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Publié par Aanil

ARTE diffuse, dans la nuit du lundi 28 au mardi 29 octobre 2013 à 01 heure 25, le documentaire réalisé par Gérald Morin "Sur les traces de Fellini".

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© Pierluigi Praturlon


Ancien assistant de Fellini, le réalisateur Gérald Morin part à la rencontre des anciens collaborateurs du maestro, dont on célèbre cette année le vingtième anniversaire de la disparition. Cet émouvant portrait dévoile les méthodes de travail et la personnalité du cinéaste à l'automne de sa vie.


Tombé amoureux du cinéma en voyant Huit et demi, Gérald Morin a tenté en vain d'interviewer Fellini, qui a préféré en faire son secrétaire particulier, puis son assistant. Quarante ans après, le réalisateur, voyant que les collaborateurs du maestro commençaient à disparaître, a décidé de recueillir leurs témoignages et d'égrener ses propres souvenirs, au cours d'un voyage nostalgique qui l'emmène des ruelles du quartier du Trastevere, à Rome, au Grand Hôtel de Rimini, qui éblouissait le jeune Federico, en passant par le chapiteau du cirque Orfei.

L'humour et l'impatience

Gérald Morin a côtoyé le cinéaste, dont on célèbre cette année le vingtième anniversaire de la mort, lors des tournages de Fellini Roma, Amarcord et Casanova. Entrecoupé d'extraits de films, d'images de tournages et d'interviews, ce documentaire s'attache donc à une période particulière de sa carrière, celle de la maturité, un moment où Fellini revient sur son enfance et lâche la bride à ses obsessions. Homme de studio, le maestro avait trouvé en Cinecittà le lieu idéal pour donner vie aux images qui le hantaient, esquissées à travers ses nombreux croquis, et pour remodeler à sa guise les lieux qu'il avait aimés. D'étonnantes images d'archives le montrent mimant un chat, et "sculptant" le visage des actrices pour obtenir la physionomie féline qu'il avait en tête. Interviewée dans ce documentaire, Magali Noël raconte d'ailleurs que Federico l'a appelée en pleine nuit pour la convoquer au studio 5 de Rome le matin même et lui demander de "faire des chichis", mémorable prestation qui donnera naissance à La Gradisca, l'inoubliable coquette d'Amarcord. Costumiers, décorateurs, comédiens ou assistants décrivent Fellini comme un homme impatient, exigeant mais drôle, dont l'univers et le génie les ont marqués à jamais. Au son des airs de Nina Rota, interprétés par l'accordéoniste de jazz Richard Galliano, ce film nous entraîne aussi dans les ateliers débordant de statues ou de costumes, dévoilant un âge d'or du cinéma.

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