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Publié par Aanil

Dans le cadre de son magazine "Reportages", TF1 diffuse, samedi 10 mai 2014 à 13 heures 20, les documents "Coiffeurs et bien plus encore", "Retrouvailles 2.0" et "Mon camping près de chez moi".

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RETROUVAILLES 2.0

Un reportage d'Emmanuelle Chartoire, Vincent Barral, Cédric Corre, Stéphane Guffroy et Oriane Denneulin. (Elephant & Cie)

Ils sont des milliers en France à chercher depuis des années un proche perdu de vue : enfants adoptés qui recherchent leur famille d'origine, fratries séparées qui tentent de se retrouver à l'âge adulte, enfants de l'Assistance Publique qui veulent revoir leurs familles d'accueil... Très souvent, ces recherches n'aboutissent pas. Les obstacles sont nombreux sur le chemin des retrouvailles. Mais depuis quelques années, l'apparition des réseaux sociaux sur Internet a tout bouleversé. Il suffit parfois de quelques clics pour retrouver un proche qu'on a cherché en vain pendant des décennies...

C'est le cas de José. Séparé de sa mère et de son frère à l'âge de 5 ans, il a passé les 45 années suivantes à les chercher en vain. Mais un soir, alors qu'il rentre du travail, son fils de 16 ans lui annonce qu'il a réussi là où même la police a échoué : l'adolescent a retrouvé son oncle, en tapant tout simplement son nom sur Facebook... Grâce au réseau social, José a pu reprendre contact avec sa mère et son frère, 45 ans après leur séparation... " Je n'aurais jamais cru qu'on les retrouverait sur Facebook ! Surtout que la police avait essayé de les retrouver, la gendarmerie, les consulats... En fait c'était si simple ! "

C'est aussi l'histoire de Nathalie et de sa " soeur de famille d'accueil " Joëlle, séparées dans l'enfance. Nathalie ne pensait pas du tout que sa bouteille à la mer, lancée sur un forum Internet, pourrait aboutir à des retrouvailles : " moi je ne suis pas du tout technologies, Internet ça me gave... Mais là ça ne m'a pas gavée du tout ! " Joëlle, contactée par sa soeur, 44 ans après leur séparation, n'y croyait même pas : " Je croyais que c'était une blague... ".

Ou encore l'histoire de Jacques, qui a attendu l'âge de 73 ans pour rencontrer sa demi-soeur Andrée... Une soeur qui, en plus, lui apprendra tout ce qu'il a toujours voulu savoir sur leur mère...

Nous avons suivi les parcours de ces familles, et leurs retrouvailles après des décennies de séparation. Tous ont pu être réunis grâce à Internet, alors que toutes leurs démarches classiques avaient échoué.

Nous avons aussi rencontré Annie, une passionnée de généalogie, qui jusqu'à présent utilisait les méthodes classiques (Archives, mairies...) pour retrouver des personnes perdues de vue. Depuis 2008, Annie a bien compris tout le potentiel d'Internet pour ses recherches. En 6 ans, elle a aidé 200 personnes à retrouver un proche, notamment grâce aux forums et aux réseaux sociaux. " Avant Internet, il n'y avait aucun espoir pour certains ".


COIFFEURS ET BIEN PLUS ENCORE
Un reportage d'Emmanuel Ostian, Charles Bobe & François Lescalier.Montage : Chloé Davant (EMP)

Pour la majorité d'entre nous, ils sont un rendez-vous incontournable du calendrier. 170.000 coiffeurs en France prennent soin de nos cheveux. Mais leur rôle ne s'arrête pas là. Confidents, assistants sociaux, psys à leurs heures, certains coiffeurs font souvent autant pour notre bien-être que pour notre apparence. Qu'ils aillent au domicile de ceux qui ne se déplacent plus ou qu'ils accompagnent leur coupe de conseils, ils font du bien et ils font du lien.

René Michaux est le plus vieux coiffeur de France. A 91 ans, il monte chaque premier lundi du mois dans son antique deux-chevaux pour sillonner la campagne normande et coiffer ceux de ses clients qui ne peuvent plus se déplacer. " Je ne fais pas ça pour l'argent, il y a bien longtemps que j'aurais pu prendre ma retraite ". Le verbe haut et la blague toujours à la bouche, il remonte le moral avec autant d'assurance qu'il rafraichit les coiffures. " Mes clients, c'est sacré. Ce n'est même pas la peine d'y revenir. Je suis là pour rendre service ". D'ailleurs, au fil du temps, les clients en question sont tous devenus des amis. Il faut dire que René Michaux manie le ciseau depuis... 77 ans !

