, 17 ans, a une peur panique de l'avion et malgré les efforts de l'équipage pour la rassurer, sa famille partira sans elle.

" Nous devrions décoller dans cinq minutes... Quelques petites turbulences sur le parcours... Un très beau temps " annonce Yves. En cabine, recommandations habituelles du personnel... " Nous vous souhaitons un très agréable vol en notre compagnie ".... Quelques petites turbulences perturbent à peine la préparation des repas. " Il y a plusieurs niveaux de turbulences. Si il y a " no smoking " d'allumé, on doit aller s'asseoir ". Après 4 heures de vol, Tania et Céline déjeunent enfin... " l'hôtesse de l'air ne mange pas, ne va pas aux toilettes, elle ne fait rien...Elle sert. " Mais pas seulement les plateaux repas.... Un passager a été pris en " flagrant délit " pour la deuxième fois en train de fumer dans les toilettes ! Tania va chercher le fumeur à son siège, lui confisque son paquet avec fermeté et douceur.... Cette fois-ci heureusement, Tania n'aura pas à utiliser les menottes et les sangles prévues pour les passagers récalcitrants !

Pendant que les passagers se détendent, Tania descend dans le " crew rest "... notre endroit où on se repose pendant quelques heures selon les vols. L'équipage se divise en deux : une partie qui se repose et l'autre qui veille ". Pas de vraie sieste en revanche pour les pilotes mais " napping... des micro siestes de 10 minutes." Vient le moment de l'atterrissage " une grosse responsabilité mais quelque chose qui nous fait vibrer " confie Yves. Le repos attendra l'escale.


Manawan, 3 Françaises au pays des Indiens
Un reportage de Sarah Amrouni & Cédric Corre
Montage : Rodolphe Zagoury (TF1 Production)

Manawan est l'une des plus anciennes réserves amérindiennes du Canada. Niché sur la rive du lac Métabeskéga, entouré de 80 hectares de sapins, c'est un village perdu au coeur de la forêt boréale, à la lisière du grand Nord canadien... le pays des Indiens Atikamekw. L'une des 11 nations indigènes du Canada. 2500 Amérindiens vivent dans cette réserve, loin de tout, à 100 km de la première trace de civilisation. Parmi eux : trois Françaises ont choisi de partager cette vie en complète autarcie, au gré des saisons, de moins 40° en plein hiver à la douceur de l'été. Comment décide-t-on de vivre dans une tribu indienne ?

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Du dimanche soir au vendredi, Anne-Marie Naumiak et Lydie Bouchereau vivent à Manawan. Elles sont professeurs à l'école primaire du village. Toutes les deux enseignent le français aux enfants de la réserve. Passionnées par la communauté et la culture Atikamekw, elles ont trouvé dans cette réserve une seconde famille : des enfants de l'école, dont elles sont très proches, aux collègues Atikamekw qui les ont complètement adoptées. " Les enfants Atikamekw sont particulièrement spontanés, ils ont gardé cette fraîcheur que les enfants des villes ont perdue. Personnellement, ils m'étonnent chaque jour " nous confie Anne-Marie. Après dix ans de vie à Manawan, Anne-Marie est aujourd'hui connue de tous. Sa joie, sa franchise, sa bonne humeur ont séduit tous les habitants qui n'hésitent pas à lui ouvrir les portes de leur maison.

Françoise Lathoud, elle, a poussé l'expérience indienne encore plus loin. Elle a épousé un chamane Atikamekw, guérisseur et guide spirituel. Elle vit dans la forêt avec leurs trois filles. A 70 km du village de Manawan, ils n'ont pas l'eau courante. Chaque jour, Françoise récupère l'eau du lac pour les besoins de la famille. Un choix. " Aller chaque jour au lac, c'est l'un des plus grands plaisirs de ma vie... je respire, je fais de l'exercice... " Si elle a choisi de vivre ainsi, c'est pour être au plus près des traditions ancestrales Atikamekw. Françoise tente chaque jour un peu plus de s'imprégner des coutumes autochtones. Et notamment, les différents rites de passage. Nos équipes ont été exceptionnellement autorisées à filmer la cérémonie des premiers pas de la plus jeune fille de Françoise. Un rite chamanique qui a eu lieu pendant le " pow-wow " de Manawan. Folklore, danses tribales, chants, c'est le plus grand rassemblement amérindien de l'année. " La cérémonie des premiers pas est l'une des étapes les plus importantes dans la vie des enfants atikamekw, en quelque sorte leur baptême. Elle symbolise le détachement du cocon familial. "


Vide-greniers et petites débrouilles
Un reportage de Maud Guillaumin & Matthieu Lépine
Montage : Sébastien Bretagne (Productions du Moment)

Depuis quelques années, les vide-greniers sont devenus un remède anti-crise, un moyen d'arrondir des fins de mois difficiles... et de faire de belles rencontres. Il n'y a encore pas si longtemps, ils étaient le terrain de jeu des brocanteurs, des chineurs et des promeneurs du dimanche.

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Un vide-grenier ça commence à l'heure où les enfants dorment encore... Il est 5h du matin, il fait -2 ° et l'on se dit qu'il faut être sacrément motivé pour se donner rendez-vous sur cet immense parking à Carpentras, dans le Vaucluse, un dimanche de décembre. La chasse aux trésors a déjà commencé. A " la baguette ", Monsieur Sainte Croix, chef d'orchestre de ce grand déballage " j'ai de bons musiciens " qui vont l'aider à placer des centaines de voitures et accueillir plus de 50.000 visiteurs. Sans compter les imprévus. A Carpentras, nous rencontrons Fred, un amoureux des objets inanimés à qui il trouve une âme, et Marie, une ancienne commerciale qui continue avec bonheur à jouer à la marchande sur son stand.

Le vide-grenier a toujours été le terrain de jeu des amoureux du bel objet mais par les temps qui courent, le phénomène a pris une toute autre ampleur... ll est devenu un remède anti crise., et pour les plus modestes, une bouée de sauvetage. A Lunel, à 5 heures du matin, sous une pluie battante, Odile 80 ans vient déballer sa marchandise, malgré la météo " ça fait 7 ans et je viens tous les samedis. C'est un peu comme la cigarette, on est accroché... on aime les puces. Si on veut s'en sortir, il faut travailler, il n'y a pas de mystère. " Battue par la pluie, Odile plie bagages et rentre chez elle " faire de la couture. Je raccommode le linge que les gens m'ont donné et je les vends 50 centimes... " Elle reviendra samedi prochain... sous le soleil.

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