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Publié par Aanil

Dans le cadre de son magazine "Reportages", TF1 diffuse, samedi 05 avril 2014 à 13 heures 20, les documents "Trafic d'art, la longue traque", "Nouvelles vies en Argentine" et "Bienvenue au refuge de La renaissance".

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TRAFIC D'ART... LA LONGUE TRAQUE

Un reportage de Julia Montfort & Aude Rouaux (T. Comiti Productions)

Ils sont policiers, gendarmes ou simples particuliers. Tous ont une spécialité : traquer les œuvres d'art volées. Pendant un an, nous avons accompagné un détective amateur dans sa traque aux œuvres spoliées par les nazis. En immersion avec les « policiers de l'art », au sein de l'OCBC, l'office de lutte contre le trafic de biens culturels, nous avons également suivi plusieurs affaires au long cours.

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Le grenier d'un immeuble parisien. C'est ici que Patrick Neslias mène une enquête hors du commun sur la piste des pilleurs de patrimoine. Ce jour-là, Patrick explore des combles restés intacts depuis la seconde guerre mondiale « je ne sais pas ce qu'on va y trouver...à voir...des lettres, j'espère des tableaux... » Dans les greniers, mais aussi les salles de ventes aux enchères, ou encore les musées : depuis 25 ans, cet ancien banquier tente de retrouver l'impressionnante collection de tableaux de ses amis, les Nardus. Un ensemble de 150 toiles de maitres spoliées en 1942 par les nazis. Parmi elles, il y aurait un Boticcelli, un Velasquez, deux Rembrandt. « On dit que 20% des œuvres d'art du monde ont bougé au cours de cette période. En Europe, c'est 200 000 œuvres d'art spoliées. C'était vraiment un pillage méthodique, organisé. » Pour réparer cette injustice mais aussi par amitié pour la famille Nardus, Patrick met un point d'honneur à retrouver toutes les toiles sans jamais se décourager. « Il y a beaucoup de familles juives qui pensent que c'est fini, qu'il n'y a plus rien à faire, non ce n'est pas vrai, on peut encore faire beaucoup »... Pour le moment, Patrick n'a retrouvé que trois tableaux, mais il a une piste sérieuse qui va le conduire jusqu'aux Pays-Bas.

A Nanterre, une équipe de policiers spécialisés traque sans relâche les pilleurs d'œuvres d'art. Ils travaillent pour l'OCBC, l'office central de lutte contre le trafic de biens culturels. Chaque année en France, 1300 œuvres disparaissent. Le colonel Gauffeny qui dirige l'OCBC énumère ses plus belles prises. Pièces d'or du 3ème siècle après JC, mais aussi « des dessins de Picasso ou encore des sculptures contrefaites ». Des vols commis par des gangs internationaux dans des musées, et de plus en plus dans des lieux non sécurisés comme les bibliothèques ou les églises. Dernière cible des voleurs : des cartes de navigation du 16ème siècle dérobées dans les salles de lecture, dont la valeur atteint plusieurs centaines de milliers d'euros. « On n'imagine pas que l'on puisse voler ce genre de bien, ni la valeur que cela représente. En France on ne prend peut-être pas assez la mesure de la richesse de notre patrimoine », confie le commandant qui enquête sur cette affaire. Les « policiers de l'art » visent un gang venu de Hongrie.


NOUVELLES VIES EN ARGENTINE
Un reportage de Rebecca Martin et Jean-Etienne Mach. Montage : Benoit Chanal (Yumano press)

Avec une superficie équivalente à cinq fois la France et seulement 14 habitants au kilomètre carré, l'Argentine est l'un des pays les moins peuplés au monde. Des plaines désertiques de Patagonie aux montagnes ocres de la Cordillère des Andes en passant par Buenos Aires et son atmosphère très européenne, l'Argentine a attiré près de 15 000 Français. Pour beaucoup, il s'agit d'un changement de vie radical, parfois même d'un «coups de foudre».

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Stéphane et Caroline ont choisi de venir s'installer avec leurs trois enfants dans l'une des régions les plus isolée d'Argentine : la Patagonie. « J'adore la France, mais la société française pour travailler, pour vivre, ne nous plaisait pas. On a pris la décision d'aller voir ailleurs comment ça se passait » confie Stéphane. Pour vivre, Stéphane et Caroline cultivent des moules et récoltent du sel sauvage qu'ils vendent aux restaurants de luxe. Lorsque le climat le permet, ils partent en pleine mer escortés par les dauphins, pour surveiller leur élevage de moules, loin de tout... la première ville est à 300 kilomètres.Une vie différente et plus simple pour toute la famille, et comme le dit Caroline : « ce qui m'a rendu la plus heureuse, c'est quand ma fille m'a demandé une tablette de chocolat pour Noël ! »

Morgan, 27 ans, ancien ingénieur en informatique et son associée Anaïs ont décidé de faire découvrir aux Argentins le pain au chocolat et la baguette croustillante « bien française ». Dans un quartier branché de Buenos Aires, Ils ont ouvert une boulangerie dont le nom « Cocu » amuse beaucoup la clientèle locale. Depuis l'ouverture de la boutique il y a 4 ans, les clients sont de plus en plus nombreux à déguster les croissants et le pain de campagne typiquement français. Comme le dit Morgan : « c'est difficile en Argentine de trouver des gens de confiance, qui s'engagent - mais maintenant on a trouvé des gens de confiance qui nous accompagnent, pour gérer l'entreprise, c'est 10 fois plus agréable ».