Céline Texereau, de son côté, a transformé un camping-car en salon mobile. Elle parcourt onze communes poitevines pour se rendre là où les commerces de service ont disparu. " Les gens, quand ils viennent nous voir, c'est parce qu'ils ne vont pas bien et qu'ils ont envie de changer de tête ", explique-t-elle. Un de ses clients, qui a eu un grave accident de la route et qui est resté chez lui pendant huit mois, le confirme : " Elle est arrivée au moment où j'avais besoin de parler. Je m'étais renfermé sur moi-même, ça n'allait pas bien du tout ". Lui, comme beaucoup d'autres, n'hésite pas à dire que la présence bienveillante de Céline l'a " libéré ".

Rémi Portrait, quant à lui, a été un coiffeur de stars des années 70 et 80. Il a même été champion du monde, avant de devenir le coiffeur personnel de la reine Noor de Jordanie. Et puis, à quarante ans, il a eu envie d'aider les autres. Sa technique, mâtinée de médecine chinoise et de psychologie, prend le problème à la racine du cheveu : " Ces quatre millimètres sont en quelque sorte notre disque dur. C'est ce qui relie le corps à la psyché de l'individu ". Son salon est un lieu où le cheveu et le parcours de vie de chacun sont passés à la loupe. " Le cheveu garde tout ", explique-t-il, " donc ça va au-delà d'une parure : c'est quelque chose qui fait partie intégrante de nous ". Sa technique de coupe permet ensuite de faire partir des blocages.

Bref, plus que des coiffeurs, les capilliculteurs que nos équipes ont suivis sont des artisans passionnés qui apportent à leurs clients un supplément d'humanité.


MON CAMPING PRES DE CHEZ MOI
Un reportage de Marion Fiat & Thierry Chartier. Montage : Stéphane Coens (Internep)

Ils ont tout l'attirail des vacanciers et surtout c'est écrit sur leur visage.... Partir ! Et pourtant, Marcel et Francine sur leurs vélos, Eddy et Laetitia avec leur petite famille, Bernard et Charline prennent leurs vacances à quelques kilomètres seulement de leur résidence principale... au camping près de chez eux.

Marcel et Francine, deux jeunes retraités, enfourchent leurs vélos en sortant de chez eux. Sac au dos et un casque bien vissé sur la tête, ils partent... En vacances ! Leur mobile-home n'est qu'à 7 kilomètres de chez eux. " Quand je pense que certains passent 15 heures dans leur voiture pour descendre dans le sud, nous, on a une demi-heure de vélo et on est en vacances ! ". En arrivant, ils savourent leur bonheur tout simple : un petit emplacement au bord de l'étang. " Regardez : ça vaut le coup, on en a fait des voyages, mais c'est ici qu'on est le mieux... ". Un de leurs amis vient les chercher, c'est l'heure de la partie de pétanque ! Car ici, Marcel et Francine vivent une deuxième jeunesse, avec une joyeuse bande de copains qu'ils voient tout le long de la saison...

Car les vacances des Français ont changé. Moins loin, moins cher, moins longtemps... Eddy et Laetitia sont de jeunes parents. L'année dernière, ils ont acheté un mobile home, à 60 kilomètres de leur appartement. En réalité, ils confient que " dans notre tête on est à 2000 kilomètres ! On est au grand air, on se sent plus libres, et on est fiers de pouvoir offrir tout ça chaque week-end et toutes les vacances scolaires à nos enfants ".

Bernard et Charline, eux, sont des grands-parents " nouvelle génération ". Très proches de leur petite-fille qu'ils gardent tous les mercredis, ils ont décidé de ne plus partir en vacances en Espagne. Ainsi, dans leur mobile home suréquipé, ils vivent des vacances paisibles, et reviennent toutes les semaines pour garder leur petite Noémie.

Dans le nord, où le camping est une tradition, la quasi-totalité des 40.000 emplacements est occupée par des Nordistes, des vacanciers qui se sentent totalement dépaysés à seulement quelques kilomètres de chez eux. Portrait de trois couples qui ont tous une bonne raison de ne pas partir trop loin de la maison.

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