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Publié par Aanil

Dans le cadre de son magazine "Reportages", TF1 diffuse, samedi 12 avril 2014 à 13 heures 20, les documents "Rio, dans les coulisses du carnaval" et "Les plantes ont du bon".

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RIO, DANS LES COULISSES DU CARNAVAL

Un reportage de Stéphanie Lebrun, Sébastien Daguerressar et Damien Pasinetti (Babel Press) - 60 mns

Le carnaval de Rio... des percussions, du rythme, des sourires et la samba. Pendant plusieurs mois, l'école de samba de Viradouro nous a ouvert ses portes. Le carnaval côté coulisses, décors, costumes et stress intense... Cette année Viradouro relève deux défis de taille : retrouver sa place parmi les douze meilleures écoles, le très convoité " groupe spécial " et accueillir exceptionnellement vingt Françaises passionnées de samba parmi les danseurs de l'école.

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" Ce sera le plus beau jour de ma vie ! ", Sophie n'exagère pas quand elle affirme cela dans un grand sourire. Infographiste, passionnée de samba, depuis huit ans, elle danse avec l'association " Allez Samba ", et pour la première fois, elle participe au carnaval de Rio, grâce à Alessandra, cette jeune Brésilienne qui lui a appris à " samber " et à aimer son pays, le Brésil. Alessandra est revenue à Rio après avoir vécu 13 ans en France. Cette année, elle veut faire défiler 20 de ses élèves avec l'une des plus grandes écoles de samba, Viradouro : " J'ai dû les convaincre car ils se méfiaient de mes Françaises. Le carnaval, c'est une compétition très importante, tout compte, donne ou enlève des points. Ils avaient peur que les Françaises ne sachent pas bien danser et ne chantent pas les paroles de la chanson de l'école, mais elles sont conscientes de l'enjeu et elles seront prêtes ! ".

Il est vrai que l'école de samba Viradouro prend beaucoup de risques cette année pour réussir son pari : être qualifiée parmi les 12 meilleures écoles de samba de la ville de Rio, le " groupe spécial ". Viradouro a ouvert les portes de son école pendant plusieurs mois, une immersion pour découvrir ce qui se cache derrière les sourires du carnaval : défi, compétition, pression mais aussi " allegria ", la joie de vivre brésilienne. " La compétition des écoles de samba, c'est comme un championnat de football " explique Wilson, le directeur de carnaval de Viradouro. " Il y a la première division et la deuxième. Nous étions en première division, ce qu'on appelle " le groupe spécial ", mais nous avons été relégués il y a 4 ans. Cette année, nous avons mis tous les moyens pour regagner notre place, et pour cela il faut que l'on finisse premiers de la deuxième division pour remonter. Et vous allez voir, vous serez à nos côtés pour vivre ce moment historique ! "

Pour réussir son pari, Wilson a choisi un jeune directeur artistique, Juan, le plus jeune de tout le carnaval, c'est lui qui a dessiné les chars allégoriques et les 2000 costumes de l'école : " Je travaille depuis un an sur le thème de notre défilé, mais là, deux mois avant le début du carnaval, aucun char n'est commencé, on aurait déjà dû en finir deux ". Le budget de Viradouro est plus " modeste " que celui des écoles du groupe spécial, un million d'euros contre quatre ou cinq pour les autres. " C'est la motivation des gens de notre communauté qui compensera " lance Wilson, confiant.

" Dans une école de samba, il y a deux mots, école et samba" explique Carole, une jeune danseuse de l'école. " Ici, on nous apprend à samber bien sûr, mais on nous apprend aussi des valeurs, celles de l'union et de la force, et ici, ça ne manque pas ! ". L'union, la force et le glamour... Cette année, Viradouro s'est choisi une nouvelle reine. La reine, c'est celle qui mène l'orchestre, la " batterie ", celle qui, vêtue de plumes le jour du défilé, doit conquérir le public : " Elle ne doit pas seulement passer, elle doit rester dans tous les esprits " raconte Paulo, le styliste qui lui confectionne son costume, une " parure, un bijou ", fait de plumes et de pierres semi-précieuses. Le prix ? Un secret ... " Au moins 20 000 euros " lâche Paulo, l'un des plus grands couturiers de cette " haute couture du carnaval ".

Alors, quand les Françaises arrivent à Rio à la veille du carnaval, lorsqu'elles découvrent les chars et leurs costumes, elles sont en plein rêve... Entre Alice au Pays des Merveilles et Cendrillon, elles vont vivre l'un des " plus beaux jours de leur vie " et l'école de Viradouro, un carnaval... historique !


LES PLANTES ONT DU BON
Un reportage de Dominique Hennequin et Julie Pichot. Montage : Myriam Semerjian (Nomades)

Les plantes médicinales sont à la mode et, dans un contexte de méfiance à l'égard des médicaments, on semble découvrir leurs vertus. On utilise pourtant les plantes depuis des temps anciens et l'herboristerie pratiquée par les pharmaciens est connue depuis des millénaires. Les plantes sont aussi porteuses d'avenir et la recherche continue, en particulier en Amazonie, à découvrir de nouvelles plantes qui feront les remèdes de demain.

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L'été dans le Massif de la Chartreuse, Pascal Rey cueille des plantes médicinales comme la reine des prés, le tilleul, la gentiane ... des plantes aux vertus médicinales très recherchées par l'industrie pharmaceutique. La vulnéraire des chartreux, une plante très rare, se cueille à 2000 mètres d'altitude. " Même si on dit qu'elle a des pouvoirs cicatrisants, la vulnéraire n'est pas reconnue au niveau médicinal, nous dit Pascal, responsable d'une petite coopérative dans le massif de Chartreuse. Le millepertuis est lui vendu en pharmacie et les grands laboratoires pharmaceutiques l'utilisent dans la composition des antidépresseurs ".

Si la vulnéraire n'a plus de secrets pour Pascal, à 10.000 kilomètres de la Chartreuse, Mohamed Haddad, chercheur français à l'institut de recherche et de développement, part à la découverte de nouvelles plantes guérisseuses au Pérou. Il étudie l'aloe vera, l'achiote pour éviter les piqûres d'insectes, la sangre de grado pour cicatriser et l'aceite de copaiba utilisé comme anti-inflammatoire, dont la population se sert pour ses soins quotidiens. "On trouve dans les plantes les médicaments de demain ", affirme Mohamed.

Dans la Drôme, Alain Aubanel s'est spécialisé dans la production d'huiles essentielles élaborées à partir de la fleur de lavande " la lavande est, à la base, une plante médicinale. Les premiers qui ont cultivé la lavande, c'était au Moyen Âge dans les jardins des moines, au monastère et la lavande c'est super efficace pour les soins de la peau en cas d'accident : une piqûre de moustique, d'abeille, quelques gouttes sur la piqûre, deux minutes après, vous n'avez plus mal. Sur les brûlures, c'est absolument génial. Vous mettez quelques gouttes d'huile essentielle, ça va soulager la douleur et il n'y aura pas de problème de cicatrisation ".

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