Marie Emmanuelle a quitté son travail de professeur d'espagnol et la France pour l'amour du tango. « Dans le tango, il y a une émotion supplémentaire, cette musique m'a touchée, et ça a été comme un coup de foudre... Depuis toute petite, je ne me sentais pas née au bon endroit ; je savais pas où j'aurais dû naître mais je me sentais décalée, différente ». Aujourd'hui, elle vit de petits boulots à Buenos Aires pour satisfaire pleinement sa passion du tango.

Entre Nourredine et l'Argentine c'est une histoire qui dure depuis 30 ans. Il s'est installé il y a 10 ans à 1500 km de Buenos Aires, aux confins de la Bolivie et du Chili en pleine cordillère des Andes. Cet ancien employé dans une grande compagnie pétrolière a ouvert un petit hôtel de 7 chambres et fait découvrir aux touristes cette région qui est la plus ensoleillée d'Argentine. Pour ses clients et ses amis, son grand plaisir est d'organiser une fois par semaine, l'Asado, le barbecue argentin. Justine, sa fille porte un regard tendre et amusé sur ce papa original.« Il est fou ! C'est un personnage, un fou, tout le monde le connaît ici; il aime bien attirer l'attention - je crois que c'est pour ça qu'il s'habille comme ça ! Depuis que je suis toute petite, il s'habille en bleu, avec son foulard blanc et les cheveux ébouriffés. »


BIENVENUE AU REFUGE DE LA RENAISSANCE
Un reportage de Frédérique Mergey. Images : Yvan Bodineau. Montage : Hélène Ametis. (TSVP)

Fourrière de Marseille, la Renaissance est l'un des plus grands centres SPA de France. Nicolas, le chauffeur du refuge sillonne la ville nuit et jour. Chaque jour, entre 5 et 25 animaux y sont recueillis. Parmi les bénévoles : Méghane et Fred un dresseur qui « éduque » les nouveaux adoptants... comme Alex et Flora, un peu dépassés par leur nouvelle pensionnaire.

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Nicolas, le chauffeur de la fourrière parcourt la ville nuit et jour à la recherche d'animaux abandonnés. Fred, bénévole et dresseur de chiens, doit surtout « dresser » leurs maîtres. Quant à Méghane, jeune bénévole, pas question de passer une semaine sans venir au refuge, surtout pour chouchouter sa chienne préférée, Briska. « J'ai rarement peur. Je vais vers eux, confiant, pas trop quand même. Il ne faut pas leur montrer qu'il n'y a pas d'appréhension, parce que sinon ils vont vouloir me monter dessus, me manger sur la tête... » Nicolas, 30 ans, travaille depuis 12 ans au refuge de la Renaissance. Il s'occupe de la fourrière. Jour et nuit, il sillonne les rues de Marseille à la recherche d'animaux perdus ou abandonnés. "Je ne changerai de métier pour rien au monde ! Nous sommes peu nombreux à savoir faire ça, c'est très valorisant. Cela n'a plus rien à voir avec l'image qu'on se faisait autrefois de la fourrière, avec ses méchants hommes en gris qui capturaient les chiens pour les emmener à l'abattoir..."

Alex et Flora sont débordés par la jeune chienne qu'ils viennent d'adopter au refuge. Incapables de la maîtriser, ils font appel à l'aide de Fred, le dresseur bénévole qui connaît mieux que personne le langage des chiens : «Le chien retient 80% de ce que vous faites et 20% de ce que vous dites. C'est très important de s'adapter à l'animal car ce n'est pas le chien qui va s'adapter à vous, avec son petit cerveau qui représente un enfant de deux ans ». Les jeunes adoptants ont droit à quatre cours pour devenir de vrais « maîtres » !

Méghane, 21 ans, fait partie de ces bénévoles sans qui la SPA ne pourrait pas fonctionner. Sans eux, les animaux du refuge deviendraient fous : les chiens ne pourraient jamais sortir de leur box, les chats n'auraient jamais de caresses. Deux fois par semaine minimum, elle consacre son temps libre à l'association : "Cela fait deux ans que j'ai mis les pieds ici. Depuis, je ne peux plus m'arrêter. Même quand je n'y suis pas, il y a toujours un chien qui me trotte dans la tête." Impossible de ne pas s'attacher. Méghane a ses "chouchous" comme Briska, une femelle rottweiller de 6 ans que personne ne veut adopter : "Elle est très gentille, mais les gens ont peur de ce type de chien, pourtant elle déborde d'affection " Entre Méghane et Briska, c'est le début d'une belle histoire d'amour...

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