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Publié par Aanil

Dans le cadre de son magazine "Reportages", TF1 diffuse, samedi 17 août 2013 à 13 heures 20, les documents "Urgences à Venise" et "Mon safari chez les Masais".

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URGENCES A VENISE

Un reportage de Bertrand Aguirre et Rémi Cadoret

A Venise, les pompiers, les policiers et les ambulanciers ont un point commun : ils ont tous leurs permis bateau. 24h sur 24, par tous les temps, les services d'urgence de la " sérénissime " sillonnent les canaux pour répondre aux appels des 60.000 Vénitiens et des 200.000 touristes qui la visitent chaque jour. Bertrand Aguirre et Remi Cadoret les ont suivis au fil de l'eau.

Construite sur un bras du Grand Canal, la caserne des pompiers de Venise n'a pas de garage, juste 3 pontons. 60 pompiers se relaient par groupe de 20 pour assurer 24 heures sur 24 une force d'intervention. Andreas Scarpa est " vigili del fuoco " et, en 15 ans de carrière, il n'a jamais mis les pieds dans un camion de pompiers. " En tant que Vénitien, je suis né pour ainsi dire sur un bateau, mon père était pécheur et quand j'étais petit je passais plus de temps sur l'eau qu'à la maison. J'étais dehors nuit et jour, sur le bateau. C'est mon univers. Quand je suis sur la terre ferme, il y a quelque chose qui ne va pas ". Outre la cité, les pompiers de Venise veillent sur une centaine d'îles, quelque cent soixante canaux et environ quatre cents ponts. " Il y a beaucoup de circulation, regardez toutes les gondoles, toutes les barques qui sont là dès le matin et qui travaillent. C'est parfois difficile pour nous de passer avec toutes ces barques, surtout quand on part sur une urgence. Il faut faire très attention aux gondoles, au vaporetto, aux péniches ".

Hôpital San Giovanni y Paolo. Le bâtiment de style gothique vénitien date du 15ème siècle. C'est ici que Sergio di Marco, médecin urgentiste, commence ses douze heures de garde. " C'est un beau métier.... Ca change tous les jours et puis il y a une bonne dose d'adrénaline ". 5 minutes à peine après son arrivée, le docteur reçoit un appel " code rouge ", une situation où le pronostic vital du patient est engagé. 300 mètres séparent les cabinets de consultation de l'embarcadère. " Le bateau, c'est le pire moyen de transport pour les patients. Mais on est à Venise, on n'a pas le choix. On ne peut pas prendre l'hélicoptère. Sauf place Saint Marc, mais ailleurs non, le bateau est le seul moyen, même si c'est le plus inconfortable ". Chaque année, les urgences de l'hôpital San Giovanni effectuent près de 4000 sorties.

A Venise, la brigade d'intervention rapide ne plaisante pas avec la vitesse. " La vitesse maximum est de 5 kilomètre-heure dans les petits canaux, 7 dans les canaux extérieurs, et de 11 à 20 kilomètre-heure dans la lagune. Les vagues peuvent renverser les gondoliers et en plus elles creusent les fondations des monuments. " Les bateaux sont de plus en plus nombreux mais aussi de plus en plus puissants et les infractions au code de la navigation ne cessent d'augmenter Il faut donc parfois employer les grands moyens comme le radar mobile. Quelque soit le dépassement, le prix de l'amende est le même : 344 euros. Une provocation pour certains... " J'en ai marre, je vais vous coller un rapport. Et tous les Vénitiens devraient faire pareil ! Regardez-moi ça, là-haut, quatre agents pour un radar au beau milieu de nulle part ".


MON SAFARI CHEZ LES MASAÏS
Un reportage de Philippe Pichon et Alexandre Jolly

A 82 ans, Sylvie part plusieurs fois par an en Afrique, à la " chasse " aux animaux sauvages. Des aventures qu'elle partage avec sa fille Agnès et ses petits-fils, Jean et Thomas. " Maman, raconte Agnès, a une gourmandise de vie, et plus elle vieillit plus elle est gourmande. " Durant plusieurs jours avec leurs guides, Simon et Dixon, nous les avons accompagnés dans les plus belles réserves du Kenya. Appareil photo pour Agnès et ses fils et caméra pour Sylvie... c'est parti pour un safari au pays des Masaïs !

Premier cadeau du voyage : le bain des éléphants, venus par dizaines ce jour-là. " C'est magique. J'espère qu'on pourra voir encore des images comme ça. Il y a de plus en plus d'humains et il y a de moins en moins d'espace pour les animaux sauvages ". Pour Sylvie, voyageuse aguerrie, " il faut accepter ce que la nature nous donne, c'est ça la magie ". Surtout quand on se retrouve coincé entre un éléphant et la rivière... pour cause d'accouplement ! " On a eu de la chance. Ils ne sont pas pudiques ! " s'amuse Sylvie qui vérifiera le soir même si elle a tout filmé. " C'est Agnès qui m'a incitée à demander en cadeau de départ à la retraite, un caméscope. Je n'en voyais pas l'utilité, d'autant plus que j'étais nulle en photo. Et maintenant, si je ne peux pas filmer, je me sens très frustrée. J'en suis à mon 25ème safari. J'ai vraiment le virus et je crois que cette passion n'est pas près de me quitter, au contraire, je crois qu'elle augmente de safari en safari. Je pense que c'est un énorme privilège de vivre ces instants magiques tous les quatre ".

Pour profiter de cette magie, des règles vitales s'imposent : patience, silence, prudence et équilibre. Secoués sur les pistes, nous partons à la traque aux éléphants et aux lions, rencontrons des dik-dik, petites gazelles qui vivent en couple à la vie à la mort, des hippopotames, des zèbres, des girafes, un troupeau de gnous... Nous sillonnons la savane à la poursuite des léopards. " En 2008, on a cherché le léopard pendant quatre jours.... Sans le trouver ". Et nous nous retrouvons nez à nez avec une maman guépard qui choisit comme poste d'observation, le toit ouvert d'un de nos 4X4. Stupéfaction, silence... On continue à tourner, photographier, s'émerveiller, en oubliant parfois le danger. " Extraordinaire ! J'avais le coeur qui battait de contentement ", chuchote Sylvie.

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